Des jeunes fêtent la Saint-Patrick dans le quartier catholique d'Ardoyne, au nord de Belfast. L'un d'eux porte sur les épaules le drapeau de la république d'Irlande. © Marika Dee

Au coeur de la jeunesse divisée de Belfast (En images)

Le Vif

La mort d’une journaliste a ravivé les craintes d’un retour des violences en Irlande du Nord. Sa capitale, Belfast, reste marquée par les divisions entre catholiques et protestants. Dans les quartiers populaires, les jeunes portent l’héritage du conflit et mènent des vies séparées. Le Brexit risque d’aggraver les clivages et les tensions.

Naguère théâtre de violences intenses, le centre-ville de Belfast affiche à nouveau un visage de normalité, avec ses bars et ses magasins haut de gamme. Pas très éloignés, les quartiers populaires forment un monde à part. L’héritage de trois décennies de conflit entre des républicains majoritairement catholiques qui souhaitaient faire partie d’une Irlande unie, et des loyalistes principalement protestants restés attachés au Royaume-Uni, continue de peser de tout son poids, avec des vies séparées par des barrières physiques et mentales. Plus de 3 500 personnes ont été tuées pendant les  » Troubles « , dont beaucoup dans ces quartiers.

L’Irlande du Nord s’est imposée comme un sujet majeur dans les négociations sur le Brexit. Au moment de l’accord du Vendredi saint de 1998, la Grande-Bretagne et la république d’Irlande étaient membres de l’Union européenne. Une adhésion commune, une frontière ouverte et une coopération avec Dublin dans le cadre de l’UE sont devenus des éléments constitutifs du pacte. Du coup, une frontière dure pourrait saper les bases de l’accord, qu’a toujours rejeté la Nouvelle IRA (Armée républicaine irlandaise), approfondir les clivages et raviver le débat brûlant sur la réunification de l’île.

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