Le nombre d'infections et d'hospitalisations au coronavirus continue à diminuer en Belgique. "Le pic des hospitalisations semble avoir été atteint le 3 novembre", a déclaré ce lundi Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral dans la lutte contre le coronavirus. Soit une semaine après le pic des contaminations. Si les principales tendances sont à la diminution, la situation reste toujours tendue dans certaines régions, principalement dans le Hainaut. Yves Van Laethem a également pointé la baisse spectaculaire des contaminations dans certaines provinces: "Les provinces de Liège, Bruxelles et des deux Brabants connaissent des diminutions spectaculaires (...) en chiffres absolus."
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Le nombre d'infections et d'hospitalisations au coronavirus continue à diminuer en Belgique. "Le pic des hospitalisations semble avoir été atteint le 3 novembre", a déclaré ce lundi Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral dans la lutte contre le coronavirus. Soit une semaine après le pic des contaminations. Si les principales tendances sont à la diminution, la situation reste toujours tendue dans certaines régions, principalement dans le Hainaut. Yves Van Laethem a également pointé la baisse spectaculaire des contaminations dans certaines provinces: "Les provinces de Liège, Bruxelles et des deux Brabants connaissent des diminutions spectaculaires (...) en chiffres absolus."Ces nouvelles plus positives dans la grave crise sanitaire que nous traversons laissent-elles entrevoir des assouplissements des mesures de lutte contre le Covid-19 dans un futur plus ou moins proche ? Invitée sur les ondes de Bel RTL ce mardi matin, la ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden (CD&V) a évoqué le prochain comité de concertation qui aura lieu ce vendredi 13 novembre. La ministre belge ne garantit pas un assouplissement des mesures pour la fin de cette semaine. "Les chiffres sont encourageants, aussi bien les contaminations que les hospitalisations, mais c'est encore trop tôt", confie-t-elle. "Il faut se rendre compte que, pour les hôpitaux, on a reporté des soins importants, on a créé de la capacité additionnelle. Et donc, il est trop tôt pour se prononcer, et je ne veux pas faire de fausses promesses. Mais on se rend compte que c'est une période très importante : Noël, Saint-Nicolas... On le sait et on prendra ça en compte. Mais je ne peux pas encore annoncer des assouplissements aujourd'hui." L'élue CD&V a également abordé la situation difficile des commerçants, contraints de cesser leurs activités suite aux mesures annoncées par Alexander De Croo lors du comité de concertation du 30 octobre dernier. "Je comprends très bien que ce soit dur pour les commerçants. On a dû faire des choix, mais je comprends que ce soit difficile. C'était nécessaire pour limiter la propagation du virus. Aujourd'hui, il est trop tôt pour annoncer ou se prononcer sur un assouplissement des mesures. On va évaluer les chiffres, on suit ça de très près. Il y aura un comité de concertation ce vendredi, mais pour être honnête, je pense que c'est trop tôt pour annoncer des assouplissements", assure-t-elle.Ce lundi matin, sur les ondes de la Première, Alexandre de Croo, le Premier ministre a rappelé le défi demandé à toute la population : tenir sur la longueur. "Je sais que ce qu'on demande est très difficile. On voit des premiers effets", déclare Alexander De Croo. Dans les prochaines semaines, et pour la fin du mois, le Premier ministre annonce "une réévaluation des mesures". Le Comité de concertation avait prévu que la fermeture des commerces non-essentiels serait évaluée le 1er décembre. Cette évaluation se fera "sur la base des chiffres" de contamination "de fin novembre", et sans laisser de place aux pressions extérieures aux préoccupations sanitaires, a laissé entendre le Premier ministre. Le ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke (sp.a) a, lui aussi, reconnu ce lundi matin au micro de la VRT (De Ochtend), que les chiffres du coronavirus semblaient aller dans la bonne direction. "Mais si nous voulons vraiment être en sécurité, la circulation du virus doit au moins être 10 fois moindre", a-t-il nuancé. Interrogé par le journal Le Soir, Frank Vandenbroucke, indique que les plans de gestion de crise et de déconfinement seront plus stricts que lors de la première vague, histoire d'éviter les erreurs d'un déconfinement trop rapide qui a fait repartir les contaminations à la hausse. Les Belges devront donc se montrer beaucoup plus patients que lors du déconfinement du mois de mai. Le Ministre de Santé ne donne toutefois pas d'estimation de temps, à ce sujet.Selon différents experts de l'entourage du ministre de la Santé consultés par Le Soir, un retour à une vie normale en Belgique pourrait bien se faire attendre. En effet, il ne pourrait intervenir que quand nous serons redescendus à un chiffre de seulement 50 contaminations par jour. Pour le biostatisticien Geert Molenberghs (KU Leuven et UHasselt) interrogé par le quotidien flamand Het Nieuwsblad , ce seuil permettrait un tracing efficace mais aussi de repérer et contenir les sources de contaminations. Si les grands événements ne pourraient toujours pas avoir lieu, certaines activités de loisirs pourraient alors reprendre. Or, on est loin, très loin de ce chiffre. Sur les 7 derniers jours, il y a encore eu plus de 8000 contaminations quotidiennes au coronavirus en Belgique. Fin juin, lorsque la situation a été jugée susceptible de permettre les mesures de déconfinement, on se trouvait à 83 contaminations par jour. Nous ne sommes jamais descendus plus bas depuis, rappelle Le Soir. Pour le virologue Marc Van Ranst, il faudra s'armer de patience, car redescendre à ce nombre de contaminations par jour pourrait prendre des dizaines de semaines. "Il est plus facile d'assister à une hausse exponentielle du virus qu'à une baisse exponentielle. Même si nous parvenons à faire baisser la courbe par paliers de 15 %, il faudra encore des dizaines de semaines avant de pouvoir atteindre ce seuil de 50 contaminations par jour. Mais la vitesse de la baisse dépendra de chacun de nous. C'est là que nous avons failli la fois dernière ", déclare-t-il dans Le Soir. Autrement dit: à ce stade de l'épidémie, il est encore bien trop tôt pour se réjouir et pour envisager de relâcher l'effort collectif.