Il n'y a pas le moindre doute : le vaccin est un outil important et essentiel pour lutter contre la pandémie puisqu'il protège et empêche de tomber gravement malade. En effet, les coronavaccins offrent une protection excellente contre les symptômes graves et le décès. Ils offrent également une certaine protection contre les infections asymptomatiques.
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Il n'y a pas le moindre doute : le vaccin est un outil important et essentiel pour lutter contre la pandémie puisqu'il protège et empêche de tomber gravement malade. En effet, les coronavaccins offrent une protection excellente contre les symptômes graves et le décès. Ils offrent également une certaine protection contre les infections asymptomatiques. Même vacciné, les gestes barrières doivent rester de misePar contre, on ne sait pas encore suffisamment dans quelle mesure une personne vaccinée peut être infectée à nouveau ou transmettre le virus. Sur ce point, la réponse la plus fréquente est "nous ne savons pas, car les vaccins sont trop récents". Or, et tous les spécialistes sont unanimes, tant que le doute persiste, il faut rester prudent. Tant qu'on ne sait pas dans quelle mesure le vaccin empêche la contamination des autres, les gestes barrières doivent rester de mise. Le fait d'être vacciné ne veut donc pas dire qu'on peut reprendre notre vie comme avant. Ou, concrètement, il est fortement déconseillé de faire la fête et d'embrasser à tout va tousses proches dès que l'on est vacciné.D'autant plus que, tant que trop peu de personnes sont vaccinées, le vaccin n'empêche pas à 100 % d'être infecté par le virus, ni de le transmettre. Car aucun vaccin n'est parfait. Ainsi, un vaccin efficace à 95 % signifie qu'environ 1 personne sur 20 qui le reçoit peut ne pas être protégée contre la maladie, selon le site Web de l'Université Johns Hopkins consacré au coronavirus. Ensuite, une personne peut avoir été infectée sans le savoir au moment de la vaccination, de sorte que l'infection pourrait continuer à se développer même après avoir reçu le vaccin. Deux types d'immunité Il y a deux types d'immunité qu'on peut obtenir avec un vaccin. La première est "l'immunité stérilisante", qui peut empêcher l'infection et même prévenir les cas asymptomatiques. Ceci-dit, cette immunité est rarement atteinte. Et puis il y a l'immunité qui peut empêcher l'agent pathogène de provoquer une maladie grave, mais pas de pénétrer dans l'organisme ou de se propager. Pour l'instant, on ne sait pas à quelle catégorie appartiennent les vaccins contre le covid. Toutefois, certaines recherches ont déjà commencé à mesurer si les vaccins peuvent bloquer l'infection, et les experts s'attendent à des résultats plus révélateurs dans les semaines et les mois à venir. Des études récentes sur les vaccins d'Oxford-AstraZeneca, de Pfizer-BioNTech et de Moderna suggèrent que ces vaccins pourraient avoir le potentiel de réduire la transmission du virus, précise encore la BBC. Un autre indice est que les pays où le taux de vaccination de la population est le plus élevé affichent des courbes de contamination en baisse. Océane Sorel, docteure en immunologie et vaccinologie de l'ULiège précise à la RTBF que les premières données sont très encourageantes et vont dans le sens ou les individus vaccinés ont moins de risque de transmettre le virus à d'autres personnes". Ce serait une bonne nouvelle, aussi pour l'immunité collective. Une étude de l'Imperial College de Londres a en effet calculé qu'avec un vaccin efficace à 100 % pour prévenir la transmission du virus, il faudrait vacciner entre 60 et 70 % de la population pour obtenir une immunité collective. Avec un vaccin efficace à 80 %, le nombre de personnes vaccinées devrait être augmenté à 90 %. Zulma Cucunubá, épidémiologiste à l'Imperial College de Londres, prévient tout de même que si les vaccins n'ont que la capacité de prévenir la maladie, mais pas de bloquer l'infection, les vaccins peuvent ne pas conduire à une immunité de groupe.Un risque pas seulement théorique Trois cas récemment recensés par l'Agence des soins et de la santé invitent en effet à la prudence et démontrent que le risque n'est pas seulement théorique. Le premier est un médecin infecté par le variant brésilien cinq semaines après sa deuxième injection. Il présentait peu de symptômes. Un autre médecin a contracté la variant britannique une semaine après sa deuxième dose du vaccin Pfizer. Elle aussi avait peu de symptômes puisqu'elle était seulement fatiguée. Plus inquiétant, elle était contagieuse et aurait pu transmettre le virus. Le troisième cas est le plus grave puisqu'un employé d'un home qui était vacciné a été infecté par la variante britannique et l'a transmis à sa femme. Celle-ci devra être admise aux soins intensifs, précise De Standaard. Sur base de ces cas, être vacciné n'empêche donc pas d'être contagieux, mais on craint aussi de plus en plus que de nouvelles variantes, comme la souche brésilienne, pourraient limiter l'efficacité du vaccin. De quoi faire preuve de prudence et ne pas se laisser bercer par un faux sentiment de sécurité. Même vaccinés, nous devons donc continuer à prendre des précautions telles que l'utilisation du masque et la distanciation sociale.