Des mesures qui déplaisent (très) fortement, des scandales, des coups de gueule, du ras-le-bol... Le Comite de concertation - aka Codedo - ne semble plus faire figure d'autorité tant sa gestion de la crise sanitaire est moquée par un grand nombre. Du côté de la population et du monde politique, l'incompréhension est totale, le désarroi général, le dégoût presque certain.

La réunion de ce mercredi 29 décembre semble être le point culminant d'un échec politique. Une semaine avant, les injures fusent à l'annonce de nouvelles mesures fortes prises afin d'enrayer la vague d'Omicron, variant aujourd'hui dominant en Belgique. Une décision en particulier sème la discorde : l'arrêt temporaire du secteur culturel. La fermeture des salles de spectacle, de théâtre et de cinéma a beaucoup fait réagir, tant du côté des experts - qui n'en demandaient pas tant - que des politiques - jamais d'accord - et des représentants du secteur - profondément choqués de se voir (une fois de plus) piétinés par les instances supérieures.

"Je pense que cette réunion est importante car elle représente toutes les entités du pays, mais on ne peut plus continuer avec ces réunions interminables qui se basent parfois sur des rapports reçus la veille pour sortir avec des décisions qui sont des rapports de force politiques mais ne répondent pas aux attentes des citoyens", s'exprimait alors un représentant d'Ecolo, Gilles Vanden Burre, invité de l'émission Il faut qu'on parle, sur DH Radio. "Les décisions du Codeco sont trop souvent le résultat de marchandage politique. Il faut donc penser à consulter davantage et changer la méthode pour pallier à cela ".

Changer de méthode ?

Une plainte déposée devant le Conseil d'Etat plus tard, le Codeco vire de bord. Sans aucune autre explication qu'un communiqué de presse, envoyé par le Premier ministre sur Twitter, annonçant vaguement l'annulation de leurs dernières décisions. Ce retournement de situation ne méritait-il pas une meilleure communication ? Serait-ce la peur des aveux qui a maintenu les bouches closes, ou simplement le manque de temps ?

Le président du PS Paul Magnette semblait pourtant admettre le tort, lorsqu'il indiquait dans L'Echo qu'"il faut avoir l'humilité de reconnaître qu'on s'est plantés collectivement lors du dernier Codeco" et qu'"il faut profiter de la trêve des confiseurs pour mettre toute la gestion de la pandémie à plat".

Repenser le système complètement ? C'est en tous cas ce que pense Georges Gilkinet (Écolo) qui estime qu'il faut "toujours améliorer nos modes de fonctionnement". Car ce n'est pas la première fois que l'on parle d'échec, et c'est bien là que le bât blesse. Le vendredi 26 novembre dernier, c'est le secteur de la nuit qui était cette fois visé par le Codeco, au grand dam des discothèques et boites de nuit, forcés de fermer leurs portes à peine avaient-ils pu les rouvrir.

Ouvrir, fermer, ouvrir, fermer... En jouant au yoyo, en changeant d'avis comme de chemise toutes les semaines, le Comité de concertation met en exergue l'absurdité de son fonctionnement interne. "Le Codeco sous sa forme actuelle est en quasi mort cérébrale", dénonce même le député MR Denis Ducarme. Des mots forts.

Bref, tous s'accordent à dire qu'une refonte du système doit être envisagée, quitte à développer des outils d'objectivation pour faciliter les prises de décisions... Et faire en sorte que la Belgique ne se révèle pas être simplement le royaume de l'absurde...

Des mesures qui déplaisent (très) fortement, des scandales, des coups de gueule, du ras-le-bol... Le Comite de concertation - aka Codedo - ne semble plus faire figure d'autorité tant sa gestion de la crise sanitaire est moquée par un grand nombre. Du côté de la population et du monde politique, l'incompréhension est totale, le désarroi général, le dégoût presque certain.La réunion de ce mercredi 29 décembre semble être le point culminant d'un échec politique. Une semaine avant, les injures fusent à l'annonce de nouvelles mesures fortes prises afin d'enrayer la vague d'Omicron, variant aujourd'hui dominant en Belgique. Une décision en particulier sème la discorde : l'arrêt temporaire du secteur culturel. La fermeture des salles de spectacle, de théâtre et de cinéma a beaucoup fait réagir, tant du côté des experts - qui n'en demandaient pas tant - que des politiques - jamais d'accord - et des représentants du secteur - profondément choqués de se voir (une fois de plus) piétinés par les instances supérieures. "Je pense que cette réunion est importante car elle représente toutes les entités du pays, mais on ne peut plus continuer avec ces réunions interminables qui se basent parfois sur des rapports reçus la veille pour sortir avec des décisions qui sont des rapports de force politiques mais ne répondent pas aux attentes des citoyens", s'exprimait alors un représentant d'Ecolo, Gilles Vanden Burre, invité de l'émission Il faut qu'on parle, sur DH Radio. "Les décisions du Codeco sont trop souvent le résultat de marchandage politique. Il faut donc penser à consulter davantage et changer la méthode pour pallier à cela ".Une plainte déposée devant le Conseil d'Etat plus tard, le Codeco vire de bord. Sans aucune autre explication qu'un communiqué de presse, envoyé par le Premier ministre sur Twitter, annonçant vaguement l'annulation de leurs dernières décisions. Ce retournement de situation ne méritait-il pas une meilleure communication ? Serait-ce la peur des aveux qui a maintenu les bouches closes, ou simplement le manque de temps ?Le président du PS Paul Magnette semblait pourtant admettre le tort, lorsqu'il indiquait dans L'Echo qu'"il faut avoir l'humilité de reconnaître qu'on s'est plantés collectivement lors du dernier Codeco" et qu'"il faut profiter de la trêve des confiseurs pour mettre toute la gestion de la pandémie à plat".Repenser le système complètement ? C'est en tous cas ce que pense Georges Gilkinet (Écolo) qui estime qu'il faut "toujours améliorer nos modes de fonctionnement". Car ce n'est pas la première fois que l'on parle d'échec, et c'est bien là que le bât blesse. Le vendredi 26 novembre dernier, c'est le secteur de la nuit qui était cette fois visé par le Codeco, au grand dam des discothèques et boites de nuit, forcés de fermer leurs portes à peine avaient-ils pu les rouvrir. Ouvrir, fermer, ouvrir, fermer... En jouant au yoyo, en changeant d'avis comme de chemise toutes les semaines, le Comité de concertation met en exergue l'absurdité de son fonctionnement interne. "Le Codeco sous sa forme actuelle est en quasi mort cérébrale", dénonce même le député MR Denis Ducarme. Des mots forts.Bref, tous s'accordent à dire qu'une refonte du système doit être envisagée, quitte à développer des outils d'objectivation pour faciliter les prises de décisions... Et faire en sorte que la Belgique ne se révèle pas être simplement le royaume de l'absurde...