Les premières doses de vaccin contre le virus - dont le variant britannique possiblement plus contagieux est de plus en plus signalé à travers le monde - sont arrivées samedi dans les pays membres de l'UE, sous bonne escorte.

En France, 19.500 doses ont ainsi été acheminées à la pharmacie centrale des Hôpitaux de Paris, en banlieue parisienne, où des employés masqués portant des gants de protection spéciaux contre le froid (le remède est conservé à -70°C) ont transféré les boîtes dans des réfrigérateurs spéciaux. Développé par l'américain Pfizer et l'allemand BioNTech, le vaccin "protège 95 % des individus contre les cas de forme grave et va sauver beaucoup de vies", a souligné le ministre français de la Santé, Olivier Véran.

L'Allemagne, la Hongrie et la Slovaquie ont déjà ouvert la voie samedi, en commençant à vacciner leurs populations avec un jour d'avance sur le lancement officiel de la campagne.

En Allemagne, la première personne à recevoir le vaccin Pfizer-BioNTech a été une résidente de 101 ans d'une maison de retraite de la région du Sachsen-Anhalt (est), Edith Kwoizalla. En Hongrie, c'est Arienne Kertesz, une femme médecin de l'hôpital South Pest de la capitale Budapest qui a ouvert le bal. "J'attendais depuis longtemps de l'avoir, parce que ma capacité à travailler calmement et en sécurité en dépend", a-t-elle déclaré. Et c'est un spécialiste des maladies infectieuses, Vladimir Krcmery, qui a été le premier à être vacciné en Slovaquie, à Nitra (ouest).

Nouveaux cas du variant

La Russie, qui a dépassé samedi les trois millions de cas, le Royaume-Uni, les Etats-Unis, le Canada, le Mexique, le Chili, entre autres, ont déjà commencé à vacciner en décembre. La Chine avait été la première à le faire, l'été dernier. Quant au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, il a annoncé samedi une offensive de vaccination contre le Covid-19 "sans précédent dans le monde", visant à immuniser en un mois le quart des neuf millions d'habitants d'Israël.

Plusieurs pays ont fait état samedi de cas confirmés du variant britannique du coronavirus sur leur territoire, comme le Canada, l'Italie, la Suède, l'Espagne et le Japon, après l'annonce cette semaine de contaminations en France, en Allemagne, au Liban et au Danemark.

Selon une étude de la London School of Hygiene and Tropical Medicine, ce nouveau variant est "50% à 74%" plus contagieux que ses prédécesseurs, faisant craindre plus d'hospitalisations et de morts en 2021 qu'en 2020. Après sa découverte, l'inquiétude avait poussé des dizaines d'Etats à couper leurs liaisons aériennes, maritimes ou terrestres avec le Royaume-Uni, semant la pagaille aux abords de Douvres (sud-est), où des milliers de camions sont restés coincés plusieurs jours.

Le Japon a pour sa part décidé de mettre un terme à toutes nouvelles arrivées d'étrangers non résidents sur son sol à partir de lundi et ce jusqu'à fin janvier.

Une pandémie qui ne sera pas la dernière

La pandémie provoquée par le coronavirus ne sera pas la dernière et les tentatives pour améliorer la santé humaine sont "vouées à l'échec" si on ne s'attaque pas au changement climatique et au bien-être animal, estime le patron de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Tedros Adhanom Ghebreyesus condamne aussi l'engrenage "dangereusement myope" qui consiste à dépenser de l'argent sans compter lorsque flambe une épidémie mais à ne rien faire pour se préparer à la prochaine, dans un message vidéo marquant, dimanche, la première Journée internationale de préparation aux épidémies. Le directeur général de l'OMS a déclaré qu'il était temps de tirer les leçons de la pandémie de Covid-19. "Pendant trop longtemps, le monde a fonctionné selon un cycle de panique et de négligences", a-t-il déclaré.

