Olivier Vandecasteele, le travailleur humanitaire belge détenu en Iran depuis février dernier © Belga

Nouvelle étape franchie dans le dossier (controversé) de transfèrement de condamnés entre l’Iran et la Belgique

Le Vif

Nouvelle étape dans le dossier de transfèrement de condamnés entre l’Iran et la Belgique: ce traité vient d’être approuvé par les députés iraniens, alors qu’il bloque toujours en Belgique. Faut-il « troquer » le diplomate iranien Assadollah Assadi, condamné en Belgique, pour « récupérer » le travailleur humanitaire belge Olivier Vandecasteele, détenu en Iran ?

Les députés iraniens ont approuvé mercredi un traité sur le transfèrement mutuel de condamnés entre l’Iran et la Belgique, où la ratification du texte en juillet avait déclenché une vive controverse.

Le traité a été dénoncé en Belgique, notamment par des opposants iraniens en exil, comme une porte ouverte à la remise à Téhéran d’un diplomate iranien, Assadollah Assadi, condamné en 2021 en Belgique pour terrorisme. Les députés belges avaient ratifié le 20 juillet à une large majorité le traité belgo-iranien apportant un cadre légal à un échange de condamnés entre les deux pays.

Le gouvernement belge défend le projet comme le seul moyen d’obtenir la libération d’un travailleur humanitaire belge, Olivier Vandecasteele, arrêté à Téhéran le 24 février. Il travaillait en Iran depuis 2015 et s’y occupait de l’accueil de réfugiés afghans. Aucun motif officiel n’a été avancé pour justifier son arrestation.

« Les représentants du peuple ont approuvé le projet de traité sur le transfèrement de condamnés entre l’Iran et la Belgique », a annoncé Icana, le site du parlement iranien.

La cour d’appel de Bruxelles, saisie par des opposants iraniens en exil, a suspendu le 22 juillet toute possibilité pour le pouvoir exécutif belge de remettre à l’Iran M. Assadi. Agé de 50 ans, ce dernier a été condamné en février 2021 à 20 ans de prison par un tribunal belge. Il a été reconnu coupable d’avoir fomenté un projet d’attentat à l’explosif qui devait viser en juin 2018 un rassemblement annuel d’opposants iraniens près de Paris.

Les parlementaires iraniens ont approuvé le traité avec « 195 voix pour, 2 voix contre et 7 abstentions (sur un total de 290 députés), lors d’une séance publique », a rapporté Icana.

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