Le PTB a promis "une opposition de gauche " au futur gouvernement. Il prétend incarner "la gauche authentique ". Certains positionnements de ce parti montrent qu'il représente, au contraire, la gauche démagogique. Plutôt que de tirer au bazooka sur les partis démocratiques qui tentent de former un gouvernement, le PTB ferait mieux de balayer devant sa porte.

Le PTB méprise les musulmans ouïgours

Le 17 août dernier, j'ai publié dans les pages "Opinions" du "Vif" un article sur "La face cachée du PTB qui soutient la dictature du Parti communiste chinois" (La face cachée du PTB qui soutient la dictature du parti ...) et nie la persécution des Ouïgours, minorité musulmane du Nord-Ouest de la Chine. Ce texte citait plusieurs cas d'élus et de cadres du PTB tenant des propos négationnistes sur le drame des Ouïgours. C'est un dogme, au PTB : on s'abstient de toute critique envers le pouvoir communiste chinois.

Quelques jours après la publication de mon texte, le PTB a récidivé. Le 31 août, le député bruxellois Jamal Ikazban (PS), également chef de groupe de son parti au conseil communal de Molenbeek, a présenté devant celui-ci une motion condamnant "les actes de persécution graves de la Chine envers la minorité musulmane des Ouïgours et autres minorités". Cette motion a été approuvée à l'unanimité des conseillers communaux molenbeekois, moins l'abstention des élus du PTB. "Incompréhensible", a réagi Jamal Ikazban. En fait, il est impensable, pour le PTB, d'égratigner la Chine communiste.

Double discours

Depuis plusieurs mois, la presse, de droite comme de gauche, publie de nombreux articles, éditoriaux et dossiers sur ce que le quotidien 'Le Monde' du 18 septembre appelle "l'asservissement de tout un peuple, victime d'un totalitarisme dont la sophistication se révèle un peu plus chaque jour". Le bimestriel du PTB, 'Solidaire ', est le seul média à passer complètement sous silence le calvaire des musulmans ouïgours.

Une fois de plus, le PTB se distingue par son double discours. Il drague, en Belgique, l'électorat musulman, mais ne lève pas le petit doigt lorsque, sous prétexte de lutte contre le terrorisme, des musulmans sont persécutés, en Chine communiste. Le PTB donne des leçons de socialisme au PS et à tous les sociaux-démocrates "coupables", selon Raoul Hedebouw, de piétiner les valeurs de gauche, mais il soutient un régime chinois de plus en plus totalitaire.

Fascination pour le parti unique

Les leçons de morale du PTB sont pour le moins indécentes. Sa fascination pour le "parti unique" à la chinoise pose question. Tout au long de l'été, le PTB a ciblé le PS, son ennemi numéro un, et particulièrement Paul Magnette qui, selon Raoul Hedebouw, " a trahi les principes de solidarité de la gauche en acceptant de négocier avec Bart De Wever". Hedebouw ne manque pas de culot. Car ce qui est surtout indigne, de la part d'un parti qui se dit de gauche - le PTB d'extrême gauche - c'est de donner des leçons de morale à tous les partis démocratiques, sur l'air du "tous pourris" : " J'en ai marre des partis traditionnels qui se protègent l'un l'autre", martèle sans nuance le porte-parole du PTB.

Le ton flirte avec un poujadisme de mauvais aloi. Le PTB est le parti de l'indignation sélective. Toujours prêt à épingler les mesures soi-disant liberticides de nos gouvernements démocratiques. Toujours complaisant envers les dictatures communistes, notamment la Chine qui enferme les musulmans ouïgours dans des camps de rééducation. Le PTB ne voit pas où est le problème. Il se tait dans toutes les langues et fait bloc avec ses camarades du Parti communiste chinois, dont il relaie chez nous la propagande.

Après tout, ce n'est guère surprenant de la part d'un parti qui a jadis soutenu, sans état d'âme, tous les tyrans communistes, de Staline à Mao, en passant par Pol Pot et Kim Jong-il. Pas surprenant non plus car, quand ils exercent le pouvoir, les communistes ont toujours méprisé les minorités musulmanes.

La posture du lanceur de tomates

Le PTB adopte la posture du lanceur de tomates. Pour ce parti démagogique, tous les partis démocratiques sont infréquentables et méritent qu'on leur lance des tomates. Cette posture est irresponsable. Le PTB est une arnaque - soi-disant - de gauche .

Si les socialistes avaient refusé, par le passé, de prendre leurs responsabilités au gouvernement, bon nombre de réformes sociales seraient restées dans les tiroirs. Est-ce un détail, pour ce PTB archaïque, qui n'a toujours pas compris que nous ne vivons pas dans un régime de parti unique et que la démocratie implique de forger des compromis ?

