Dans les starting-blocks, ils sont désormais quatorze à s'être déclarés candidats à l'élection présidentielle 2022. Quatorze noms que l'on retient parmi les dizaines de prétendants au poste de président de la République. Habitués des campagnes électorales - Mélenchon, Le Pen, Poutou... - ou nouveaux arrivants - Pécresse, Zemmour... -, tous se disent aujourd'hui prêts à gagner la course à la présidentielle et conquérir l'Elysée. À condition pour eux d'obtenir 500 parrainages, modalité nécessaire pour pouvoir se présenter officiellement.

Qui succédera à Emmanuel Macron? Vaincra-t-il ses adversaires pour un deuxième mandat ou une autre personnalité politique prendra-t-elle sa place? Tour d'horizon des principaux candidats déclarés ou en passe de l'être: on attend encore l'annonce de la très probable candidature d'Emmanuel Macron.

Valérie Pécresse - une Angela Merkel française?

Ancienne ministre, actuelle présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse est la première femme investie par la droite pour la présidentielle. Ceux qui la connaissent la qualifient de "méthodique", d'"organisée", qui prend les choses les unes après les autres. Elle-même cite souvent Angela Merkel en exemple, qu'elle admire pour sa ténacité "à concrétiser des réformes", à défendre "les intérêts de son peuple", à rendre son pays "plus fort et prospère". Sa feuille de route est maintenant claire : ramener la droite à l'Élysée.

Ses idées : elle veut durcir le droit à la nationalité et aux allocations, elle n'exclut pas de "faire intervenir l'armée" dans les "zones de non-droit". Elle veut aussi supprimer 200.000 postes de fonctionnaires et augmenter de 10% les salaires nets sous 3000 euros.

Éric Zemmour - écrivain et surtout polémiste

S'il y a bien une candidature qui fait parler d'elle, c'est celle de l'écrivain et polémiste Eric Zemmour. Autant honni qu'encensé, ce candidat se qualifie lui-même de "réactionnaire". Ses prises de position lui valent régulièrement des poursuites devant les tribunaux. Il a en outre été condamné à deux reprises pour provocation à la haine raciale. Il a fait de l'immigration et l'islamisme les piliers de son programme.

Ses idées : il veut supprimer le droit du sol et le droit au regroupement familial, interdire de porter un premier prénom d'origine étrangère, augmenter l'âge de départ à la retraite à 64 ans et imposer le retour de l'uniforme à l'école.

Anne Hidalgo - la reconquête sociale et démocratique

En mars 2014, Anne Hidalgo est devenue la première femme maire de Paris. Pour le scrutin d'avril prochain, la candidate socialiste a un objectif en tête: redéfinir les relations de la France avec l'Union européenne. Elle souhaite ainsi "retrouver une Europe puissante et humaniste". Avec son programme, elle veut également faire du pouvoir d'achat une priorité.

Ses idées : doubler le salaire des enseignants, généraliser l'encadrement des loyers, augmenter les bas salaires, garantir l'égalité salariale homme/femme en cinq ans... La socialiste veut aussi un droit de vote à partir de 16 ans ainsi que la création d'un "crime écocide".

Marine Le Pen - à la porte de l'Elysée

C'est la troisième fois que la présidente du Rassemblement National (autrefois appelé Front National) se lance dans la course à l'Elysée. C'est l'une des grandes favorites de la Présidentielle : par deux fois, elle a obtenu de très bons résultats (17,90% en 2012 et 21,30% en 2017).

Ses idées : elle propose de nationaliser les autoroutes, de privatiser l'audiovisuel public, de mettre en place un mode de scrutin à la proportionnelle et un référendum d'initiative populaire...

Nicolas Dupont-Aignan - le gaulliste et souverainiste

Le fondateur de Debout la France se présente pour la troisième fois à la présidentielle. Il se revendique du gaullisme et prône une nouvelle Europe, dans laquelle chaque pays récupérerait la "maîtrise" de quatre "souverainetés" : la monnaie, les frontières, le budget et les lois. Et les décisions de la Communauté ne primeront pas sur celles des Etats membres.

