A un mois du début des grandes vacances, le sujet des voyages est au coeur des discussions. Cet été, partir hors de nos frontières nécessitera un test PCR négatif récent ou une attestation de vaccination complète (en principe mais encore à déterminer deux doses de vaccin et un délai d'au moins 14 jours après la seconde dose). Ces preuves pourront se retrouver dans l'application Covidsafe qui sera lancée à la mi-juin.
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A un mois du début des grandes vacances, le sujet des voyages est au coeur des discussions. Cet été, partir hors de nos frontières nécessitera un test PCR négatif récent ou une attestation de vaccination complète (en principe mais encore à déterminer deux doses de vaccin et un délai d'au moins 14 jours après la seconde dose). Ces preuves pourront se retrouver dans l'application Covidsafe qui sera lancée à la mi-juin. En vue de relancer leurs activités touristiques malmenées par la crise sanitaire, des pays ont déjà fait savoir qu'ils accueillaient à bras ouverts les personnes complètement vaccinées contre le Covid19 (voir liste dans l'encadré ci-dessous). Ces conditions pour les personnes vaccinées par rapport à celles qui refusent le vaccin ou qui sont toujours en attente de leur première ou seconde dose font grincer des dents. Certains parlent même de discrimination. Ces critiques se font entendre après les déclarations controversées du ministre de la Santé Frank Vandenbroucke (Vooruit). Pour ce dernier, toute personne qui n'a pas encore eu la chance d'être vaccinée recevra un test PCR gratuit ou du moins à un tarif avantageux. Ceux qui refusent le vaccin devront payer le prix fort. Certains observateurs évoquent la possibilité de l'émergence d'une société à deux vitesses, avec des avantages octroyés aux personnes vaccinées. La proposition de Frank Vandenbroucke s'inscrit dans le cadre du débat sur le passeport sanitaire qui doit faciliter les déplacements au sein de l'UE. De nombreuses personnes ne seront en effet pas encore complètement vaccinées pour pouvoir circuler en Europe lors de leur départ en vacances. Des tests PCR pour une famille peuvent représenter une somme considérable (47 euros le test actuellement). "Toute personne qui souhaite voyager en Belgique ou les Belges qui rentrent au pays doivent être entièrement vaccinés". Voilà aussi la recommandation faite en début de journée par les ministres de la Santé belges au Comité de concertation qui se réunit ce vendredi 4 juin. Les ministres de la Santé se sont réunis ce mercredi en Conférence interministérielle (CIM) pour en débattre. En fin de journée, la question de savoir si une seule dose suffit ou si deux doses sont nécessaires n'avait pas été tranchée. Le ministre flamand du bien-être Wouter Beke (CD&V) est, par exemple, en faveur d'une seule dose, car cela touche beaucoup plus de personnes, estime-t-il. La seule condition est que la première vaccination soit effectuée dans les trois semaines. "À ce stade, on a déjà accumulé beaucoup d'anticorps", dit-il.Nombre de pays voisins imposeraient toutefois l'exigence d'avoir deux doses. La Belgique devrait logiquement adopter la même stratégie. Le Codeco devra décider.Le sujet est épineux. Les déclarations de Vandenbroucke soulèvent des questions pour le centre pour l'égalité des chances Unia. "Comment cela sera-t-il organisé en pratique ?", se demande Els Keytsman, cité par Het Nieuwsblad. "Y aura-t-il une base de données des personnes qui ont refusé ? Comment organiser cela dans le respect de la vie privée ? Et qu'en est-il des personnes qui refusent pour des raisons médicales ? Ou les personnes qui ont une crise de panique à cause des vaccins ? Qui va déterminer qui a droit et qui n'a pas droit à un test aussi bon marché ?" Autant de questions actuellement sans réponses.