"Nous jetons de l'argent sur une épidémie et quand elle est terminée, nous l'oublions et ne faisons rien pour empêcher la suivante. Le premier rapport annuel du Global Preparedness Monitoring Board de septembre 2019 sur l'état de préparation de la planète aux urgences sanitaires, rendu public quelques mois avant l'apparition du nouveau coronavirus, soulignait que la planète était terriblement mal préparée à des pandémies potentiellement dévastatrices. "L'histoire nous dit que ce ne sera pas la dernière pandémie et les épidémies sont une réalité de la vie", a déclaré M. Ghebreyesus dans son message. "La pandémie a mis en évidence les liens intimes entre la santé des humains, des animaux et de la planète", a-t-il ajouté.

Pour l'ancien ministre éthiopien de la Santé, la crise du coronavirus n'aurait pas dû être une surprise, étant donné les avertissements répétés. Selon lui, tous les pays devraient investir dans des capacités de préparation pour éviter, détecter et atténuer les urgences de toutes sortes, c'est pourquoi il appelle à un renforcement de l'offre de soins.

Le patron de l'OMS estime qu'avec des investissements dans la santé publique, "nous pouvons faire en sorte que nos enfants et leurs enfants héritent d'un monde plus sûr, plus résistant et plus durable".

Les premières doses de vaccin contre le virus - dont le variant britannique possiblement plus contagieux est de plus en plus signalé à travers le monde - sont arrivées samedi dans les pays membres de l'UE, sous bonne escorte. En France, 19.500 doses ont ainsi été acheminées à la pharmacie centrale des Hôpitaux de Paris, en banlieue parisienne, où des employés masqués portant des gants de protection spéciaux contre le froid (le remède est conservé à -70°C) ont transféré les boîtes dans des réfrigérateurs spéciaux. Développé par l'américain Pfizer et l'allemand BioNTech, le vaccin "protège 95 % des individus contre les cas de forme grave et va sauver beaucoup de vies", a souligné le ministre français de la Santé, Olivier Véran. L'Allemagne, la Hongrie et la Slovaquie ont déjà ouvert la voie samedi, en commençant à vacciner leurs populations avec un jour d'avance sur le lancement officiel de la campagne.En Allemagne, la première personne à recevoir le vaccin Pfizer-BioNTech a été une résidente de 101 ans d'une maison de retraite de la région du Sachsen-Anhalt (est), Edith Kwoizalla. En Hongrie, c'est Arienne Kertesz, une femme médecin de l'hôpital South Pest de la capitale Budapest qui a ouvert le bal. "J'attendais depuis longtemps de l'avoir, parce que ma capacité à travailler calmement et en sécurité en dépend", a-t-elle déclaré. Et c'est un spécialiste des maladies infectieuses, Vladimir Krcmery, qui a été le premier à être vacciné en Slovaquie, à Nitra (ouest). La Russie, qui a dépassé samedi les trois millions de cas, le Royaume-Uni, les Etats-Unis, le Canada, le Mexique, le Chili, entre autres, ont déjà commencé à vacciner en décembre. La Chine avait été la première à le faire, l'été dernier. Quant au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, il a annoncé samedi une offensive de vaccination contre le Covid-19 "sans précédent dans le monde", visant à immuniser en un mois le quart des neuf millions d'habitants d'Israël.Plusieurs pays ont fait état samedi de cas confirmés du variant britannique du coronavirus sur leur territoire, comme le Canada, l'Italie, la Suède, l'Espagne et le Japon, après l'annonce cette semaine de contaminations en France, en Allemagne, au Liban et au Danemark. Selon une étude de la London School of Hygiene and Tropical Medicine, ce nouveau variant est "50% à 74%" plus contagieux que ses prédécesseurs, faisant craindre plus d'hospitalisations et de morts en 2021 qu'en 2020. Après sa découverte, l'inquiétude avait poussé des dizaines d'Etats à couper leurs liaisons aériennes, maritimes ou terrestres avec le Royaume-Uni, semant la pagaille aux abords de Douvres (sud-est), où des milliers de camions sont restés coincés plusieurs jours. Le Japon a pour sa part décidé de mettre un terme à toutes nouvelles arrivées d'étrangers non résidents sur son sol à partir de lundi et ce jusqu'à fin janvier.