Ses idées : il axe son programme autour de trois priorités : "rétablir l'ordre, relocaliser les productions et reconstruire nos services publics".

Jean-Luc Mélenchon - le candidat du Front de Gauche

Pour sa troisième campagne, le leader de la France insoumise a décidé de frapper fort : il avait annoncé qu'il serait candidat à la condition de réunir 150.000 signatures de parrainage. Un pari réussi en quatre jours. Jean-Luc Mélenchon peine néanmoins à donner du souffle à sa campagne.

Ses idées : il souhaite mettre en place une Assemblée constituante chargée de fonder une VIe République, revoir la fiscalité pour les plus riches, fixer l'âge de laretraite à 60 ans, multiplier des investissements massifs dans l'écologie...

Florian Philippot - la figure des anti-vax

Autrefois le bras droit de Marine Le Pen, Floriant Philippot a quitté le navire "Rassemblement National" en 2017 pour fonder son propre parti, baptisé "Les Patriotes". Présent chaque samedi dans les défilés anti-pass sanitaire à Paris, il est devenu une figure du mouvement anti-vax.

Ses idées : il a longuement développé son projet de quitter toutes les instances supranationales, notamment l'Union européenne ("Frexit"), l'euro, la Convention européenne des droits de l'homme et l'OTAN. Il veut également fermer les agences régionales de santé, suspendre la participation de la France à l'Organisation mondiale de la santé ou encore dissoudre le conseil de l'ordre des médecins. Il propose aussi de dissoudre le Conseil constitutionnel et d'instaurer un référendum d'initiative citoyenne.

François Asselineau - l'eurosceptique

François Asselineau est un homme politique français à la tête de l'Union populaire républicaine (UPR) - mouvement créé en 2007 qui prône la sortie de la France de l'Union européenne, de l'euro et de l'Otan. Il s'était déjà présenté à l'élection présidentielle de 2017 pour laquelle il avait obtenu 0,92% des votes, lors du premier tour du scrutin. Il a été mis en examen en février 2021 pour des faits présumés de harcèlements et agressions sexuelles.

Ses idées : il veut sortir de l'Union européenne, augmenter le Smic de 24% en cinq ans, diminuer les charges patronales...

Nathalie Arthaud - la voix des travailleurs

Candidate trotskiste et porte-parole de Lutte ouvrière, Nathalie Arthaud veut renverser le capitalisme. En 2021, elle avait suscité la polémique en comparant Gaza à un "camp de concentration à ciel ouvert".

Ses idées : parmi ses revendications, elle prône un Smic à 2000 euros, veut augmenter les salaires de 300 à 500 euros et mettre en place un vaste de plan de soutien à l'hôpital (hausse des salaires et embauches).

Jean Lassalle - le maître du buzz

À la tête de son propre parti, baptisé Résistons, Jean Lassalle se démarque comme candidat atypique, connu pour son sens de l'humour et ses buzz à gogo. Plutôt conservateur, le député ne se veut ni de droite ni de gauche. Il s'était déjà présenté en 2017, récoltant 1,21% des voix.

Ses idées : il veut incarner "la joie" malgré la crise. Selon les valeurs prônées par son parti, il souhaite revitaliser les petits commerces de proximité et l'artisanat, valoriser les produits issus de l'agriculture française, maintenir les services de proximité...

Fabien Roussel - en faveur du pouvoir d'achat

Il est candidat pour la première fois à la présidentielle avec l'étiquette du Parti communiste. Lors de son meeting, Fabien Roussel a proposé son projet pour mieux rémunérer le travail. Des mesures qu'il dit vouloir financer à l'aide d'un "impôt Covid"sur les bénéfices et les "profiteurs de crise".

Ses idées : pour son programme, l'homme politique mise sur une augmentation du smic et des pensions de retraite à 1500 euros net, de tous les autres salaires en fonction de l'inflation, une revalorisation du point d'indice de la fonction publique, l'égalité salariale entre hommes et femmes, un service public de l'emploi assurant un métier et une formation rémunérée à chaque jeune, le recrutement de 500.000 fonctionnaires...

