Tout sur Infrabel

La rareté des trains (une fréquence sous les 5 %) entraîne pour la SNCB une perte mensuelle de 70 millions d'euros et la mise à l'arrêt de la grande majorité des travaux sur le rail. Y compris la construction du RER, dont la finalisation était annoncée pour au-delà de 2031.

La SNCB et Infrabel organisent, à partir de ce lundi, un "service de trains d'intérêt national", qui doit garantir à la clientèle une offre de transport sur l'ensemble du territoire malgré la crise sanitaire du nouveau coronavirus. L'offre ferroviaire est toutefois considérablement réduite.

La ponctualité des trains s'est améliorée l'année dernière, selon les statistiques du gestionnaire du réseau Infrabel. Plus de 90% des trains étaient à l'heure ou avaient un retard de moins de six minutes, une première depuis 2015. Un bémol cependant, le nombre de trains supprimés en augmentation.

Infrabel va faire appel du jugement de la catastrophe de Buizingen parce que la motivation du jugement compromet fortement le fonctionnement du réseau ferroviaire, indique la société vendredi dans un communiqué. Le gestionnaire du réseau ferroviaire précise cependant que son recours n'a aucune incidence sur l'indemnisation des victimes. La SNCB elle, n'interjettera pas appel.

La ponctualité des trains en novembre était de 86,4% sur le réseau ferroviaire. Concrètement, un passager sur sept a connu un retard de plus de six minutes lors d'un trajet. Ces chiffres ont été publiés vendredi par le gestionnaire du réseau Infrabel.

Le verdict est enfin tombé dans le procès Buizingen. Outre celle du conducteur qui avait brûlé le feu, le 15 février 2010, la justice a surtout reconnu la responsabilité d'Infrabel et de la SNCB, soulignant leur défaut de prévoyance et les conditions de travail des employés du rail.

"La chose la plus importante est qu'aujourd'hui, près de 10 ans après la catastrophe, une décision de justice a été rendue. Pour les victimes et leurs proches, c'est de la plus haute importance", a déclaré le porte-parole de la SNCB, Bart Crols, mardi, à l'issue du jugement prononcé par le tribunal de police de Bruxelles dans le dossier de la catastrophe ferroviaire de Buizingen.

Le tribunal de police de Bruxelles a condamné mardi la SNCB et Infrabel, qu'il a considéré comme les principaux responsables de la catastrophe ferroviaire de Buizingen, à une amende de 550.000 euros chacun. Quant au conducteur du train L (local), il a estimé qu'il avait également une part de responsabilité, mais plus minime. Il a également décidé que le principe de décumul des responsabilités devait s'appliquer au bénéfice de celui-ci. Le conducteur est ainsi reconnu coupable mais n'est pas condamné pénalement.

Le gestionnaire du réseau ferroviaire belge a tenu à clarifier les propos tenus par son CEO, Luc Lallemand, ce mercredi en commission Mobilité de la Chambre. "Le plan stratégique approuvé par le conseil d'administration et qui sera présenté au prochain gouvernement ne propose, ni ne demande, et encore moins ne menace, de fermer des lignes", explique Infrabel dans un communiqué.

Un second week-end consacré aux travaux de modernisation de la signalisation de Bruxelles-Midi est prévu ces 9, 10 et 11 novembre. Les opérations effectuées par Infrabel rendront la jonction Nord-Midi inaccessible depuis le Sud, ce qui aura un impact sur l'offre de trains dès vendredi en soirée. Un plan de transport alternatif a donc été élaboré afin de restreindre l'impact sur les voyageurs.

Le 1er janvier prochain, les nouvelles recrues de la SCNCB et du gestionnaire du réseau ferroviaire Infrabel, devraient travailler 38 heures et non 36 heures, selon une proposition inscrite dans le projet de protocole d'accord social pour la période 2020-2022, rapportent mercredi L'Echo et De Tijd.