Le polémiste, novice en politique et qui est au dessus de 10% dans les sondages, a assuré jeudi au micro de la radio Europe 1 disposer de quelque "300 promesses" de parrainages, alors que la récolte officielle démarre fin janvier, jusqu'au 4 mars. "C'est à la fois beaucoup parce qu'on n'a pas d'élus, mais en même temps, ce n'est rien, car tout le monde nous dit qu'il en faut 600 voire 700, parce que les gens se rétractent au dernier moment", souligne-t-il, en mentionnant les difficultés d'autres candidats, comme son adversaire d'extrême droite Marine Le Pen ou celui de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon.

Les déplacements du candidat sont désormais calibrés pour recueillir les précieux sésames. "Cela vise avant tout à s'adresser à la France dite des oubliés, périphérique et rurale, mais oui, il y a aussi cet objectif de rencontres et de déjeuners avec des élus", a ainsi expliqué Dénis Cieslik, responsable des parrainages de la campagne d'Eric Zemmour.

Le candidat était vendredi dans un département rural du centre de la France, l'Eure-et-Loir. Tout au long de la journée, il a enchaîné les clins d'oeil appuyés à la "France périphérique" rurale des "oubliés", concluant sur un meeting devant 1.500 personnes, selon le décompte de son entourage. Au milieu des "Zemmour président" et des drapeaux français, le candidat d'extrême droite y a loué "le potentiel productif et créatif" de la campagne française "face à des élites parisiennes qui ne vous comprennent pas".

"Pas raciste ni facho"

"Je ne suis pas raciste ni facho", souligne Vincent Lhopiteau maire d'un village de 300 habitants dans l'Echo Républicain, un quotidien régional français. S'apprétant à recevoir Eric Zemmour à qui il a promis un parrainage, l'élu à ensuite ajouté, "je ne suis pas d'extrême droite et lui non plus ! Il est anti-système et dit beaucoup de vérités, notamment sur l'immigration". "Ca m'embêterait qu'il ne soit pas candidat à la présidentielle. Tout le monde a le droit de s'exprimer", poursuit-il, alors que certains maires ne veulent pas être associés à l'image sulfureuse du polémiste, condamné à deux reprises pour provocation à la haine raciale.

L'entourage d'Eric Zemmour explique disposer d'un "algorithme" pour "prioriser" les élus à démarcher. Cela "croise la taille des villes, les parrainages en 2017, le territoire. Typiquement, on vise des villes de moins de 1.000 habitants qui avaient donné leur parrainage à (Nicolas) Dupont-Aignan, (Marine) Le Pen et (François) Fillon", indique-t-il évoquant les principaux candidats les plus à droite de l'échiquier politique français lors de la précédente présidentielle.

Comme sa rivale à l'extrême droite Marine Le Pen, Eric Zemmour proteste régulièrement contre la loi de 2016 qui a instauré la publication des noms des parrains, un "scandale démocratique inique", aboutissant à des "pressions" sur les élus, selon lui. Il assure ne "pas surjouer la situation" et que "personne ne l'aide", alors que les rumeurs vont bon train sur la tentation du premier parti de la droite française Les Républicains (LR) de laisser des élus de droite le parrainer, sans les sanctionner, afin de diviser l'extrême droite.

À la direction du parti LR, on dément tout message en ce sens. "La question ne se pose pas pour l'instant. Tous les élus LR font corps autour de notre candidate", balaye une responsable. Eric Zemmour, crédité de 12% d'intentions de vote dans deux sondages vendredi, a aussi "lancé un appel" à l'Association des maires de France (AMF) et son président LR David Lisnard jeudi. Il réclame la mise en place d'un "pool" de signatures de maires pour soutenir les candidats crédités d'au moins 5% des voix dans les sondages, afin que "les noms (des parrains) ne veuillent plus rien dire" et que ce soit "décidé par tous les maires". L'AMF n'a pas l'intention de donner suite.

