Le coronavirus est apparu mardi dans trois nouveaux pays européens: Autriche, Suisse et Croatie, ainsi qu'en Algérie. Et la France a annoncé mercredi son premier mort français.

Le Covid-19 concerne désormais, Chine mise à part, près d'une quarantaine de nations où elle a fait plus de 40 morts et 2.700 contaminations. Mais l'épidémie, apparue en décembre en Chine, semble avoir atteint un pic dans ce pays: les autorités ont annoncé mercredi 52 nouveaux décès en l'espace de 24 heures contre 71 la veille, le chiffre le plus bas depuis plus de trois semaines.

En Autriche en revanche, deux premiers cas ont été détectés dans un hôtel d'Innsbruck, capitale du Tyrol au coeur des Alpes: un couple d'Italiens venus des environs de Milan, région la plus touchée d'Italie.

En Croatie, c'est un jeune homme ayant séjourné à Milan qui est devenu le premier cas du pays, et des Balkans. Son frère est devenu mercredi le 2e cas confirmé. En Suisse, le premier cas concerne aussi un homme revenu de la région de Milan.

Même en Afrique, c'est un Italien arrivé le 17 février en Algérie qui est devenu la deuxième personne infectée du continent après un premier cas en Egypte.

Sur l'île espagnole de Tenerife (Canaries), un hôtel où a séjourné un Italien pouvant être porteur du virus a été placé en quarantaine. Enfin, le Brésil a annoncé un tout premier cas suspect de contamination: un Brésilien de 61 ans qui s'est rendu du 9 au 21 février dans la région de Milan.

L'Italie, le pays européen le plus touché avec plus de 320 cas et 11 morts, apparaît donc comme une plateforme de diffusion du virus, conduisant plusieurs capitales à déconseiller de s'y rendre et à encadrer le retour des personnes y ayant séjourné, bien que ses voisins se soient engagés à garder leurs frontières ouvertes lors d'une réunion ministérielle mardi à Rome.

Rugby or not rugby

Ainsi la France, où le dernier cas concerne "un Français qui rentre d'un séjour en Lombardie" (nord), "invite" ses ressortissants à éviter les régions d'Italie à risque.

La Russie a aussi déconseillé à ses citoyens de se rendre en Italie, mais aussi en Iran et en Corée du Sud, recommandant de s'abstenir de tout voyage "jusqu'à la stabilisation de la situation".

En Irlande, les autorités sanitaires ont recommandé l'annulation du match de rugby devant opposer l'Irlande à l'Italie le 7 mars à Dublin dans le Tournoi des six nations, en invoquant "l'évolution rapide de l'épidémie en Italie du Nord, et le risque d'importer des cas en Irlande".

Evénements culturels ou sportifs annulés, économie en berne et dégringolade des marchés financiers: au niveau planétaire, l'épidémie et ses conséquences inquiète l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Le monde n'est "tout simplement pas prêt" à y faire face, a averti Bruce Aylward, l'expert qui dirige la mission conjointe OMS/Chine.

En Corée du Sud où la situation est "très grave", dixit son président Moon Jae-in, le nombre de contaminations a encore bondi pour dépasser le millier de cas.

Le pays, qui dénombre 12 morts selon le dernier bilan, est le premier foyer mondial de contamination après la Chine. Le bilan d'infections s'élève désormais à 1.146 personnes touchées, après l'ajout de 169 nouveaux cas.

"Ouvrir la bible"

Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a averti que le monde restait menacé de "pandémie", à savoir une épidémie d'ampleur internationale. Cette agence de l'ONU s'inquiète particulièrement des risques pour les pays pauvres, mal équipés pour dépister et combattre le nouveau virus.

Téhéran a annoncé mercredi 4 nouveaux décès et 44 nouveaux cas, portant son bilan à 19 morts et 139 cas, le plus lourd en dehors de la Chine. Le vice-ministre de la Santé en personne, Iraj Harirchi, a été contaminé.

Dans un contexte de vives tensions entre Washington et Téhéran, le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a exigé de l'Iran qu'il dise "la vérité" sur l'épidémie. "Nous ne devrions pas laisser l'Amérique ajouter un virus, appelé la peur extrême (...), au coronavirus", a répliqué le président iranien Hassan Rohani.

A Rome, le pape François a exprimé mercredi sa proximité avec les personnes contaminées, tout en appelant, pour désamorcer les fausses rumeurs et la peur, à "éteindre la télévision et ouvrir la Bible".

En Chine, outre les cas mortels, le décompte quotidien des contaminations est aussi en baisse: 406 nouveaux cas annoncés mercredi contre 508 la veille. Tous, sauf cinq, sont intervenus au Hubei, province de 58 millions d'habitants sous quarantaine depuis un mois. Au total, le virus a contaminé quelque 78.000 personnes en Chine, dont plus de 2.700 en sont mortes.

Alors que son économie est frappée de plein fouet, la Chine a annoncé mercredi un vaste plan de soutien aux petites et moyennes entreprises asphyxiées, encourageant les banques à leur octroyer des prêts préférentiels.

