Lundi, c'est dans l'Arizona, autre Etat très convoité, qu'il est allé promettre la "prospérité" s'il l'emportait face à son rival démocrate Joe Biden. Et, a encore répété celui qui dit être complètement rétabli du Covid-19, la pandémie de coronavirus touche à sa fin. "Les vaccins arrivent", a-t-il lancé à la foule venue l'accueillir à Tucson. "Et nous allons revenir à une vie normale".

Le président républicain, dont la gestion de la pandémie est très critiquée, est à la traîne dans les sondages au niveau national et dans la plupart des Etats décisifs pour l'élection. Mais il est au coude-à-coude avec Joe Biden dans les études d'opinion en Floride, où dès lundi matin, de nombreux électeurs masqués ont fait la queue, à la mairie de Miami Beach par exemple, pour voter par anticipation.

A Hialeah, quartier populaire de Miami où vivent de nombreux Cubains-Américains, Ulysses Liriano, 51 ans, coiffé d'un chapeau aux couleurs du drapeau américain, attendait son tour pour déposer son bulletin dans l'urne. Son choix? Trump, car "il a favorisé l'économie" avant le coronavirus, dit-il. "C'est une personne comme nous", ajoute ce retraité.

"Idiots"

Dans un échange téléphonique avec des membres de son équipe de campagne, le président s'en est pris une nouvelle fois au docteur Anthony Fauci, membre très respecté de sa propre cellule de crise sur le coronavirus. Les gens "en ont marre d'entendre Fauci et tous ces idiots", a-t-il lancé, alors que la pandémie a fait plus de 220.000 morts aux Etats-Unis.

AFP
© AFP

Le candidat démocrate n'a eu lui aucun rendez-vous public à son agenda, consacrant la journée, selon des médias américains, à la préparation du dernier débat télévisé, prévu jeudi. C'est la colistière de Joe Biden, Kamala Harris, qui a fait le déplacement en Floride, renouant avec la campagne de terrain quatre jours après l'avoir suspendue en raison de cas de coronavirus dans son entourage. Elle s'est rendue à Orlando et Jacksonville pour appeler à participer à ce vote en personne à l'avance.

Le vote anticipé est scruté avec une attention particulière cette année, tant il continue de battre des records, donnant parfois lieu à de longues files d'attente dans les Etats où il a démarré. A J-15, plus de 29 millions d'Américains à travers le pays ont déjà voté par courrier ou en personne, ce qui pourrait représenter à ce stade près d'un cinquième de la participation totale, selon l'organisation indépendante Elections Project. Les démocrates ont appelé à voter à l'avance, comme mesure de précaution en raison de la pandémie.

En face, le camp Trump dénonce, sans preuves à l'appui, une démarche susceptible de "truquer" les résultats, et promet que ses électeurs se déplaceront eux en masse le 3 novembre pour faire mentir les sondages le donnant battu.

Bataillons d'avocats

Donald Trump a déjà multiplié les rassemblements de campagne en Floride, remportée en 2016 et qu'il ne peut se permettre de laisser basculer cette année. Il a resserré l'écart dans les intentions de vote à la faveur de deux études d'instituts réputés plus favorables aux républicains: Joe Biden n'a plus qu'une avance de 1,4 point en moyenne, contre +4,5 il y a douze jours. Mais l'ancien vice-président démocrate s'est lui aussi rendu à trois reprises dans l'Etat du sud-est, courtisant tout particulièrement les retraités, un électorat-clé qui semble pencher en sa faveur après avoir majoritairement voté pour le milliardaire républicain il y a quatre ans.

Le soir du scrutin, en raison de cette course serrée, de nombreux projecteurs seront braqués sur la Floride, ses 14 millions d'électeurs et son gros contingent de 29 grands électeurs considérés comme cruciaux pour atteindre la majorité de 270 nécessaire pour accéder à la Maison Blanche. En 2000, la présidentielle entre Al Gore et George W. Bush s'était jouée à quelques centaines de voix d'écart dans cet Etat, au terme d'une bataille judiciaire et de plusieurs recomptages.

Selon le journal Miami Herald, les deux camps ont déjà déployé sur place des bataillons d'avocats dans le cas où le résultat de l'élection y serait, à nouveau, à la fois serré et déterminant pour la victoire nationale.

Micros coupés pendant le débat pour éviter la cacophonie

Les micros de Donald Trump et Joe Biden seront coupés lorsqu'ils n'auront pas la parole, lors de leur débat jeudi, pour éviter la cacophonie qui avait régné lors du premier débat entre les deux candidats à la présidence en septembre, a annoncé lundi la commission américaine chargée de ces débats.

Le candidat démocrate, Joe Biden, tout comme le président américain et candidat républicain, Donald Trump, auront deux minutes pour répondre aux questions du modérateur du débat, et pendant ce temps de parole, le micro de celui censé écouter sera coupé. Une fois que les deux candidats auront utilisé ces deux minutes, une discussion ouverte sera alors possible, avec cette fois les deux micros ouverts. "C'est le souhait de la commission que les candidats soient respectueux de leur temps de parole respectif, ce qui fera progresser le débat public au bénéfice des spectateurs", a indiqué la commission dans un communiqué.