Philippe Poutou - l'opposition au système

Ancien ouvrier, Philippe Poutou portera les couleurs du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) pour sa troisième candidature à l'élection présidentielle française. Syndicaliste et homme politique d'extrême gauche, il veut incarner l'opposition "au système".

Ses idées : cette année, l'homme politique annonce vouloir porter le Smic à 1800 euros nets, augmenter les salaires pour tous de 400 euros, rendre les transports en commun gratuits ou encore baisser les indemnités des élus.

Arnaud Montebourg - un retour mouvementé

L'ancien ministre de l'Economie de François Hollande s'était retiré de la vie politique en 2017. Il revient aujourd'hui sur le devant de la scène pour se lancer dans la course à l'Élysée. Un retour néanmoins fragilisé par une proposition polémique, qui a entraîné un déluge de critiques, y compris dans son camp : bloquer les transferts d'argent privé vers les pays qui refusent de rapatrier leurs ressortissants visés par une mesure d'expulsion du territoire français.

Ses idées : il désire notamment mettre en place la réindustrialisation du pays, augmenter les salaires ou sortir du pétrole en 20 ans.

Yannick Jadot - le défenseur de l'écologie

Yannick Jadot a remporté la primaire du pôle écologiste face à Sandrine Rousseau et défendra les valeurs des Verts lors de la présidentielle 2022. L'ex-directeur des campagnes de Greenpeace n'arrive néanmoins pas à distancer ses concurrents à gauche.

Ses idées : il fait de la lutte contre le réchauffement climatique une priorité, notamment en prônant la sortie du nucléaire "sur quinze ou vingt ans", des cantines scolaires 100% bio, une TVA à 0% sur le bio, la création d'un ministère du bien-être animal...

Emmanuel Macron - le candidat supposé

Si l'actuel chef de l'Etat n'a pas officialisé sa candidature pour la présidentielle de 2022, nul doute qu'il est déjà en campagne, estiment ses adversaires politiques. Candidat pour la première fois en 2017, Emmanuel Macron avait été élu avec 66,1% des voix face à Marine Le Pen. En 2021, il s'était présenté commele candidat "ni de gauche ni de droite"pour supprimer les anciens clivages partisans. Cette fois-ci, il pourrait bien mener la bataille sur deux fronts : se montrer omniprésent sur la scène internationale, tout en veillant à apparaître soucieux de régler les problématiques locales. Néanmoins, Emmanuel Macron pourrait tout à fait renoncer à l'Elysée en 2022...

