Tout sur UHasselt

Les chiffres de l'épidémie montrent que le covid circule allégrement dans les écoles et qu'il connait même une augmentation explosive dans les écoles primaires. Plus surprenant, une nouvelle étude révèle qu'un élève sur 4 dans l'enseignement primaire possédaient des anticorps contre le coronavirus.

Quelque 300.000 à 350.000 Belges souffriraient encore de symptômes, des mois après avoir contracté le coronavirus, affirme Ann Li, fondatrice de l'Association flamande des patients post-covid, lors du lancement d'un groupement d'intérêt européen.

Une étude menée par les Mutualités libres, KU Leuven et Uhasselt démontre les conséquences de la pollution atmosphérique sur notre santé. Les pics de pollution, de plus en plus nombreux, favorisent les arrêts de travail de la population belge. Cette étude à large échelle est une des premières de ce genre.

Certains virologues estiment que les assouplissements annoncés pour le 9 juin arrivent trop tôt. "Il aurait fallu attendre encore un mois et demi, voire deux", selon le virologue Marc Van Ranst. Doit-on mettre un frein au déconfinement ?

Environ 2.500 à 5.000 personnes qui ont voyagé pendant les vacances d'hiver sont revenues en Belgique avec une infection au coronavirus, estime vendredi le biostatisticien Geert Molenberghs (UHasselt et KU Leuven) dans les journaux de Mediahuis. Les voyageurs revenant d'Europe centrale et d'Europe de l'Est sont particulièrement concernés.

Si la grippe et le Covid-19 semblent très similaires à première vue, les deux maladies se distinguent sur plusieurs points, selon une nouvelle étude de l'UHasselt et de l'hôpital Jessa. Les personnes atteintes de la grippe présentent notamment une fièvre plus importante et un nombre plus élevé de globules blancs.

Bien que la Belgique se classe parmi les leaders européens en matière de tests, il y a de grandes différences à l'intérieur du pays. Pour le biostatisticien Geert Molenberghs, (Université d'Hasselt), Bruxelles et la Wallonie doivent passer à la vitesse supérieure. Entre-temps, l'INAMI étudie pourquoi ces régions ne testent pas suffisamment

Plusieurs experts estiment qu'il devrait être possible de tester toute la population belge chaque semaine pour le Covid-19 après la deuxième vague de l'épidémie, en réalisant des tests groupés. "C'est une stratégie possible pour aider à prévenir une troisième vague, mais elle implique une décision politique", confirme le chercheur Pieter Libin.

Alors que les masques réutilisables doivent être lavés tous les jours, la majorité des utilisateurs ne le font pas, ressort-il des résultats de la grande enquête effectuée par l'UAntwerpen. De nombreux répondants sont également gênés par le port d'un masque buccal, notamment en raison de problèmes respiratoires, de lunettes ou d'acné.

Neuf pour cent des gens sondés par l'Université d'Anvers n'ont pas tenu compte de la bulle de 15 personnes qu'ils pouvaient voir lorsque la règle le prévoyait, apprend-on dans un nouveau volet d'une vaste étude sur la crise du coronavirus menée par l'université. Plus de la moitié des sondés avait la semaine dernière une bulle de plus de cinq personnes et devront donc s'adapter aux nouvelles règles.

Deux mois après son lancement, le traçage de contacts de personne infectée semble encore connaître de nombreux ratés. Pierre angulaire du suivi de l'épidémie, le traçage et ses couacs donnent des sueurs froides aux épidémiologistes. D'autant plus quand les traceurs s'épanchent dans la presse avec des témoignages édifiants sur l'absurdité de leurs conditions de travail.

Le nombre de personnes souhaitant l'obligation du port du masque buccal dans certaines situations ou environnements est en augmentation, ressort-il jeudi d'un nouveau volet d'une vaste étude sur la crise du coronavirus. Une grande majorité des répondants aimerait voir cette obligation appliquée aux clients, ainsi qu'au personnel des supermarchés et d'autres commerces.

Contrairement à ce que craignent les directeurs d'écoles, une vaste majorité de parents n'entend pas confier ses enfants aux garderies organisées dans les établissements scolaires, ressort-il du huitième volet de l'enquête bilingue de l'Université d'Anvers sur les comportements en temps de coronavirus. Les familles monoparentales ou celles qui éprouvent des difficultés financières sont celles qui recourent le plus souvent au service.

Les nouveaux-nés ont une tension artérielle plus élevée quand leur mère a été exposée pendant la grossesse à des taux de pollution atmosphérique importants, selon une étude réalisée par une doctorante de l'UHasselt, Narjes Madhloum. Il apparaît en outre que la pollution affecte déjà le fonctionnement de la paroi vasculaire dès les premières années de la vie.