Estimant que les discussions avec l'UE n'ont pas fait de "progrès significatif" à ce jour, Valneva - qui a annoncé début avril des résultats initiaux positifs pour la première phase de son étude clinique sur son vaccin potentiel -, indique qu'en conséquence, elle ne donnera plus "la priorité aux discussions de fourniture centralisée actuellement en cours avec la Commission Européenne".

"Nous avons consacré beaucoup de temps et d'efforts à essayer de répondre aux exigences du processus d'achat centralisé de la Commission européenne", a fait valoir Thomas Lingelbach, PDG du groupe, cité dans le communiqué, qui regrette l'absence d'accord avec l'UE.

"Nous concentrons désormais nos efforts vers des États membres de l'UE et des parties intéressées en dehors de l'UE qui souhaitent inclure notre approche inactivée dans leur stratégie vaccinale", poursuit-il.

L'Union européenne avait annoncé le 12 janvier avoir conclu "des pourparlers exploratoires" avec Valneva et envisager d'acheter jusqu'à 60 millions de doses.

Mais aucun accord définitif n'a été conclu à ce jour, alors même que les approvisionnements en vaccins ont subi des retards, exposant l'UE aux critiques pour une campagne d'immunisation moins avancée que chez son voisin britannique notamment.

Jusqu'ici, les vaccins de Moderna, de Pfizer-BioNTech et d'AstraZeneca sont disponibles dans l'UE. L'Agence européenne des médicaments a par ailleurs estimé, mardi, que le vaccin Johnson & Johnson, sur lequel comptent de nombreux pays pour accélérer les campagnes d'immunisation, peut être employé, en raison d'un rapport bénéfices/risques favorable.

Dans le cas de Valneva, basée à Nantes, le Royaume-Uni a, de son côté, passé un accord dès juillet 2020, avant de signer en septembre dernier un partenariat portant sur un potentiel de 190 millions de doses achetées, pour une valeur maximale de 1,4 milliard d'euros. Le pays a déjà commandé 100 millions de doses pour 2021-2022, rappelle Valneva dans son communiqué mercredi.

"Le Royaume-Uni a répondu en premier, en grande partie sans doute car nous y étions déjà implantés, et aussi car ils ont cru tout de suite dans notre vaccin inactivé. Ils ont été les premiers à réagir et à nous faire une proposition structurée d'aide", avait expliqué à l'AFP Franck Grimaud, le directeur général, début février.

Valneva développe un vaccin qui utilise la technologie bien connue du virus inactivé, processus qui permet de créer une réponse immunitaire chez les patients en leur injectant un virus privé de ses capacités de nuire.

Le laboratoire prépare une étude de phase 3, la dernière avant une éventuelle autorisation, qui devrait démarrer à la fin du mois d'avril, et espère une mise sur le marché cet automne.

Estimant que les discussions avec l'UE n'ont pas fait de "progrès significatif" à ce jour, Valneva - qui a annoncé début avril des résultats initiaux positifs pour la première phase de son étude clinique sur son vaccin potentiel -, indique qu'en conséquence, elle ne donnera plus "la priorité aux discussions de fourniture centralisée actuellement en cours avec la Commission Européenne"."Nous avons consacré beaucoup de temps et d'efforts à essayer de répondre aux exigences du processus d'achat centralisé de la Commission européenne", a fait valoir Thomas Lingelbach, PDG du groupe, cité dans le communiqué, qui regrette l'absence d'accord avec l'UE."Nous concentrons désormais nos efforts vers des États membres de l'UE et des parties intéressées en dehors de l'UE qui souhaitent inclure notre approche inactivée dans leur stratégie vaccinale", poursuit-il.L'Union européenne avait annoncé le 12 janvier avoir conclu "des pourparlers exploratoires" avec Valneva et envisager d'acheter jusqu'à 60 millions de doses.Mais aucun accord définitif n'a été conclu à ce jour, alors même que les approvisionnements en vaccins ont subi des retards, exposant l'UE aux critiques pour une campagne d'immunisation moins avancée que chez son voisin britannique notamment.Jusqu'ici, les vaccins de Moderna, de Pfizer-BioNTech et d'AstraZeneca sont disponibles dans l'UE. L'Agence européenne des médicaments a par ailleurs estimé, mardi, que le vaccin Johnson & Johnson, sur lequel comptent de nombreux pays pour accélérer les campagnes d'immunisation, peut être employé, en raison d'un rapport bénéfices/risques favorable.Dans le cas de Valneva, basée à Nantes, le Royaume-Uni a, de son côté, passé un accord dès juillet 2020, avant de signer en septembre dernier un partenariat portant sur un potentiel de 190 millions de doses achetées, pour une valeur maximale de 1,4 milliard d'euros. Le pays a déjà commandé 100 millions de doses pour 2021-2022, rappelle Valneva dans son communiqué mercredi. "Le Royaume-Uni a répondu en premier, en grande partie sans doute car nous y étions déjà implantés, et aussi car ils ont cru tout de suite dans notre vaccin inactivé. Ils ont été les premiers à réagir et à nous faire une proposition structurée d'aide", avait expliqué à l'AFP Franck Grimaud, le directeur général, début février.Valneva développe un vaccin qui utilise la technologie bien connue du virus inactivé, processus qui permet de créer une réponse immunitaire chez les patients en leur injectant un virus privé de ses capacités de nuire.Le laboratoire prépare une étude de phase 3, la dernière avant une éventuelle autorisation, qui devrait démarrer à la fin du mois d'avril, et espère une mise sur le marché cet automne.