Dans les starting-blocks, ils sont désormais quatorze à s'être déclarés candidats à l'élection présidentielle 2022. Quatorze noms que l'on retient parmi les dizaines de prétendants au poste de président de la République. Habitués des campagnes électorales - Mélenchon, Le Pen, Poutou... - ou nouveaux arrivants - Pécresse, Zemmour... -, tous se disent aujourd'hui prêts à gagner la course à la présidentielle et conquérir l'Elysée. À condition pour eux d'obtenir 500 parrainages, modalité nécessaire pour pouvoir se présenter officiellement.Qui succédera à Emmanuel Macron? Vaincra-t-il ses adversaires pour un deuxième mandat ou une autre personnalité politique prendra-t-elle sa place? Tour d'horizon des principaux candidats déclarés ou en passe de l'être: on attend encore l'annonce de la très probable candidature d'Emmanuel Macron.Ancienne ministre, actuelle présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse est la première femme investie par la droite pour la présidentielle. Ceux qui la connaissent la qualifient de "méthodique", d'"organisée", qui prend les choses les unes après les autres. Elle-même cite souvent Angela Merkel en exemple, qu'elle admire pour sa ténacité "à concrétiser des réformes", à défendre "les intérêts de son peuple", à rendre son pays "plus fort et prospère". Sa feuille de route est maintenant claire : ramener la droite à l'Élysée.Ses idées : elle veut durcir le droit à la nationalité et aux allocations, elle n'exclut pas de "faire intervenir l'armée" dans les "zones de non-droit". Elle veut aussi supprimer 200.000 postes de fonctionnaires et augmenter de 10% les salaires nets sous 3000 euros.S'il y a bien une candidature qui fait parler d'elle, c'est celle de l'écrivain et polémiste Eric Zemmour. Autant honni qu'encensé, ce candidat se qualifie lui-même de "réactionnaire". Ses prises de position lui valent régulièrement des poursuites devant les tribunaux. Il a en outre été condamné à deux reprises pour provocation à la haine raciale. Il a fait de l'immigration et l'islamisme les piliers de son programme.Ses idées : il veut supprimer le droit du sol et le droit au regroupement familial, interdire de porter un premier prénom d'origine étrangère, augmenter l'âge de départ à la retraite à 64 ans et imposer le retour de l'uniforme à l'école.En mars 2014, Anne Hidalgo est devenue la première femme maire de Paris. Pour le scrutin d'avril prochain, la candidate socialiste a un objectif en tête: redéfinir les relations de la France avec l'Union européenne. Elle souhaite ainsi "retrouver une Europe puissante et humaniste". Avec son programme, elle veut également faire du pouvoir d'achat une priorité.Ses idées : doubler le salaire des enseignants, généraliser l'encadrement des loyers, augmenter les bas salaires, garantir l'égalité salariale homme/femme en cinq ans... La socialiste veut aussi un droit de vote à partir de 16 ans ainsi que la création d'un "crime écocide".C'est la troisième fois que la présidente du Rassemblement National (autrefois appelé Front National) se lance dans la course à l'Elysée. C'est l'une des grandes favorites de la Présidentielle : par deux fois, elle a obtenu de très bons résultats (17,90% en 2012 et 21,30% en 2017).Ses idées : elle propose de nationaliser les autoroutes, de privatiser l'audiovisuel public, de mettre en place un mode de scrutin à la proportionnelle et un référendum d'initiative populaire...Le fondateur de Debout la France se présente pour la troisième fois à la présidentielle. Il se revendique du gaullisme et prône une nouvelle Europe, dans laquelle chaque pays récupérerait la "maîtrise" de quatre "souverainetés" : la monnaie, les frontières, le budget et les lois. Et les décisions de la Communauté ne primeront pas sur celles des Etats membres.Ses idées : il axe son programme autour de trois priorités : "rétablir l'ordre, relocaliser les productions et reconstruire nos services publics".Pour sa troisième campagne, le leader de la France insoumise a décidé de frapper fort : il avait annoncé qu'il serait candidat à la condition de réunir 150.000 signatures de parrainage. Un pari réussi en quatre jours. Jean-Luc Mélenchon peine néanmoins à donner du souffle à sa campagne.Ses idées : il souhaite mettre en place une Assemblée constituante chargée de fonder une VIe République, revoir la fiscalité pour les plus riches, fixer l'âge de laretraite à 60 ans, multiplier des investissements massifs dans l'écologie...Autrefois le bras droit de Marine Le Pen, Floriant Philippot a quitté le navire "Rassemblement National" en 2017 pour fonder son propre parti, baptisé "Les Patriotes". Présent chaque samedi dans les défilés anti-pass sanitaire à Paris, il est devenu une figure du mouvement anti-vax.Ses idées : il a longuement développé son projet de quitter toutes les instances supranationales, notamment l'Union européenne ("Frexit"), l'euro, la Convention