Sorties à l'emporte-pièce, propos maladroits ou délibérément assumés, le président français Emmanuel Macron, qui a déclaré mardi vouloir "emmerder" les non-vaccinés contre le Covid-19 "jusqu'au bout", a multiplié les déclarations polémiques depuis son accession à l'Élysée en 2017.

"Jojo avec un gilet jaune"

Le 31 janvier 2019, M. Macron critique la couverture par les chaînes d'information en continu du mouvement social des "gilets jaunes" auquel il est confronté depuis l'automne 2018: sur leurs antennes, "Jojo avec un gilet jaune a le même statut qu'un ministre ou un député!", déplore-t-il, peu après avoir promis qu'il ferait désormais "très attention" aux "petites phrases" qui ont, selon lui, nourri "un procès en humiliation".

Des pauvres qui "déconnent"

Le 15 janvier 2019, le chef de l'État déclare vouloir "responsabiliser" les personnes en situation de pauvreté car "il y en a qui font bien" et d'autres "qui déconnent".

Chômeurs, traversez la rue

Le 15 septembre 2018, un jeune horticulteur au chômage rencontre Emmanuel Macron dans le parc de l'Élysée, ouvert au public pour les Journées du patrimoine. Le président lui suggère de chercher un emploi dans "l'hôtellerie, les cafés et la restauration" ou "le bâtiment". Un emploi, "je traverse la rue, je vous en trouve!", assure-t-il.

Gaulois réfractaires

En visite au Danemark, le 29 août 2018, le président français, élu un an plus tôt sur un programme de réformes, dit son admiration pour le modèle danois de "flexisécurité", et déplore ironiquement, par opposition, "le Gaulois réfractaire au changement !"

"Tu m'appelles Monsieur d'accord ?"

En 2018, toujours, il recadre sèchement un collégien qui vient de l'apostropher après avoir entonné l'Internationale et qui lui a demandé "Ça va Manu ?", à l'issue de commémorations liées à la Seconde Guerre mondiale.

"Tu m'appelles Monsieur le président de la République, ou Monsieur. D'accord?", dit le président à l'adolescent qui s'excuse aussitôt. "Le jour où tu veux faire la révolution, tu apprends d'abord à avoir un diplôme et à te nourrir toi-même, d'accord? Et à ce moment-là, tu iras donner des leçons aux autres".

"Un pognon de dingue"

Dans une vidéo publiée le 12 juin 2018 par ses services sur son compte Twitter, il regrette qu'on mette "un pognon de dingue dans les minima sociaux" et que "les gens pauvres restent pauvres".

"Foutre le bordel"

Le 4 octobre 2017, lors d'un déplacement dans le sud-ouest de la France, il ironise en s'adressant à un responsable local. "Certains, au lieu de foutre le bordel, feraient mieux d'aller regarder s'ils ne peuvent pas avoir des postes là-bas", dit-il, ciblant une délégation du syndicat CGT qui accompagnait des salariés licenciés d'un équipementier automobile.

"Les fainéants"

"Je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes", déclare-t-il lors d'une visite en Grèce le 8 septembre 2017, à quelques jours d'une mobilisation contre la réforme du Code du travail.

"Un pays pas réformable"

"La France n'est pas un pays réformable. Beaucoup ont essayé et n'y ont pas réussi, car les Français détestent les réformes", affirme-t-il le 24 août 2017 devant la communauté française de Bucarest. Mais "transformer" le pays "en profondeur pour retrouver le destin qui est le sien", "ça c'est un combat qui fait rêver les Français".

"Des gens qui ne sont rien"

"Une gare, c'est un lieu où on croise des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien", déclare-t-il le 29 juin 2017, à Paris.

Sorties à l'emporte-pièce, propos maladroits ou délibérément assumés, le président français Emmanuel Macron, qui a déclaré mardi vouloir "emmerder" les non-vaccinés contre le Covid-19 "jusqu'au bout", a multiplié les déclarations polémiques depuis son accession à l'Élysée en 2017.Le 31 janvier 2019, M. Macron critique la couverture par les chaînes d'information en continu du mouvement social des "gilets jaunes" auquel il est confronté depuis l'automne 2018: sur leurs antennes, "Jojo avec un gilet jaune a le même statut qu'un ministre ou un député!", déplore-t-il, peu après avoir promis qu'il ferait désormais "très attention" aux "petites phrases" qui ont, selon lui, nourri "un procès en humiliation".Le 15 janvier 2019, le chef de l'État déclare vouloir "responsabiliser" les personnes en situation de pauvreté car "il y en a qui font bien" et d'autres "qui déconnent".Le 15 septembre 2018, un jeune horticulteur au chômage rencontre Emmanuel Macron dans le parc de l'Élysée, ouvert au public pour les Journées du patrimoine. Le président lui suggère de chercher un emploi dans "l'hôtellerie, les cafés et la restauration" ou "le bâtiment". Un emploi, "je traverse la rue, je vous en trouve!", assure-t-il.En visite au Danemark, le 29 août 2018, le président français, élu un an plus tôt sur un programme de réformes, dit son admiration pour le modèle danois de "flexisécurité", et déplore ironiquement, par opposition, "le Gaulois réfractaire au changement !"En 2018, toujours, il recadre sèchement un collégien qui vient de l'apostropher après avoir entonné l'Internationale et qui lui a demandé "Ça va Manu ?", à l'issue de commémorations liées à la Seconde Guerre mondiale."Tu m'appelles Monsieur le président de la République, ou Monsieur. D'accord?", dit le président à l'adolescent qui s'excuse aussitôt. "Le jour où tu veux faire la révolution, tu apprends d'abord à avoir un diplôme et à te nourrir toi-même, d'accord? Et à ce moment-là, tu iras donner des leçons aux autres".Dans une vidéo publiée le 12 juin 2018 par ses services sur son compte Twitter, il regrette qu'on mette "un pognon de dingue dans les minima sociaux" et que "les gens pauvres restent pauvres".Le 4 octobre 2017, lors d'un déplacement dans le sud-ouest de la France, il ironise en s'adressant à un responsable local. "Certains, au lieu de foutre le bordel, feraient mieux d'aller regarder s'ils ne peuvent pas avoir des postes là-bas", dit-il, ciblant une délégation du syndicat CGT qui accompagnait des salariés licenciés d'un équipementier automobile."Je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes", déclare-t-il lors d'une visite en Grèce le 8 septembre 2017, à quelques jours d'une mobilisation contre la réforme du Code du travail."La France n'est pas un pays réformable. Beaucoup ont essayé et n'y ont pas réussi, car les Français détestent les réformes", affirme-t-il le 24 août 2017 devant la communauté française de Bucarest. Mais "transformer" le pays "en profondeur pour retrouver le destin qui est le sien", "ça c'est un combat qui fait rêver les Français"."Une gare, c'est un lieu où on croise des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien", déclare-t-il le 29 juin 2017, à Paris.