Paul Magnette et Bart de Wever "ont accepté cette mission". Ils feront régulièrement rapport au Roi, dont une première fois le 31 juillet.

Le Roi, après des consultations téléphoniques avec les présidents de tous les partis impliqués dans les discussions politiques après les élections, a reçu conjointement en audience au Palais de Bruxelles Bart De Wever et Paul Magnette ce lundi sur le coup de 16h30. Peu après 17h00, les présidents du PS et de la N-VA avaient quitté le Palais sans faire de commentaire.

L'annonce du Palais s'inscrit dans un mouvement entamé il y a quelques jours. Mardi, au lendemain d'un Bureau politique longuement consacré à la formation du gouvernement fédéral, Magnette a expliqué que son parti pouvait "envisager de gouverner avec la N-VA".

Ce qui compte, c'est le contenu, ajoutait-il en précisant qu'il ne s'agissait pas de poursuivre la politique de la coalition suédoise (libéraux, CD&V, N-VA rompue en décembre 2018). Quelques jours plus tard, l'on apprenait que les partis socialistes et la N-VA entretenaient des concertations discrètes.

L'alliance Arizona au frigo

La reprise en main des discussions par les socialistes francophones et les nationalistes flamands enterre, ou à tout le moins met au frigo, la perspective d'une alliance "Arizona" rassemblant les trois partis gouvernementaux -MR, Open Vld, CD&V- et le sp.a, le cdH et la N-VA.

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Dimanche, prenant acte de ces concertations discrètes, les présidents des partis gouvernementaux avaient suspendu leur mission dans l'attente d'une clarification du PS et de la N-VA. Ceux-ci "devaient" par ailleurs leur faire rapport de leurs discussions. Une injonction très mal passée chez les nationalistes. Lundi, M. De Wever faisait savoir qu'il n'était pas "une filiale" des trois autres partis.

Première mission pour Bart De Wever

Désormais, c'est au Roi que Paul Magnette et Bart De Wever feront rapport. Le communiqué du Palais n'évoque même pas la mission des trois présidents entamée le 17 juin. Ce n'est pas la première fois que le PS et la N-VA sont amenés à confronter leurs positions. Ils l'ont déjà fait dans le cadre de missions précédentes, sans jamais trouver un terrain d'entente. Mais c'est la première fois que Magnette et De Wever pilotent ensemble une mission, et la première fois que Bart De Wever est chargé d'une mission.

Plus de 400 jours après les élections, les deux premiers partis de chaque communauté linguistique prennent ensemble les rênes de la formation, après de nombreux appels lancés en ce sens, particulièrement au nord du pays. Jusqu'à présent, Paul Magnette s'y était toujours refusé. Il reste à savoir si un rapprochement est possible. Pendant plus d'un an, les socialistes francophones ont répété qu'un canyon les séparait de la N-VA. Et en interne, la perspective d'une telle alliance suscite une forte hostilité. Le début de la crise du coronavirus n'a pas permis la mise sur pied d'un gouvernement d'unité nationale. Magnette a écarté le scénario au grand dam de De Wever.

Entretemps, la nécessité d'une politique de relance, les investissements qu'elle suppose, la reconnaissance du secteur des soins de santé, de la sécurité sociale et du rôle de l'Etat ont sans doute fait évoluer le contexte politique dans un sens plus favorable au PS.

Lundi midi, dans son discours à l'occasion de la Fête nationale, le chef de l'État a appelé à la constitution d'un "gouvernement stable et résolu" en vue de préparer la relance après la crise du coronavirus.

Paul Magnette et Bart de Wever "ont accepté cette mission". Ils feront régulièrement rapport au Roi, dont une première fois le 31 juillet. Le Roi, après des consultations téléphoniques avec les présidents de tous les partis impliqués dans les discussions politiques après les élections, a reçu conjointement en audience au Palais de Bruxelles Bart De Wever et Paul Magnette ce lundi sur le coup de 16h30. Peu après 17h00, les présidents du PS et de la N-VA avaient quitté le Palais sans faire de commentaire.L'annonce du Palais s'inscrit dans un mouvement entamé il y a quelques jours. Mardi, au lendemain d'un Bureau politique longuement consacré à la formation du gouvernement fédéral, Magnette a expliqué que son parti pouvait "envisager de gouverner avec la N-VA". Ce qui compte, c'est le contenu, ajoutait-il en précisant qu'il ne s'agissait pas de poursuivre la politique de la coalition suédoise (libéraux, CD&V, N-VA rompue en décembre 2018). Quelques jours plus tard, l'on apprenait que les partis socialistes et la N-VA entretenaient des concertations discrètes. La reprise en main des discussions par les socialistes francophones et les nationalistes flamands enterre, ou à tout le moins met au frigo, la perspective d'une alliance "Arizona" rassemblant les trois partis gouvernementaux -MR, Open Vld, CD&V- et le sp.a, le cdH et la N-VA. Dimanche, prenant acte de ces concertations discrètes, les présidents des partis gouvernementaux avaient suspendu leur mission dans l'attente d'une clarification du PS et de la N-VA. Ceux-ci "devaient" par ailleurs leur faire rapport de leurs discussions. Une injonction très mal passée chez les nationalistes. Lundi, M. De Wever faisait savoir qu'il n'était pas "une filiale" des trois autres partis. Désormais, c'est au Roi que Paul Magnette et Bart De Wever feront rapport. Le communiqué du Palais n'évoque même pas la mission des trois présidents entamée le 17 juin. Ce n'est pas la première fois que le PS et la N-VA sont amenés à confronter leurs positions. Ils l'ont déjà fait dans le cadre de missions précédentes, sans jamais trouver un terrain d'entente. Mais c'est la première fois que Magnette et De Wever pilotent ensemble une mission, et la première fois que Bart De Wever est chargé d'une mission. Plus de 400 jours après les élections, les deux premiers partis de chaque communauté linguistique prennent ensemble les rênes de la formation, après de nombreux appels lancés en ce sens, particulièrement au nord du pays. Jusqu'à présent, Paul Magnette s'y était toujours refusé. Il reste à savoir si un rapprochement est possible. Pendant plus d'un an, les socialistes francophones ont répété qu'un canyon les séparait de la N-VA. Et en interne, la perspective d'une telle alliance suscite une forte hostilité. Le début de la crise du coronavirus n'a pas permis la mise sur pied d'un gouvernement d'unité nationale. Magnette a écarté le scénario au grand dam de De Wever. Entretemps, la nécessité d'une politique de relance, les investissements qu'elle suppose, la reconnaissance du secteur des soins de santé, de la sécurité sociale et du rôle de l'Etat ont sans doute fait évoluer le contexte politique dans un sens plus favorable au PS. Lundi midi, dans son discours à l'occasion de la Fête nationale, le chef de l'État a appelé à la constitution d'un "gouvernement stable et résolu" en vue de préparer la relance après la crise du coronavirus.