"Les non-vaccinés, j'ai très envie de les emmerder. Et donc on va continuer de le faire, jusqu'au bout. C'est ça, la stratégie", déclare le chef de l'Etat, alors que le texte sur le pass vaccinal donne lieu à un débat houleux à l'Assemblée.

A trois mois de l'élection présidentielle, le gouvernement français a été mis en difficulté par les partis d'opposition, qui ont réussi à retarder l'adoption par les députés d'un texte instaurant un pass vaccinal pour lutter contre le Covid-19.

L'examen de ce projet de loi, l'un des piliers de la politique sanitaire du président Emmanuel Macron, a dû être suspendu dans la nuit de lundi à mardi alors qu'il n'aurait dû être qu'une simple formalité, une majorité de parlementaires soutenant le texte. Il a repris mardi soir.

"Toutes les conditions sont réunies pour que nous ayons un débat apaisé", a assuré à la reprise le président de séance Marc Le Fur (LR, droite) devant des bancs bien fournis.

Après la reprise des travaux, les députés ont relevé à 16 ans le seuil exigé pour le pass vaccinal, contre 12 dans le projet initial du gouvernement, qui s'est rallié à ce changement. Les discussions devraient se poursuivre mercredi.

En pleine flambée de l'épidémie, le gouvernement visait initialement une adoption définitive en fin de semaine, avant une entrée en vigueur au 15 janvier. Mais 125 députés - contre 121 - ont refusé, par un vote à main levée, la poursuite des débats, faute de parlementaires de la majorité de centre-droit en nombre suffisant.

"On a vu hier soir une forme d'amicale de l'irresponsabilité se constituer avec les députés de La France insoumise (gauche radicale), du Rassemblement national (de Marine Le Pen, extrême droite) et les députés LR, pour faire un coup de procédure" et "essayer de faire dérailler le calendrier de l'adoption du pass vaccinal", a dénoncé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

Ils ont "manifestement réussi" leur "coup", mais "on va tout faire pour tenir au plus près le calendrier qui était prévu", a-t-il assuré sur la radio France Inter.

M. Attal a défendu un texte "absolument nécessaire", alors que plus de 19.600 malades du Covid-19 étaient hospitalisés lundi soir en France. 297 malades sont morts au cours des dernières 24 heures dans les hôpitaux.

Plus de 270.000 nouveaux cas ont été enregistrés dans le pays au cours des dernières 24 heures, un nouveau record,ont annoncé les autorités sanitaires.

A qui la faute?

A trois mois du premier tour de l'élection présidentielle, ce couac a donné lieu à de vives critiques, à droite comme à gauche.

"Amateurs un jour, amateurs toujours", a raillé le président du groupe LR à l'Assemblée nationale, Damien Abad, en se félicitant de ce "gros camouflet pour la majorité (...) mise en minorité".

Pour le candidat à la présidentielle de la gauche radicale et député Jean-Luc Mélenchon, c'est "une correction" infligée au ministre de la Santé Olivier Véran, tandis que Marine Le Pen a salué "une victoire pour la démocratie".

La candidate socialiste à la présidentielle et maire de Paris, Anne Hidalgo, a rejeté la responsabilité sur le gouvernement, comme la candidate de droite Valérie Pécresse, qui a critiqué son "impréparation" face à la crise et ironisé sur le fait qu'il "n'arriv(ait) pas à tenir sa majorité à trois mois de la présidentielle".

Le porte-parole du gouvernement a réfuté tout amateurisme et s'en est pris à LR et à Valérie Pécresse, donnée au second tour dans les sondages face à Emmanuel Macron.

Il a pointé du doigt le décalage entre d'un côté une candidate et des députés LR affichant publiquement leur soutien au pass, et de l'autre des parlementaires LR qui, une fois dans l'hémicycle, critiquent et votent contre.

Pour Patrick Mignola, patron du groupe MoDem (centre droit) allié de la majorité présidentielle, "ce qui est arrivé est de la responsabilité directe et principale de la majorité: c'est un défaut de mobilisation".

Avec le pass vaccinal, le gouvernement veut encore accentuer la pression sur les près de cinq millions de Français de plus de 12 ans non vaccinés: faute de pouvoir justifier d'un statut vaccinal complet, ils n'auront plus accès aux activités de loisirs, aux restaurants, aux bars, aux foires ou aux transports publics interrégionaux.