européenne des droits de l'homme et l'OTAN. Il veut également fermer les agences régionales de santé, suspendre la participation de la France à l'Organisation mondiale de la santé ou encore dissoudre le conseil de l'ordre des médecins. Il propose aussi de dissoudre le Conseil constitutionnel et d'instaurer un référendum d'initiative citoyenne.François Asselineau est un homme politique français à la tête de l'Union populaire républicaine (UPR) - mouvement créé en 2007 qui prône la sortie de la France de l'Union européenne, de l'euro et de l'Otan. Il s'était déjà présenté à l'élection présidentielle de 2017 pour laquelle il avait obtenu 0,92% des votes, lors du premier tour du scrutin. Il a été mis en examen en février 2021 pour des faits présumés de harcèlements et agressions sexuelles.Ses idées : il veut sortir de l'Union européenne, augmenter le Smic de 24% en cinq ans, diminuer les charges patronales...Candidate trotskiste et porte-parole de Lutte ouvrière, Nathalie Arthaud veut renverser le capitalisme. En 2021, elle avait suscité la polémique en comparant Gaza à un "camp de concentration à ciel ouvert".Ses idées : parmi ses revendications, elle prône un Smic à 2000 euros, veut augmenter les salaires de 300 à 500 euros et mettre en place un vaste de plan de soutien à l'hôpital (hausse des salaires et embauches).À la tête de son propre parti, baptisé Résistons, Jean Lassalle se démarque comme candidat atypique, connu pour son sens de l'humour et ses buzz à gogo. Plutôt conservateur, le député ne se veut ni de droite ni de gauche. Il s'était déjà présenté en 2017, récoltant 1,21% des voix.Ses idées : il veut incarner "la joie" malgré la crise. Selon les valeurs prônées par son parti, il souhaite revitaliser les petits commerces de proximité et l'artisanat, valoriser les produits issus de l'agriculture française, maintenir les services de proximité...Il est candidat pour la première fois à la présidentielle avec l'étiquette du Parti communiste. Lors de son meeting, Fabien Roussel a proposé son projet pour mieux rémunérer le travail. Des mesures qu'il dit vouloir financer à l'aide d'un "impôt Covid"sur les bénéfices et les "profiteurs de crise".Ses idées : pour son programme, l'homme politique mise sur une augmentation du smic et des pensions de retraite à 1500 euros net, de tous les autres salaires en fonction de l'inflation, une revalorisation du point d'indice de la fonction publique, l'égalité salariale entre hommes et femmes, un service public de l'emploi assurant un métier et une formation rémunérée à chaque jeune, le recrutement de 500.000 fonctionnaires...Ancien ouvrier, Philippe Poutou portera les couleurs du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) pour sa troisième candidature à l'élection présidentielle française. Syndicaliste et homme politique d'extrême gauche, il veut incarner l'opposition "au système". Ses idées : cette année, l'homme politique annonce vouloir porter le Smic à 1800 euros nets, augmenter les salaires pour tous de 400 euros, rendre les transports en commun gratuits ou encore baisser les indemnités des élus.L'ancien ministre de l'Economie de François Hollande s'était retiré de la vie politique en 2017. Il revient aujourd'hui sur le devant de la scène pour se lancer dans la course à l'Élysée. Un retour néanmoins fragilisé par une proposition polémique, qui a entraîné un déluge de critiques, y compris dans son camp : bloquer les transferts d'argent privé vers les pays qui refusent de rapatrier leurs ressortissants visés par une mesure d'expulsion du territoire français.Ses idées : il désire notamment mettre en place la réindustrialisation du pays, augmenter les salaires ou sortir du pétrole en 20 ans.Yannick Jadot a remporté la primaire du pôle écologiste face à Sandrine Rousseau et défendra les valeurs des Verts lors de la présidentielle 2022. L'ex-directeur des campagnes de Greenpeace n'arrive néanmoins pas à distancer ses concurrents à gauche. Ses idées : il fait de la lutte contre le réchauffement climatique une priorité, notamment en prônant la sortie du nucléaire "sur quinze ou vingt ans", des cantines scolaires 100% bio, une TVA à 0% sur le bio, la création d'un ministère du bien-être animal...Si l'actuel chef de l'Etat n'a pas officialisé sa candidature pour la présidentielle de 2022, nul doute qu'il est déjà en campagne, estiment ses adversaires politiques. Candidat pour la première fois en 2017, Emmanuel Macron avait été élu avec 66,1% des voix face à Marine Le Pen. En 2021, il s'était présenté commele candidat "ni de gauche ni de droite"pour supprimer les anciens clivages partisans. Cette fois-ci, il pourrait bien mener la bataille sur deux fronts : se montrer omniprésent sur la scène internationale, tout en veillant à apparaître soucieux de régler les problématiques locales. Néanmoins, Emmanuel Macron pourrait tout à fait renoncer à l'Elysée en 2022...