C'est oui pour le projet des anciennes papeteries de Genval. Le conseil communal a approuvé de façon unanime le Plan communal d'aménagement dérogatoire (PCAD). Carl Mestdagh, président du groupe de promotion Mestdagh, ne cache pas son soulagement : " Il était temps ! Depuis plus de 25 ans, ce site est inutile. Enfin, on va sortir de ce chancre industriel et pouvoir réaliser quelque chose de beaucoup plus moderne et plus adapté ! " Une occupation mixte va structurer le site : 35000 m2 de logements, soit quelque 400 appartements à prix modérés, 15000 m2 de commerces et 11 500 m2 de services et de bure...

C'est oui pour le projet des anciennes papeteries de Genval. Le conseil communal a approuvé de façon unanime le Plan communal d'aménagement dérogatoire (PCAD). Carl Mestdagh, président du groupe de promotion Mestdagh, ne cache pas son soulagement : " Il était temps ! Depuis plus de 25 ans, ce site est inutile. Enfin, on va sortir de ce chancre industriel et pouvoir réaliser quelque chose de beaucoup plus moderne et plus adapté ! " Une occupation mixte va structurer le site : 35000 m2 de logements, soit quelque 400 appartements à prix modérés, 15000 m2 de commerces et 11 500 m2 de services et de bureaux. La commune veut être présente sur le site et va acquérir un bâtiment semi-industriel de 1 000 m2, qui fera office de lieu de stockage, au moins dans un premier temps. Deux des objectifs principaux du projet : respecter le relief et maintenir le cordon boisé. La Lasne restera à ciel ouvert sur 60 % de son tracé. Le promoteur Equilis, pôle immobilier du groupe Mestdagh, devra veiller à la haute qualité environnementale et à la performance énergétique des bâtiments. Ce projet mixte s'inscrit dans la politique urbanistique menée par le gouvernement wallon depuis 2004, c'est-à-dire ramener la vie à l'intérieur des villes. Carl Mestdagh approuve la démarche : " Les subsides de la Région wallonne dans le cadre de la réaffectation et la réhabilitation des sites ont motivé la commune. Elle a plus sereinement osé concrétiser ce projet qui, jusque-là, était porté comme un lourd fardeau. "L'arrivée du RER à Genval va également dans le sens de la dynamique régionale et va contribuer à la bonne efficacité de la réaffectation du site. Car une des inquiétudes des riverains face au projet est bien entendu le problème de la mobilité. La densité de circulation va considérablement augmenter avec les logements supplémentaires et le charroi lié au commerce et services. Quatre modifications ont déjà été apportées au plan de destination : la réinscription du rond-point sur la N275, l'implantation d'une zone de réservation pour une future voirie qui reliera la colline du Glain et la rue de Rosières, l'intégration de la zone située face à la poste et la gendarmerie, et la suppression du chemin du Val Saint-Pierre pour favoriser les déplacements à l'intérieur du site. L'argument de Carl Mestdagh pourrait également en rassurer certains : " Il faut bien sûr être attentif au facteur mobilité, mais ne pas oublier non plus que les travaux vont être planifiés sur une dizaine d'années. Tout le projet ne sera pas fait d'un coup. La situation va aussi, en partie, évoluer d'elle-même au fur et à mesure des nouveaux besoins. " Concrètement, le chantier de démolition devrait débuter au mois de mai, suivi de près par les travaux de dépollution. Côté administratif, le PCAD vient d'être récemment approuvé et devrait recevoir la signature du ministre régional d'ici à un ou deux mois. Ensuite, les demandes de permis pourront être introduites. Si tout va bien, elles seront accordées à l'été ou à l'automne prochain. C.W.