Mais le directeur de campagne de Donald Trump, Bill Stepien a vivement réagi à cette décision. "Le président Trump est désireux de débattre avec Joe Biden, quelque soient les changements de dernière minute décidés par une commission partiale, dans une ultime tentative de fournir un avantage à son candidat favori", a-t-il affirmé dans un communiqué.

Selon M. Stepien, le président Trump a l'intention de parler des affaires de Hunter Biden, fils de Joe Biden, comme il le fait désormais régulièrement, à deux semaines de l'élection. "Si les médias ne posent pas ces questions à Joe Biden, la président le fera, et il n'y aura pas d'échappatoire pour Biden", a affirmé M. Stepien.

Lors de leur premier débat en septembre, M. Trump avait interrompu 71 fois son rival démocrate, ce dernier ne l'ayant interrompu que 22 fois, selon le site d'informations Axios. Les deux candidats devaient à nouveau débattre jeudi dernier, mais la commission avait imposé un débat virtuel après que le président eût été testé positif au coronavirus, un format aussitôt rejeté par M. Trump. Les deux hommes avaient alors tenu des meetings séparés retransmis sur les chaînes de télévision. Le débat prévu jeudi sera le dernier entre les deux hommes avant l'élection le 3 novembre.

Lundi, c'est dans l'Arizona, autre Etat très convoité, qu'il est allé promettre la "prospérité" s'il l'emportait face à son rival démocrate Joe Biden. Et, a encore répété celui qui dit être complètement rétabli du Covid-19, la pandémie de coronavirus touche à sa fin. "Les vaccins arrivent", a-t-il lancé à la foule venue l'accueillir à Tucson. "Et nous allons revenir à une vie normale".Le président républicain, dont la gestion de la pandémie est très critiquée, est à la traîne dans les sondages au niveau national et dans la plupart des Etats décisifs pour l'élection. Mais il est au coude-à-coude avec Joe Biden dans les études d'opinion en Floride, où dès lundi matin, de nombreux électeurs masqués ont fait la queue, à la mairie de Miami Beach par exemple, pour voter par anticipation.A Hialeah, quartier populaire de Miami où vivent de nombreux Cubains-Américains, Ulysses Liriano, 51 ans, coiffé d'un chapeau aux couleurs du drapeau américain, attendait son tour pour déposer son bulletin dans l'urne. Son choix? Trump, car "il a favorisé l'économie" avant le coronavirus, dit-il. "C'est une personne comme nous", ajoute ce retraité.Dans un échange téléphonique avec des membres de son équipe de campagne, le président s'en est pris une nouvelle fois au docteur Anthony Fauci, membre très respecté de sa propre cellule de crise sur le coronavirus. Les gens "en ont marre d'entendre Fauci et tous ces idiots", a-t-il lancé, alors que la pandémie a fait plus de 220.000 morts aux Etats-Unis. Le candidat démocrate n'a eu lui aucun rendez-vous public à son agenda, consacrant la journée, selon des médias américains, à la préparation du dernier débat télévisé, prévu jeudi. C'est la colistière de Joe Biden, Kamala Harris, qui a fait le déplacement en Floride, renouant avec la campagne de terrain quatre jours après l'avoir suspendue en raison de cas de coronavirus dans son entourage. Elle s'est rendue à Orlando et Jacksonville pour appeler à participer à ce vote en personne à l'avance.Le vote anticipé est scruté avec une attention particulière cette année, tant il continue de battre des records, donnant parfois lieu à de longues files d'attente dans les Etats où il a démarré. A J-15, plus de 29 millions d'Américains à travers le pays ont déjà voté par courrier ou en personne, ce qui pourrait représenter à ce stade près d'un cinquième de la participation totale, selon l'organisation indépendante Elections Project. Les démocrates ont appelé à voter à l'avance, comme mesure de précaution en raison de la pandémie. En face, le camp Trump dénonce, sans preuves à l'appui, une démarche susceptible de "truquer" les résultats, et promet que ses électeurs se déplaceront eux en masse le 3 novembre pour faire mentir les sondages le donnant battu.Donald Trump a déjà multiplié les rassemblements de campagne en Floride, remportée en 2016 et qu'il ne peut se permettre de laisser basculer cette année. Il a resserré l'écart dans les intentions de vote à la faveur de deux études d'instituts réputés plus favorables aux républicains: Joe Biden n'a plus qu'une avance de 1,4 point en moyenne, contre +4,5 il y a douze jours. Mais l'ancien vice-président démocrate s'est lui aussi rendu à trois reprises dans l'Etat du sud-est, courtisant tout particulièrement les retraités, un électorat-clé qui semble pencher en sa faveur après avoir majoritairement voté pour le milliardaire républicain il y a quatre ans.Le soir du scrutin, en raison de cette course serrée, de nombreux projecteurs seront braqués sur la Floride, ses 14 millions d'électeurs et son gros contingent de 29 grands électeurs considérés comme cruciaux pour atteindre la majorité de 270 nécessaire pour accéder à la Maison Blanche. En 2000, la présidentielle entre Al Gore et George W. Bush s'était jouée à quelques centaines de voix d'écart dans cet Etat, au terme d'une bataille judiciaire et de plusieurs recomptages. Selon le journal Miami Herald, les deux camps ont déjà déployé sur place des bataillons d'avocats dans le cas où le résultat de l'élection y serait, à nouveau, à la fois serré et déterminant pour la victoire nationale.