Le Premier ministre belge Alexander De Croo (Open VLD) était l'invité de La Première ce lundi matin, un peu plus d'une semaine après l'annonce du confinement. Il s'est montré positif sur la situation : "Il y a certains chiffres qui vont légèrement dans le bon sens pour la première fois", note-t-il, tout en restant très prudent : "la pression dans les hôpitaux reste extrêmement grande".
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Le Premier ministre belge Alexander De Croo (Open VLD) était l'invité de La Première ce lundi matin, un peu plus d'une semaine après l'annonce du confinement. Il s'est montré positif sur la situation : "Il y a certains chiffres qui vont légèrement dans le bon sens pour la première fois", note-t-il, tout en restant très prudent : "la pression dans les hôpitaux reste extrêmement grande".Pour le Premier ministre, il est trop tôt pour parler de pic de la deuxième vague. "Ce qui est important c'est que chacun continue à respecter les mesures : travailler de la maison quand c'est possible, garder les distances, porter un masque..." Le défi, rappelle-t-il, sera de tenir sur la longueur. "Je sais que ce qu'on demande est très difficile. On voit des premiers effets", déclare Alexander De Croo. Dans les prochaines semaines, et pour la fin du mois, le Premier annonce une "une réévaluation des mesures". Le Comité de concertation avait prévu que la fermeture des commerces non-essentiels serait évaluée le 1er décembre. Cette évaluation se fera "sur la base des chiffres" de contamination "de fin novembre", et sans laisser de place aux pressions extérieures aux préoccupations sanitaires, a laissé entendre le Premier ministre. "On prendra des décisions basées sur des avis scientifiques, et pas sur des pressions, comme cela a été trop souvent le cas par le passé", ajoute le Premier ministre. Même si les chiffres des hospitalisations semblent évoluer positivement, impossible de prévoir déjà la situation des fêtes de fin d'année, clarifie Alexander De Croo. "Il est impossible de dire maintenant quelles seront les mesures à ce moment-là. (...) Si l'on a atteint le pic, ce n'est qu'après qu'on le sait".Il ajoute avec certitude : "Les fêtes de fin d'année ne seront pas comme elles l'ont été l'année passée. Dire maintenant quelles seront les mesures en vigueur à ce moment-là, c'est impossible de le faire." Dans un contexte économique difficile, il invite les Belges à consommer local pour soutenir l'économie.Un autre point abordé sur les ondes de la Première concerne la rentrée scolaire, qui aura lieu le lundi 16 novembre, après des vacances d'automne prolongée exceptionnellement d'une semaine. Le Premier ministre annonce que la situation est "suivie de très près dans les écoles". Alexander De Croo considère que maintenir l'enseignement est primordial dans la mesure où "des enfants ont un retard d'éducation par rapport à la première vague."Sur la question de la revalorisation des soins de santé mis à rude épreuve ces derniers mois. De Croo rappelle le chèque consommation de 300 euros déjà promis au personnel. Une revalorisation salariale devrait suivre. "Un budget d'un milliard a été inscrit pour le faire. Ça se fera l'année prochaine, affirme le Premier ministre. Le budget a été accordé, mais ça prend un petit peu de temps. Pour combler le fait que la revalorisation se fait dans le courant de l'année prochaine, on fait [un geste] cette année-ci."Le ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke a reconnu au même moment au micro de la VRT (De Ochtend), en radio également, que les chiffres du coronavirus semblent aller dans la bonne direction. "Mais si nous voulons vraiment être en sécurité, la circulation du virus doit au moins être 10 fois moindre", a-t-il nuancé, sans préciser de chiffre. Autrement dit: il est bien trop tôt pour se réjouir et pour envisager de relâcher l'effort. Pour pouvoir faire face à de futures résurgences, il est aussi nécessaire d'avoir une stratégie de dépistage efficace en place, un suivi des contacts fluide ainsi qu'un respect général des règles de quarantaine dans la population, a indiqué le ministre.(Avec Belga)