Nouveau variant Omicron, accélération de la troisième dose, peut-être (sans doute ?) une quatrième voire une cinquième, pas d'assouplissement à espérer lors du prochain Codeco... Chaque espoir d'un retour à la vie "normale" fut douché par une nouvelle vague et des hôpitaux remis sous pression. Quand cet enfer sanitaire prendra-t-il fin, enfin ?

"Pas du jour au lendemain", a répondu le virologue Marc Van Ranst jeudi sur la VRT, dans l'émission De Afspraak. "Ce n'est pas comme une guerre, quand on signe un armistice et que c'est terminé. Cela ne se passe pas comme ça avec une infection virale."

Alors comment ? Dans son nouvel ouvrage, La menace virale (dont Le Vif a pu avoir les bonnes feuilles), l'infectiologue Nathan Clumeck liste une série de conditions pour qu'une éradication soit possible : tout d'abord, un vaccin avec une efficacité de 95%, "capable à la fois de bloquer la transmission du virus et d'empêcher son portage asymptomatique", écrit-il.

Or, les vaccins actuellement administrés n'atteignent pas encore ce seuil. Selon une récente étude de Sciensano, fin octobre, les personnes de 18 à 64 ans complètement vaccinés ont vu diminuer de 88 % le risque d'hospitalisation et de 93% celui de se retrouver aux soins intensifs. Ce risque est plus élevé dans la tranche d'âge des plus de 65 ans, mais reste limité avec 63% d'hospitalisations et 75% d'admission aux soins intensifs en moins.

Ensuite, selon Nathan Clumeck, il faudrait que la vaccination devienne partout obligatoire, dans le monde entier, "sans aucune exception et appliquée à toute la population ou dès la naissance".

Autre condition pour une disparition complète : que le virus ne touche exclusivement que les humains et qu'il n'existe "aucun réservoir animal, domestique ou sauvage" dans lequel il puisse persister. "Enfin, ajoute-t-il, il faudrait que le virus ne mute pas ou en tout cas pas suffisamment pour rendre le vaccin inefficace".

Quand bien même toutes ces conditions seraient remplies, il resterait "le plus difficile" selon le spécialiste : obtenir un consensus international pour que la vaccination devienne obligatoire dans tous les pays, au niveau de l'ONU et de l'OMS, puis trouver les fonds pour que cette gigantesque campagne de vaccination soit techniquement possible. Sans parler des freins "humains", pour convaincre les récalcitrants, hésitants et antivax purs et durs.

"Toutes ces conditions étant réunies, écrit Nathan Clumeck, il a fallu plus de 20 ans pour éradiquer la variole dont la mortalité varie entre 30 % et 50 % des personnes infectées. Pour le SARS-CoV-2, la mortalité est bien moindre, de l'ordre de 1 % à 2 %." La variole, qui avait commencé à faire des ravages dès la fin du 18ème siècle en Europe, a été officiellement déclarée éradiquée en 1980 par l'OMS. Elle causait alors plus de deux millions de décès annuels dans le monde.

Covid, c'est parti pour un siècle ? Sur le plateau de la VRT, Marc Van Ranst a rappelé l'exemple de la grippe russe, qui avait émergé en 1890. "Une épidémie comme celle que nous vivons actuellement, c'est parfaitement comparable." Et qui avait mis environ... 80 ans à disparaître. "Mais ici, ça ne va pas durer assez longtemps", assure-t-il. Sûr et certain ?

Nouveau variant Omicron, accélération de la troisième dose, peut-être (sans doute ?) une quatrième voire une cinquième, pas d'assouplissement à espérer lors du prochain Codeco... Chaque espoir d'un retour à la vie "normale" fut douché par une nouvelle vague et des hôpitaux remis sous pression. Quand cet enfer sanitaire prendra-t-il fin, enfin ?"Pas du jour au lendemain", a répondu le virologue Marc Van Ranst jeudi sur la VRT, dans l'émission De Afspraak. "Ce n'est pas comme une guerre, quand on signe un armistice et que c'est terminé. Cela ne se passe pas comme ça avec une infection virale."Alors comment ? Dans son nouvel ouvrage, La menace virale (dont Le Vif a pu avoir les bonnes feuilles), l'infectiologue Nathan Clumeck liste une série de conditions pour qu'une éradication soit possible : tout d'abord, un vaccin avec une efficacité de 95%, "capable à la fois de bloquer la transmission du virus et d'empêcher son portage asymptomatique", écrit-il. Or, les vaccins actuellement administrés n'atteignent pas encore ce seuil. Selon une récente étude de Sciensano, fin octobre, les personnes de 18 à 64 ans complètement vaccinés ont vu diminuer de 88 % le risque d'hospitalisation et de 93% celui de se retrouver aux soins intensifs. Ce risque est plus élevé dans la tranche d'âge des plus de 65 ans, mais reste limité avec 63% d'hospitalisations et 75% d'admission aux soins intensifs en moins. Ensuite, selon Nathan Clumeck, il faudrait que la vaccination devienne partout obligatoire, dans le monde entier, "sans aucune exception et appliquée à toute la population ou dès la naissance".Autre condition pour une disparition complète : que le virus ne touche exclusivement que les humains et qu'il n'existe "aucun réservoir animal, domestique ou sauvage" dans lequel il puisse persister. "Enfin, ajoute-t-il, il faudrait que le virus ne mute pas ou en tout cas pas suffisamment pour rendre le vaccin inefficace".Quand bien même toutes ces conditions seraient remplies, il resterait "le plus difficile" selon le spécialiste : obtenir un consensus international pour que la vaccination devienne obligatoire dans tous les pays, au niveau de l'ONU et de l'OMS, puis trouver les fonds pour que cette gigantesque campagne de vaccination soit techniquement possible. Sans parler des freins "humains", pour convaincre les récalcitrants, hésitants et antivax purs et durs."Toutes ces conditions étant réunies, écrit Nathan Clumeck, il a fallu plus de 20 ans pour éradiquer la variole dont la mortalité varie entre 30 % et 50 % des personnes infectées. Pour le SARS-CoV-2, la mortalité est bien moindre, de l'ordre de 1 % à 2 %." La variole, qui avait commencé à faire des ravages dès la fin du 18ème siècle en Europe, a été officiellement déclarée éradiquée en 1980 par l'OMS. Elle causait alors plus de deux millions de décès annuels dans le monde. Covid, c'est parti pour un siècle ? Sur le plateau de la VRT, Marc Van Ranst a rappelé l'exemple de la grippe russe, qui avait émergé en 1890. "Une épidémie comme celle que nous vivons actuellement, c'est parfaitement comparable." Et qui avait mis environ... 80 ans à disparaître. "Mais ici, ça ne va pas durer assez longtemps", assure-t-il. Sûr et certain ?