Tout sur sp.a

Lors d'une interview croisée accordée à Knack, le président du sp.a Conner Rousseau propose de réorganiser les soins de santé en cas de discussions sur la re-fédéralisation ou la défédéralisation des pouvoirs lors de la prochaine formation du gouvernement. Le professeur en économie gantois Stijn Baert avertit que cela pourrait être une manoeuvre de certaines régions pour revenir en arrière.

Les présidents du PS et du sp.a ont entamé la semaine dernière une série de "rencontres informelles" avec leurs homologues des autres partis pour s'entretenir avec eux sur la manière dont ils voient la sortie des pouvoirs spéciaux, a indiqué samedi le porte-parole du PS, confirmant une information du Nieuwsblad.

Le sp.a a entamé jeudi un tour des marchés de Flandre. Il ne faut pas y voir le signe d'une campagne pré-électorale, a assuré le président, Conner Rousseau. Selon lui, les socialistes flamands veulent aller au devant de la population pour lui signifier qu'eux aussi en ont assez de l'immobilisme et qu'il est temps d'avancer.

Presque 9 mois après les élections fédérales, et après plus d'un an sans gouvernement de plein exercice, la formation d'un futur gouvernement fédéral coince toujours. Retour, étape par étape, sur des missions royales qui paraissent interminables et une crise qui s'enlise.

"Nous prenons acte du diktat du PS. Le 3e parti du pays pense pouvoir dicter sa loi à tout le monde et mener des négociations dans les médias. Contrairement à ce que souhaite l'électeur flamand, il veut un gouvernement le plus à gauche possible, sans majorité en Flandre. Le PS veut même provoquer des élections, dans l'unique espoir d'affaiblir la N-VA et de se renforcer", a vertement réagi le président des nationalistes flamands, Bart De Wever, aux propos de Paul Magnette (PS).

Pour ceux qui auraient encore des doutes : les gens s'inquiètent de leur pension. Si l'asile et la migration étaient le thème le plus décisif lors des dernières élections, il était immédiatement suivi par la question des pensions : 38% des électeurs ont pris en compte la position des partis politiques sur les pensions lors du choix de leur vote.

L'ancien président du spa.a, Bruno Tobback, a rappelé jeudi la préférence de son parti pour une coalition fédérale arc-en-ciel, réunissant les familles socialiste, libérale et écologiste, tout en s'interrogeant sur l'utilité du travail mené par les deux informateurs royaux, Georges-Louis Bouchez (MR) et Joachim Coens (CD&V).

Le CD&V, l'Open VLD et le sp.a ont leur avenir derrière eux : les trois partis traditionnels n'ont presque pas de marge de croissance et de nombreux électeurs s'y opposent de plus en plus. En revanche, les deux plus grands partis, le Vlaams Belang et la N-VA, ont encore une grande marge de croissance.

Le président de la Chambre, l'Open Vld Patrick Dewael, a indiqué mardi avoir pris la décision d'envoyer sans attendre au Conseil d'Etat les textes débattus en commission Justice, élargissant les conditions d'une interruption volontaire de grossesse et dépénalisant complètement l'avortement. Le Conseil d'Etat a désormais 30 jours pour rendre son avis, avant que le texte ne soit envoyé en plénière.