Le polémiste, novice en politique et qui est au dessus de 10% dans les sondages, a assuré jeudi au micro de la radio Europe 1 disposer de quelque "300 promesses" de parrainages, alors que la récolte officielle démarre fin janvier, jusqu'au 4 mars. "C'est à la fois beaucoup parce qu'on n'a pas d'élus, mais en même temps, ce n'est rien, car tout le monde nous dit qu'il en faut 600 voire 700, parce que les gens se rétractent au dernier moment", souligne-t-il, en mentionnant les difficultés d'autres candidats, comme son adversaire d'extrême droite Marine Le Pen ou celui de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon. Les déplacements du candidat sont désormais calibrés pour recueillir les précieux sésames. "Cela vise avant tout à s'adresser à la France dite des oubliés, périphérique et rurale, mais oui, il y a aussi cet objectif de rencontres et de déjeuners avec des élus", a ainsi expliqué Dénis Cieslik, responsable des parrainages de la campagne d'Eric Zemmour. Le candidat était vendredi dans un département rural du centre de la France, l'Eure-et-Loir. Tout au long de la journée, il a enchaîné les clins d'oeil appuyés à la "France périphérique" rurale des "oubliés", concluant sur un meeting devant 1.500 personnes, selon le décompte de son entourage. Au milieu des "Zemmour président" et des drapeaux français, le candidat d'extrême droite y a loué "le potentiel productif et créatif" de la campagne française "face à des élites parisiennes qui ne vous comprennent pas". "Je ne suis pas raciste ni facho", souligne Vincent Lhopiteau maire d'un village de 300 habitants dans l'Echo Républicain, un quotidien régional français. S'apprétant à recevoir Eric Zemmour à qui il a promis un parrainage, l'élu à ensuite ajouté, "je ne suis pas d'extrême droite et lui non plus ! Il est anti-système et dit beaucoup de vérités, notamment sur l'immigration". "Ca m'embêterait qu'il ne soit pas candidat à la présidentielle. Tout le monde a le droit de s'exprimer", poursuit-il, alors que certains maires ne veulent pas être associés à l'image sulfureuse du polémiste, condamné à deux reprises pour provocation à la haine raciale.L'entourage d'Eric Zemmour explique disposer d'un "algorithme" pour "prioriser" les élus à démarcher. Cela "croise la taille des villes, les parrainages en 2017, le territoire. Typiquement, on vise des villes de moins de 1.000 habitants qui avaient donné leur parrainage à (Nicolas) Dupont-Aignan, (Marine) Le Pen et (François) Fillon", indique-t-il évoquant les principaux candidats les plus à droite de l'échiquier politique français lors de la précédente présidentielle. Comme sa rivale à l'extrême droite Marine Le Pen, Eric Zemmour proteste régulièrement contre la loi de 2016 qui a instauré la publication des noms des parrains, un "scandale démocratique inique", aboutissant à des "pressions" sur les élus, selon lui. Il assure ne "pas surjouer la situation" et que "personne ne l'aide", alors que les rumeurs vont bon train sur la tentation du premier parti de la droite française Les Républicains (LR) de laisser des élus de droite le parrainer, sans les sanctionner, afin de diviser l'extrême droite.À la direction du parti LR, on dément tout message en ce sens. "La question ne se pose pas pour l'instant. Tous les élus LR font corps autour de notre candidate", balaye une responsable. Eric Zemmour, crédité de 12% d'intentions de vote dans deux sondages vendredi, a aussi "lancé un appel" à l'Association des maires de France (AMF) et son président LR David Lisnard jeudi. Il réclame la mise en place d'un "pool" de signatures de maires pour soutenir les candidats crédités d'au moins 5% des voix dans les sondages, afin que "les noms (des parrains) ne veuillent plus rien dire" et que ce soit "décidé par tous les maires". L'AMF n'a pas l'intention de donner suite.