Un plateau qu'il faut à présent garder tout l'hiver, souligne l'épidémiologiste Yves Coppieters (ULB) dans les colonnes de La Libre Belgique. "On va ou on a dépassé le pic du petit rebond de l'épidémie que l'on vit depuis trois semaines. On a stabilisé la transmission et les modèles montrent que les chiffres vont diminuer dans les prochains jours. On peut rassurer la population sur la forme de la courbe. Elle se stabilise. Et puis elle va redescendre", poursuit l'épidémiologiste, qui insiste toutefois sur le fait que "cela n'a rien à voir avec la première vague. Ici, ce sont surtout les jeunes qui sont touchés. Il y a donc peu d'hospitalisations."

"À l'échelle de la population, on est arrivé à un niveau de gestes barrières et de protection qui sont raisonnables, que l'on peut maintenir dans le temps et qui permettent de garder durant l'hiver ce niveau de transmission maximal dans la société, ce plateau de transmission", poursuit l'épidémiologiste. "On n'atteindra pas le risque zéro. Ce plateau, c'est l'équilibre que l'on doit garder tout l'hiver."

Concernant les jeunes dans la vingtaine, Yves Coppieters juge que leurs efforts pour protéger les populations fragiles, et singulièrement les aînés, sont "insuffisants", la preuve en étant "la pénétration de la transmission du virus dans la classe plus âgée."

Le nombre d'admissions aux soins intensifs a augmenté de 50% en une semaine

Le virus Sars-CoV-2 a causé la mort de 10.037 personnes en Belgique depuis le début de la pandémie, ressort-il des chiffres provisoires de la dernière mise à jour du tableau de bord de l'Institut de santé publique Sciensano. Le nombre de décès quotidien reste en hausse, avec une moyenne de 8,1 entre le 23 et le 29 septembre. Une petite septentaine de malades sont toujours admis en moyenne chaque jour à l'hôpital.

Le nombre moyen d'infections au coronavirus s'élève à près de 1.758,6 par jour entre le 23 et le 29 septembre, ce qui représente une augmentation de 12% par rapport à la période de sept jours précédente. Le taux de positivité est de 5,8%. Le nombre de contaminations pour 100.000 habitants calculé sur la période allant du 16 au 29 septembre s'établit à 203,1 (+95%) pour l'ensemble du territoire.

En moyenne, chaque jour, au cours de la période du 26 septembre au 2 octobre, 68,4 nouvelles admissions à l'hôpital ont été enregistrées. Le nombre de patients admis aux soins intensifs a lui augmenté de 50% entre le vendredi 25 septembre et le 2 octobre. Vendredi, 163 personnes étaient soignées dans ce services, contre 109 le 25 septembre. Il faut remonter au 2 juin pour retrouver un nombre de patients Covid aussi élevé en soins intensifs en Belgique (172 à l'époque).

Un plateau qu'il faut à présent garder tout l'hiver, souligne l'épidémiologiste Yves Coppieters (ULB) dans les colonnes de La Libre Belgique. "On va ou on a dépassé le pic du petit rebond de l'épidémie que l'on vit depuis trois semaines. On a stabilisé la transmission et les modèles montrent que les chiffres vont diminuer dans les prochains jours. On peut rassurer la population sur la forme de la courbe. Elle se stabilise. Et puis elle va redescendre", poursuit l'épidémiologiste, qui insiste toutefois sur le fait que "cela n'a rien à voir avec la première vague. Ici, ce sont surtout les jeunes qui sont touchés. Il y a donc peu d'hospitalisations." "À l'échelle de la population, on est arrivé à un niveau de gestes barrières et de protection qui sont raisonnables, que l'on peut maintenir dans le temps et qui permettent de garder durant l'hiver ce niveau de transmission maximal dans la société, ce plateau de transmission", poursuit l'épidémiologiste. "On n'atteindra pas le risque zéro. Ce plateau, c'est l'équilibre que l'on doit garder tout l'hiver." Concernant les jeunes dans la vingtaine, Yves Coppieters juge que leurs efforts pour protéger les populations fragiles, et singulièrement les aînés, sont "insuffisants", la preuve en étant "la pénétration de la transmission du virus dans la classe plus âgée."