Les exoplanètes sont ces planètes qui orbitent autour d'une étoile en dehors de notre Système solaire. L'étude, publiée dans Nature, explique que dans la recherche de la vie dans le cosmos, les exoplanètes en transit sont actuellement nos meilleures cibles. Des milliers d'exoplanètes ont déjà été détectées, et il est fort à parier que ce nombre augmentera encore avec l'arrivée de nouvelles technologies, qui pourront même rechercher des signes de vies dans les atmosphères de mondes en transit.
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Les exoplanètes sont ces planètes qui orbitent autour d'une étoile en dehors de notre Système solaire. L'étude, publiée dans Nature, explique que dans la recherche de la vie dans le cosmos, les exoplanètes en transit sont actuellement nos meilleures cibles. Des milliers d'exoplanètes ont déjà été détectées, et il est fort à parier que ce nombre augmentera encore avec l'arrivée de nouvelles technologies, qui pourront même rechercher des signes de vies dans les atmosphères de mondes en transit.Mais cette fois, deux chercheuses américaines ont voulu inverser le point de vue. Au lieu de chercher une trace de vie dans l'Univers, elles se sont demandées quelles planètes pourraient potentiellement détecter une trace de notre activité humaine. Autrement dit, s'il y a des extraterrestres vivant sur des planètes autour de ces étoiles, avec au moins un niveau d'avancement technologique similaire à celui de notre propre espèce, alors ils seraient théoriquement capables de nous repérer, résume Nature. Ils pourraient même observer que la quantité de dioxyde de carbone dans l'atmosphère terrestre, par exemple. La méthode supposée pour espionner la Terre depuis un autre endroit de la Galaxie est la même que celle que les astronomes terrestres ont utilisée pour découvrir des milliers d'exoplanètes: détecter la lumière d'une étoile lointaine diminuant légèrement et régulièrement, alors qu'une planète en orbite passe devant sa face, détaille Nature.Des précédentes recherches ont déjà exploré la zone à partir de laquelle la Terre serait visible lors de passages du Soleil. Cependant, ces études n'ont pris en compte que la position actuelle des étoiles et n'ont pas considéré le fait que leur point de vue changeait avec le temps.Cette nouvelle étude scientifique, menée par Lisa Kaltenegger, directrice de l'institut Carl-Sagan de l'université Cornell et Jackie Faherty, du département d'astrophysique du Muséum américain d'Histoire naturelle, avait donc pour but d'établir un recensement plus exact. Elle élargit la réflexion sur les étoiles qui ont "une meilleure chance que la moyenne de découvrir et de caractériser la Terre". Le travail est colossal, puisqu'il recense toutes les exoplanètes qui étaient, sont, ou seront positionnées de façon favorable pour apercevoir le Terre, ces 5000 dernières années, ou dans les 5000 prochaines. Les résultats rapportent que "1.715 étoiles à moins de 100 parsecs du Soleil (1 parsec = 3,26 années-lumière ou 30.900 milliards de km, NLDR.) sont dans la bonne position pour avoir repéré la vie sur une Terre en transit depuis le début de la civilisation humaine (il y a environ 5.000 ans), avec 319 étoiles supplémentaires entrant dans ce point de vue spécial dans les 5.000 prochaines années."Parmi ces étoiles se trouvent sept hôtes exoplanètes connus, précise Nature. Dont Ross-128, qui a vu la Terre transiter par le Soleil dans le passé, et Teegarden's Star et Trappist-1, qui commenceront à le voir dans 29 et 1642 ans, respectivement.Ces cibles seraient le meilleur champ de recherche pour les Terriens aussi, disent les scientifiques. Car ils ont peut-être déjà eu la chance de nous repérer, et pourraient donc être prêts pour les communications avec la Terre. Les astronomes à la recherche de vie extraterrestre peuvent désormais se concentrer sur les étoiles et les systèmes planétaires qui ont une vue sur la Terre. "Cela aide vraiment à chasser si vous savez où se trouve la proie", explique Seth Shostak, astronome au SETI Institute de Mountain View, en Californie.Certains vont encore plus loin, comme l'astrophysicien René Heller. Selon lui, l'humanité devrait planifier à l'avance le moment où les yeux du système Trappist-1 pourraient être tournés dans notre direction. "Peut-être devrions-nous penser à installer une mégastructure de transit pour qu'ils puissent l'observer".Plus interpellant encore, l'étude annonce avoir découvert que les ondes radio d'origine humaine ont déjà balayé plus de 75 des étoiles les plus proches de cette liste.Le rapport pointe 46 systèmes stellaires possiblement assez proches pour que leurs planètes puissent intercepter un signal de l'existence humaine. Autre chiffre intéressant, 29 planètes potentiellement habitables sont placées de façon à pouvoir assister à un transit de la Terre (une rotation autour du Soleil) et écouter la radio et la télévision humaine.