Le PTB a promis "une opposition de gauche " au futur gouvernement. Il prétend incarner "la gauche authentique ". Certains positionnements de ce parti montrent qu'il représente, au contraire, la gauche démagogique. Plutôt que de tirer au bazooka sur les partis démocratiques qui tentent de former un gouvernement, le PTB ferait mieux de balayer devant sa porte.Le PTB méprise les musulmans ouïgoursLe 17 août dernier, j'ai publié dans les pages "Opinions" du "Vif" un article sur "La face cachée du PTB qui soutient la dictature du Parti communiste chinois" (La face cachée du PTB qui soutient la dictature du parti ...) et nie la persécution des Ouïgours, minorité musulmane du Nord-Ouest de la Chine. Ce texte citait plusieurs cas d'élus et de cadres du PTB tenant des propos négationnistes sur le drame des Ouïgours. C'est un dogme, au PTB : on s'abstient de toute critique envers le pouvoir communiste chinois.Quelques jours après la publication de mon texte, le PTB a récidivé. Le 31 août, le député bruxellois Jamal Ikazban (PS), également chef de groupe de son parti au conseil communal de Molenbeek, a présenté devant celui-ci une motion condamnant "les actes de persécution graves de la Chine envers la minorité musulmane des Ouïgours et autres minorités". Cette motion a été approuvée à l'unanimité des conseillers communaux molenbeekois, moins l'abstention des élus du PTB. "Incompréhensible", a réagi Jamal Ikazban. En fait, il est impensable, pour le PTB, d'égratigner la Chine communiste.Double discoursDepuis plusieurs mois, la presse, de droite comme de gauche, publie de nombreux articles, éditoriaux et dossiers sur ce que le quotidien 'Le Monde' du 18 septembre appelle "l'asservissement de tout un peuple, victime d'un totalitarisme dont la sophistication se révèle un peu plus chaque jour". Le bimestriel du PTB, 'Solidaire ', est le seul média à passer complètement sous silence le calvaire des musulmans ouïgours.Une fois de plus, le PTB se distingue par son double discours. Il drague, en Belgique, l'électorat musulman, mais ne lève pas le petit doigt lorsque, sous prétexte de lutte contre le terrorisme, des musulmans sont persécutés, en Chine communiste. Le PTB donne des leçons de socialisme au PS et à tous les sociaux-démocrates "coupables", selon Raoul Hedebouw, de piétiner les valeurs de gauche, mais il soutient un régime chinois de plus en plus totalitaire. Fascination pour le parti uniqueLes leçons de morale du PTB sont pour le moins indécentes. Sa fascination pour le "parti unique" à la chinoise pose question. Tout au long de l'été, le PTB a ciblé le PS, son ennemi numéro un, et particulièrement Paul Magnette qui, selon Raoul Hedebouw, " a trahi les principes de solidarité de la gauche en acceptant de négocier avec Bart De Wever". Hedebouw ne manque pas de culot. Car ce qui est surtout indigne, de la part d'un parti qui se dit de gauche - le PTB d'extrême gauche - c'est de donner des leçons de morale à tous les partis démocratiques, sur l'air du "tous pourris" : " J'en ai marre des partis traditionnels qui se protègent l'un l'autre", martèle sans nuance le porte-parole du PTB.Le ton flirte avec un poujadisme de mauvais aloi. Le PTB est le parti de l'indignation sélective. Toujours prêt à épingler les mesures soi-disant liberticides de nos gouvernements démocratiques. Toujours complaisant envers les dictatures communistes, notamment la Chine qui enferme les musulmans ouïgours dans des camps de rééducation. Le PTB ne voit pas où est le problème. Il se tait dans toutes les langues et fait bloc avec ses camarades du Parti communiste chinois, dont il relaie chez nous la propagande.Après tout, ce n'est guère surprenant de la part d'un parti qui a jadis soutenu, sans état d'âme, tous les tyrans communistes, de Staline à Mao, en passant par Pol Pot et Kim Jong-il. Pas surprenant non plus car, quand ils exercent le pouvoir, les communistes ont toujours méprisé les minorités musulmanes.La posture du lanceur de tomatesLe PTB adopte la posture du lanceur de tomates. Pour ce parti démagogique, tous les partis démocratiques sont infréquentables et méritent qu'on leur lance des tomates. Cette posture est irresponsable. Le PTB est une arnaque - soi-disant - de gauche .Si les socialistes avaient refusé, par le passé, de prendre leurs responsabilités au gouvernement, bon nombre de réformes sociales seraient restées dans les tiroirs. Est-ce un détail, pour ce PTB archaïque, qui n'a toujours pas compris que nous ne vivons pas dans un régime de parti unique et que la démocratie implique de forger des compromis ?