CD&V : Coens démissionne, Mahdi candidat à la présidence

Le Vif

Suite à la démission surprise de Joachim Coens, le CD&V doit se chercher un nouveau président de parti. Son successeur désigné, Sammy Mahdi, se dit prêt à prendre la relève et à « tout faire pour que le CD&V revienne au sommet ».

Suite à sa démission surprise après des sondages catastrophiques le président des chrétiens-démocrates flamands, Joachim Coens, a demandé à son Conseil de parti d’organiser des élections présidentielles anticipées, a-t-on confirmé vendredi au siège des chrétiens-démocrates. Le Conseil de parti se prononcera jeudi prochain. Le mandat de M. Coens court en principe jusqu’en décembre mais, dans l’intérêt de sa formation politique, celui-ci estime qu’il serait opportun de lui trouver un successeur de manière anticipée. M. Coens restera président jusqu’à cette élection interne. Selon la porte-parole du parti, le scrutin sera sans doute organisé après l’été. Dans les rangs du CD&V, la nécessité de trouver un candidat de consensus est régulièrement évoquée, plutôt que de se lancer dans une élection disputée entre plusieurs candidats.

Selon un sondage diffusé vendredi, le CD&V deviendrait la plus petite formation de Flandre avec 8,7% des intentions de vote, lui qu’il y a deux décennies fournissait encore le Premier ministre et le ministre-président flamand. Les chrétiens-démocrates sont en mal de leadership interne. Si à l’échelon flamand, la figure de proue demeure Hilde Crevits, la situation est plus confuse au fédéral. Le CD&V a mis du temps à accepter d’entrer dans une coalition dont il n’a jamais vraiment voulu. Et même s’il dispose de portefeuilles importants (Finances, Intérieur, Asile) confiés à de nouvelles personnalités, il semble parfois avoir de la peine à trouver ses marques, coincé entre trois familles politiques (socialistes, libéraux, écologistes). Dans les cotes de popularité, aucune des personnalités qui le représentent n’apparaît dans le top 10. La première est la ministre de l’Intérieur, Annelies Verlinden, à la 11e place.

« J’ai installé une nouvelle structure organisationnelle, poussé de nouvelles personnes, participé à la formation d’un gouvernement fédéral, renouvelé la forme et le fond. Mais ce sondage est dramatique pour les militants et les mandataires. Je veux prendre mes responsabilités. Je pense que quelqu’un d’autre doit poursuivre le travail », a-t-il dit, interrogé par l’agence Belga. L’homme se dit toujours attaché à l’idée d’un « parti populaire du centre », mais le bourgmestre de Damme dit ne pas avoir d’ambition nationale pour le moment et souhaite s’occuper de sa ville.

Sammy Mahdi candidat

Les regards sont aujourd’hui tournés vers le secrétaire d’État Sammy Mahdi. Concurrent de M. Coens en 2019, le jeune homme pressé du CD&V, à l’aise dans les médias, avait recueilli 47% des suffrages internes. « Sammy Mahdi est un talent, c’est certain », a souligné M. Coens. Selon lui, « maintenant que les lignes sont tracées, c’est au tour de quelqu’un qui sait communiquer ».

Et le secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration Sammy Mahdi est bel et bien candidat à la succession de Joachim Coens à la tête du CD&V, a-t-il annoncé samedi sur Radio 1. Sammy Mahdi, battu de peu par Joachim Coens lors du dernier scrutin en 2019, a donc décidé de retenter sa chance. S’il reconnaît que le sondage a été « dur à encaisser », le secrétaire d’État à l’Asile tente néanmoins de positiver. Il se donne pour mission d’éviter la disparition de « la plus belle idéologie du pays », a-t-il dit. M. Mahdi affirme en tout cas croire à la possibilité d’inverser la tendance pour son parti. S’il est élu, il quittera ses fonctions au sein du gouvernement.

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