Cette cérémonie de signature du "Common Replacement of the Mine Counter Measure Capability" (MCMC) a associé, au Palais d'Egmont, le vice-Premier ministre et ministre de la Défense, Didier Reynders, la secrétaire d'Etat néerlandaise à la Défense, Barbara Visser et les directeurs généraux du consortium Naval Group & Eca-Robotics Sasu, Hervé Guillou et Guénaël Guillerme.

C'est ce consortium français qui a obtenu, par le biais de sa co-entreprise de droit belge, Belgium Naval & Robotics (BNR), le contrat de fourniture des douze navires de lutte contre les mines équipés de leurs systèmes de drones aux marines belge et néerlandaise.

Equipés au total d'une centaine de "tools" (drones), constituant une dizaine de systèmes, six navires sont destinés à la marine belge, les autres allant à son homologue néerlandaise.

Le contrat de plus de deux milliards d'euros durera dix ans. Après une phase de design, BNR lancera la phase de production des navires et des systèmes de drones, avec une première livraison attendue en 2023.

Tant M. Reynders que Mme Visser ont souligné vendredi leur ambition de faire de ces nouveaux vaisseaux des références au niveau international.

Belgium Naval & Robotics réalisera en Belgique une part significative du contrat, notamment la production de certains équipements du navire et de tous les drones navals. La maintenance des navires sera réalisée à Zeebrugge en partenariat avec Flanders Ship Repair (FSR). La maintenance des drones navals sera aussi réalisée dans la ville de Flandre occidentale en fonction des besoins du client.

Le contrat devrait ainsi générer 350 emplois par an en moyenne dans les trois Régions, selon BNR.

La Belgique a mené ce programme au profit des deux marines, les Pays-Bas se chargeant de la construction de quatre frégates - deux par pays.