Retrouvez toutes les informations sur le Coronavirus dans notre dossier: Autopise d'une pandémie moderne

Le coronavirus est apparu mardi dans trois nouveaux pays européens: Autriche, Suisse et Croatie, ainsi qu'en Algérie. Et la France a annoncé mercredi son premier mort français.Le Covid-19 concerne désormais, Chine mise à part, près d'une quarantaine de nations où elle a fait plus de 40 morts et 2.700 contaminations. Mais l'épidémie, apparue en décembre en Chine, semble avoir atteint un pic dans ce pays: les autorités ont annoncé mercredi 52 nouveaux décès en l'espace de 24 heures contre 71 la veille, le chiffre le plus bas depuis plus de trois semaines. En Autriche en revanche, deux premiers cas ont été détectés dans un hôtel d'Innsbruck, capitale du Tyrol au coeur des Alpes: un couple d'Italiens venus des environs de Milan, région la plus touchée d'Italie. En Croatie, c'est un jeune homme ayant séjourné à Milan qui est devenu le premier cas du pays, et des Balkans. Son frère est devenu mercredi le 2e cas confirmé. En Suisse, le premier cas concerne aussi un homme revenu de la région de Milan. Même en Afrique, c'est un Italien arrivé le 17 février en Algérie qui est devenu la deuxième personne infectée du continent après un premier cas en Egypte.Sur l'île espagnole de Tenerife (Canaries), un hôtel où a séjourné un Italien pouvant être porteur du virus a été placé en quarantaine. Enfin, le Brésil a annoncé un tout premier cas suspect de contamination: un Brésilien de 61 ans qui s'est rendu du 9 au 21 février dans la région de Milan.L'Italie, le pays européen le plus touché avec plus de 320 cas et 11 morts, apparaît donc comme une plateforme de diffusion du virus, conduisant plusieurs capitales à déconseiller de s'y rendre et à encadrer le retour des personnes y ayant séjourné, bien que ses voisins se soient engagés à garder leurs frontières ouvertes lors d'une réunion ministérielle mardi à Rome.Ainsi la France, où le dernier cas concerne "un Français qui rentre d'un séjour en Lombardie" (nord), "invite" ses ressortissants à éviter les régions d'Italie à risque. La Russie a aussi déconseillé à ses citoyens de se rendre en Italie, mais aussi en Iran et en Corée du Sud, recommandant de s'abstenir de tout voyage "jusqu'à la stabilisation de la situation".En Irlande, les autorités sanitaires ont recommandé l'annulation du match de rugby devant opposer l'Irlande à l'Italie le 7 mars à Dublin dans le Tournoi des six nations, en invoquant "l'évolution rapide de l'épidémie en Italie du Nord, et le risque d'importer des cas en Irlande". Evénements culturels ou sportifs annulés, économie en berne et dégringolade des marchés financiers: au niveau planétaire, l'épidémie et ses conséquences inquiète l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Le monde n'est "tout simplement pas prêt" à y faire face, a averti Bruce Aylward, l'expert qui dirige la mission conjointe OMS/Chine.En Corée du Sud où la situation est "très grave", dixit son président Moon Jae-in, le nombre de contaminations a encore bondi pour dépasser le millier de cas.Le pays, qui dénombre 12 morts selon le dernier bilan, est le premier foyer mondial de contamination après la Chine. Le bilan d'infections s'élève désormais à 1.146 personnes touchées, après l'ajout de 169 nouveaux cas.Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a averti que le monde restait menacé de "pandémie", à savoir une épidémie d'ampleur internationale. Cette agence de l'ONU s'inquiète particulièrement des risques pour les pays pauvres, mal équipés pour dépister et combattre le nouveau virus.Téhéran a annoncé mercredi 4 nouveaux décès et 44 nouveaux cas, portant son bilan à 19 morts et 139 cas, le plus lourd en dehors de la Chine. Le vice-ministre de la Santé en personne, Iraj Harirchi, a été contaminé.Dans un contexte de vives tensions entre Washington et Téhéran, le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a exigé de l'Iran qu'il dise "la vérité" sur l'épidémie. "Nous ne devrions pas laisser l'Amérique ajouter un virus, appelé la peur extrême (...), au coronavirus", a répliqué le président iranien Hassan Rohani.A Rome, le pape François a exprimé mercredi sa proximité avec les personnes contaminées, tout en appelant, pour désamorcer les fausses rumeurs et la peur, à "éteindre la télévision et ouvrir la Bible".En Chine, outre les cas mortels, le décompte quotidien des contaminations est aussi en baisse: 406 nouveaux cas annoncés mercredi contre 508 la veille. Tous, sauf cinq, sont intervenus au Hubei, province de 58 millions d'habitants sous quarantaine depuis un mois. Au total, le virus a contaminé quelque 78.000 personnes en Chine, dont plus de 2.700 en sont mortes. Alors que son économie est frappée de plein fouet, la Chine a annoncé mercredi un vaste plan de soutien aux petites et moyennes entreprises asphyxiées, encourageant les banques à leur octroyer des prêts préférentiels.Retrouvez toutes les informations sur le Coronavirus dans notre dossier: Autopise d'une pandémie moderne