"Les non-vaccinés, j'ai très envie de les emmerder. Et donc on va continuer de le faire, jusqu'au bout. C'est ça, la stratégie", déclare le chef de l'Etat, alors que le texte sur le pass vaccinal donne lieu à un débat houleux à l'Assemblée.A trois mois de l'élection présidentielle, le gouvernement français a été mis en difficulté par les partis d'opposition, qui ont réussi à retarder l'adoption par les députés d'un texte instaurant un pass vaccinal pour lutter contre le Covid-19.L'examen de ce projet de loi, l'un des piliers de la politique sanitaire du président Emmanuel Macron, a dû être suspendu dans la nuit de lundi à mardi alors qu'il n'aurait dû être qu'une simple formalité, une majorité de parlementaires soutenant le texte. Il a repris mardi soir."Toutes les conditions sont réunies pour que nous ayons un débat apaisé", a assuré à la reprise le président de séance Marc Le Fur (LR, droite) devant des bancs bien fournis. Après la reprise des travaux, les députés ont relevé à 16 ans le seuil exigé pour le pass vaccinal, contre 12 dans le projet initial du gouvernement, qui s'est rallié à ce changement. Les discussions devraient se poursuivre mercredi.En pleine flambée de l'épidémie, le gouvernement visait initialement une adoption définitive en fin de semaine, avant une entrée en vigueur au 15 janvier. Mais 125 députés - contre 121 - ont refusé, par un vote à main levée, la poursuite des débats, faute de parlementaires de la majorité de centre-droit en nombre suffisant."On a vu hier soir une forme d'amicale de l'irresponsabilité se constituer avec les députés de La France insoumise (gauche radicale), du Rassemblement national (de Marine Le Pen, extrême droite) et les députés LR, pour faire un coup de procédure" et "essayer de faire dérailler le calendrier de l'adoption du pass vaccinal", a dénoncé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.Ils ont "manifestement réussi" leur "coup", mais "on va tout faire pour tenir au plus près le calendrier qui était prévu", a-t-il assuré sur la radio France Inter. M. Attal a défendu un texte "absolument nécessaire", alors que plus de 19.600 malades du Covid-19 étaient hospitalisés lundi soir en France. 297 malades sont morts au cours des dernières 24 heures dans les hôpitaux. Plus de 270.000 nouveaux cas ont été enregistrés dans le pays au cours des dernières 24 heures, un nouveau record,ont annoncé les autorités sanitaires.A trois mois du premier tour de l'élection présidentielle, ce couac a donné lieu à de vives critiques, à droite comme à gauche."Amateurs un jour, amateurs toujours", a raillé le président du groupe LR à l'Assemblée nationale, Damien Abad, en se félicitant de ce "gros camouflet pour la majorité (...) mise en minorité".Pour le candidat à la présidentielle de la gauche radicale et député Jean-Luc Mélenchon, c'est "une correction" infligée au ministre de la Santé Olivier Véran, tandis que Marine Le Pen a salué "une victoire pour la démocratie".La candidate socialiste à la présidentielle et maire de Paris, Anne Hidalgo, a rejeté la responsabilité sur le gouvernement, comme la candidate de droite Valérie Pécresse, qui a critiqué son "impréparation" face à la crise et ironisé sur le fait qu'il "n'arriv(ait) pas à tenir sa majorité à trois mois de la présidentielle".Le porte-parole du gouvernement a réfuté tout amateurisme et s'en est pris à LR et à Valérie Pécresse, donnée au second tour dans les sondages face à Emmanuel Macron.Il a pointé du doigt le décalage entre d'un côté une candidate et des députés LR affichant publiquement leur soutien au pass, et de l'autre des parlementaires LR qui, une fois dans l'hémicycle, critiquent et votent contre.Pour Patrick Mignola, patron du groupe MoDem (centre droit) allié de la majorité présidentielle, "ce qui est arrivé est de la responsabilité directe et principale de la majorité: c'est un défaut de mobilisation".Avec le pass vaccinal, le gouvernement veut encore accentuer la pression sur les près de cinq millions de Français de plus de 12 ans non vaccinés: faute de pouvoir justifier d'un statut vaccinal complet, ils n'auront plus accès aux activités de loisirs, aux restaurants, aux bars, aux foires ou aux transports publics interrégionaux.