Les personnes complètement vaccinées peuvent déjà un peu goûter au tant espéré "Royaume de la Liberté" promis par les autorités. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) estime en effet dans un avis que les mesures sanitaires telles que la distanciation physique et le port du masque peuvent être assouplies entre personnes bénéficiant d'une couverture vaccinale, ce qui signifie avoir reçu les deux doses du vaccin.
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Les personnes complètement vaccinées peuvent déjà un peu goûter au tant espéré "Royaume de la Liberté" promis par les autorités. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) estime en effet dans un avis que les mesures sanitaires telles que la distanciation physique et le port du masque peuvent être assouplies entre personnes bénéficiant d'une couverture vaccinale, ce qui signifie avoir reçu les deux doses du vaccin. Les anticorps arrivent deux à trois semaines après la première dose d'un vaccin. Cette première protection reste insuffisante pour une protection optimale. Après la deuxième dose, la deuxième vague d'anticorps arrive plus rapidement. Quinze jours après cette deuxième, les personnes sont bien protégées. Des personnes complètement vaccinées peuvent alors, entre elles, assouplir les gestes barrière.Pour les personnes qui ne sont pas encore complètement vaccinées, l'ECDC juge que les mesures sanitaires peuvent être allégées uniquement si aucune ne présente de facteurs de risques de développer une forme grave du Covid-19 ou de diminution de l'efficacité du vaccin. Le centre cite comme exemples les personnes âgées ou immunodéprimées. Dans ce cas, port du masque et distance physique doivent être respectés.Les personnes âgées devraient donc, selon l'agence européenne, continuer de garder leurs distances par rapport aux personnes non vaccinées. Dans les espaces publics et lors de grands rassemblements, l'ECDC préconise toujours le masque et la distanciation.On peut encore être testé positif au Covid19 une fois vacciné. Les personnes qui ont été malades du Covid19 peuvent encore avoir des traces du virus même si elles n'ont plus de symptômes.Au-delà de 70-80 ans, la réponse immunitaire est plus faible chez certaines personnes vaccinées. Chez les sujets âgés, la capacité à reconnaître de nouveaux agents pathogènes est en effet moindre, que ce soit avec ou sans vaccin. Si des personnes vaccinées sont infectées par le Covid, les symptômes seront moins forts que s'ils n'avaient pas été vaccinés.Une fois vacciné, il convient donc de continuer à respecter les gestes barrière. Car une personne vaccinée peut encore être infectée par le virus et le transmettre. On ne sait pas encore suffisamment dans quelle mesure une personne vaccinée peut être infectée à nouveau ou transmettre le virus. Sur ce point, la réponse la plus fréquente est "nous ne savons pas, car les vaccins sont trop récents". Or, et tous les spécialistes sont unanimes, tant que le doute persiste, il faut rester prudent. Tant qu'on ne sait pas dans quelle mesure le vaccin empêche la contamination des autres, les gestes barrières doivent rester de mise. Le fait d'être vacciné ne veut donc pas dire qu'on peut reprendre notre vie comme avant. Un vaccin efficace à 95 % signifie qu'environ 1 personne sur 20 qui le reçoit peut ne pas être protégée contre la maladie, selon le site Web de l'Université Johns Hopkins consacré au coronavirus. Ensuite, une personne peut avoir été infectée sans le savoir au moment de la vaccination, de sorte que l'infection pourrait continuer à se développer même après avoir reçu le vaccin.Trois cas récemment recensés par l'Agence des soins et de la santé invitent en effet à la prudence et démontrent que le risque n'est pas seulement théorique. Le premier est un médecin infecté par le variant brésilien cinq semaines après sa deuxième injection. Il présentait peu de symptômes. Un autre médecin a contracté la variant britannique une semaine après sa deuxième dose du vaccin Pfizer. Elle aussi avait peu de symptômes puisqu'elle était seulement fatiguée. Plus inquiétant, elle était contagieuse et aurait pu transmettre le virus. Le troisième cas est le plus grave puisqu'un employé d'un home qui était vacciné a été infecté par la variante britannique et l'a transmis à sa femme. Celle-ci a dû être admise aux soins intensifs, précise De Standaard. Toutefois, certaines recherches ont déjà commencé à mesurer si les vaccins peuvent bloquer l'infection, et les experts s'attendent à des résultats plus révélateurs dans les semaines et les mois à venir. Des études récentes sur les vaccins d'Oxford-AstraZeneca, de Pfizer-BioNTech et de Moderna suggèrent que ces vaccins pourraient avoir le potentiel de réduire la transmission du virus, précise encore la BBC. Un autre indice est que les pays où le taux de vaccination de la population est le plus élevé affichent des courbes de contamination en baisse.La vaccination en Israël où plus de 80 % des citoyens ou résidents israéliens de plus de 16 ans ont reçu deux doses, principalement avec Pfizer a montré qu'une personne vaccinée contamine peu, voire plus du tout son entourage. Cela est valable avec les vaccins à ARN. On a moins de recul avec la vaccin AstraZeneca. Le vaccin permet de neutraliser le virus afin d'éviter la contagion. Les variants, dont le dernier en date, le "double mutant" indien pourraient changer la donne. Rien n'a encore été observé à ce stade dans la communauté scientifique.