Ce jeudi 10 juin, au moment le plus sombre, vers 12h19, la lune aura avalé environ un quart du soleil (26%). Le phénomène visible dans la plupart des pays européens commencera à 11h16 et à 13h25, l'éclipse solaire sera terminée. La météo clémente devrait permettre une observation sans trop d'encombres de ce phénomène.
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Ce jeudi 10 juin, au moment le plus sombre, vers 12h19, la lune aura avalé environ un quart du soleil (26%). Le phénomène visible dans la plupart des pays européens commencera à 11h16 et à 13h25, l'éclipse solaire sera terminée. La météo clémente devrait permettre une observation sans trop d'encombres de ce phénomène. La plupart du temps, il s'agit d'éclipses partielles de Soleil, comme c'est le cas aujourd'hui. La prochaine éclipse (19% de la surface du soleil sera occultée) aura lieu le 25 octobre 2022. Les éclipses solaires totales sont beaucoup plus rares et de courte durée (maximum 8 minutes) selon l'endroit de la planète où on se trouve. En Belgique, la dernière éclipse totale de Soleil remonte au 11 août 1999, elle était considérée, au moment où elle eut lieu avant le passage au nouveau millénaire, comme l'éclipse qui eut le plus d'observateurs de l'histoire humaine. L'origine des éclipses totales de Soleil est longtemps demeurée mystérieuse, elle appartenait à la mythologie, avant que la Lune ne soit identifiée comme responsable. Le phénomène est aujourd'hui bien connu grâce au travail des astrophysiciens au cours des siècles derniers. Les éclipses solaires qui effrayaient les populations antiques en les plongeant brièvement en plein jour dans l'obscurité étaient auparavant vues comme de mauvais présages. Les civilisations passées ont cherché à donner un sens à ce phénomène, y voyant l'intervention d'une divinité, d'un démon ou parfois même d'un génie malin. Les éclipses font l'objet d'observations depuis des millénaires. À partir de 700 avant Jésus-Christ et jusqu'à 50 av. J.-C., les Babyloniens les ont méthodiquement consignées sur des tablettes, retrace le site Sciences et Avenir. C'est au 2è siècle de notre ère, avec le grec Ptolémée et son grand traité d'astronomie, que la connaissance précise des différents paramètres nécessaires pour prédire correctement une éclipse a été acquise, explique Pascal Descamps astronome à l'Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (IMCCE) à Paris cité par le site scientifique. "À la Renaissance, et très certainement grâce à l'invention du télescope (vers 1600) et aux travaux de Copernic, les éclipses totales de Soleil n'étaient plus considérées comme un événement particulièrement effrayant", considère Robert Massey, de la Royal Astronomical Society britannique. Le moine polonais Copernic (1473-1543) a en effet théorisé le fait que c'est la Terre qui tourne autour du Soleil, et non l'inverse comme le pensait Aristote. A l'heure actuelle, les scientifiques arrivent à prédire les éclipses avec une extrême précision, soit à la seconde près. "De ce fait, les éclipses peuvent être perçues comme une célébration du rationalisme", relève l'Agence spatiale européenne (ESA) sur son site. Les éclipses solaires sont aussi à l'origine de nombreuses croyances, certaines farfelues. La Nasa a dressé une liste des "idées fausses" autour des éclipses. Parmi elles, le fait que les femmes enceintes ne doivent pas regarder le spectacle parce que cela peut faire du mal au bébé ou bien que la nourriture préparée pendant une éclipse peut être empoisonnée par les radiations qui s'échappent de la couronne solaire. Ou encore, que la lune devient complètement noire pendant une éclipse solaire totale et que les éclipses solaires qui se produisent six mois après son anniversaire, ou le jour de son anniversaire, sont un signe de mauvaise santé imminente. Autant d'affirmations sans aucun fondement scientifique.