"La sagesse, ce n'est pas d'être pessimiste ou optimiste, mais d'observer, de savoir quelles sont nos valeurs et de ne rien concéder." Salman Rushdie

Il m'est arrivé, plus souvent qu'à mon tour, de harponner les égarements des partis dits de gauche comme Les Verts, le Parti communiste, le Parti socialiste et surtout, last but not least, la France supposée insoumise. Mes amis affectionnant peu ce genre de mise en cause de mon propre camp, ils se formalisent facilement, se sentent offensés et remettent en question jusqu'à mon appartenance à cette grande famille progressiste. Puisque je prétends être de gauche, je me dois de diriger mes flèches contre la droite "réactionnaire" par essence et concentrer ma hargne contre les responsables de tous nos malheurs.

Le problème, c'est que je suis de ceux qui croient qu'il est primordial de se débarrasser de la poussière et de ne pas la mettre sous le tapis et, surtout, de commencer par balayer devant sa propre porte. Je suis de ceux qui se sentent obligés de s'occuper de leurs propres affaires avant d'essayer de régler les problèmes des autres.

Critiquer son propre camp est un signe de maturité. En toute chose, il faut savoir y mettre de la pondération. Taper sur la gauche quand elle dérape est une démarche impérative. Sans pour cela que l'on doive accepter d'être brocardé et de passer pour un Judas.

Autant le dire de prime abord, la France dite insoumise n'est pas la mienne. Je ne peux pas faire litière ni tirer un trait sur la participation de ses militants et, en premier lieu, de ses chefs, à la manifestation honteuse en soutien au CCIF (Collectif Contre l'Islamophobie en France), groupe sectaire proche des milieux islamistes, interdit depuis par le gouvernement. Lors de cette marche, on a entendu des slogans odieux et même vu l'étoile jaune fleurir sur la poitrine d'une petite fille innocente, cette étoile jaune qui avait une signification précise lorsque les bottes nazies résonnaient sur le sol européen. Et la France insoumise n'a rien trouvé à y redire. Pire, dans les différentes allocutions ou interviews, les dirigeants de ce parti n'éprouvent aucune honte à étaler leur paternalisme vis-à-vis de certaines populations de banlieues qui constituent leur électorat et à prendre parti pour une France transformée en communautés disparates.

Wokisme, compromission avec les mouvances indigénistes, propension à encourager les saillies communautaristes, collaboration avec l'aile la plus radicale de l'islam politique, soumission aux signes les plus rétrogrades du racialisme qui soumet les citoyens à leur seule couleur de peau, soutien aux initiatives séparatistes, voilà le constat fait de la place de la gauche dans le paysage politique actuel en France. Et dire que c'est la gauche dreyfusarde, celle de Jean Jaurès, d'Emile Combes, de Ferdinand Buisson et d'Aristide Briand qui s'est battue contre la primauté de l'église catholique et qui a mené la séparation jusqu'à son terme.

Me réclamant de gauche, je sais tout le poids que je porte pour critiquer mon camp mais je sais, pour l'avoir vécu de l'intérieur, l'inaptitude de beaucoup à regarder la poutre fichée dans leur oeil au lieu de se focaliser sur la paille qui rase l'oeil du voisin. Et comme chacun le sait, la gauche n'a jamais tort depuis le tournant de la rigueur pris en 1983 par François Mitterrand et l'attitude de Lionel Jospin qui restera droit dans ses bottes sur les véritables raisons de la défaite historique du PS en 2002.

Des chroniques comme la mienne font s'égosiller mes amis qui se trouvent à gauche. Si la gauche a eu des moments où son honneur a été non seulement préservé et même raffermi, il est des circonstances, nombreuses, où la gauche s'est totalement fourvoyée au nom d'un tiers-mondisme de pacotille. J'en veux pour preuve la solidarité avec le régime de Khomeiny lorsque le clergé chiite a pris le pouvoir en Iran.

Il est vrai que la gauche républicaine incarnée par Jean-Pierre Chevènement n'a jamais accepté que le mouvement progressiste puisse s'effacer derrière des projets politiques qui ne répondent pas aux aspirations de nos concitoyens. Et parce que cette gauche a chevillé au corps les intérêts, non seulement de la nation, mais aussi et surtout des valeurs intrinsèques de la République. Toute autre manière de se comporter vis-à-vis des fondamentaux que la France incarne depuis la Révolution de 1789 accentuée par les lois du 29 juillet 1881 et du 9 décembre 1905 comme le fait la France dite insoumise de Jean-Luc Mélenchon constitue une arnaque et un détournement.

Le titre est de la rédaction. Titre original: "Le droit d'inventaire"

"La sagesse, ce n'est pas d'être pessimiste ou optimiste, mais d'observer, de savoir quelles sont nos valeurs et de ne rien concéder." Salman RushdieIl m'est arrivé, plus souvent qu'à mon tour, de harponner les égarements des partis dits de gauche comme Les Verts, le Parti communiste, le Parti socialiste et surtout, last but not least, la France supposée insoumise. Mes amis affectionnant peu ce genre de mise en cause de mon propre camp, ils se formalisent facilement, se sentent offensés et remettent en question jusqu'à mon appartenance à cette grande famille progressiste. Puisque je prétends être de gauche, je me dois de diriger mes flèches contre la droite "réactionnaire" par essence et concentrer ma hargne contre les responsables de tous nos malheurs. Le problème, c'est que je suis de ceux qui croient qu'il est primordial de se débarrasser de la poussière et de ne pas la mettre sous le tapis et, surtout, de commencer par balayer devant sa propre porte. Je suis de ceux qui se sentent obligés de s'occuper de leurs propres affaires avant d'essayer de régler les problèmes des autres. Critiquer son propre camp est un signe de maturité. En toute chose, il faut savoir y mettre de la pondération. Taper sur la gauche quand elle dérape est une démarche impérative. Sans pour cela que l'on doive accepter d'être brocardé et de passer pour un Judas. Autant le dire de prime abord, la France dite insoumise n'est pas la mienne. Je ne peux pas faire litière ni tirer un trait sur la participation de ses militants et, en premier lieu, de ses chefs, à la manifestation honteuse en soutien au CCIF (Collectif Contre l'Islamophobie en France), groupe sectaire proche des milieux islamistes, interdit depuis par le gouvernement. Lors de cette marche, on a entendu des slogans odieux et même vu l'étoile jaune fleurir sur la poitrine d'une petite fille innocente, cette étoile jaune qui avait une signification précise lorsque les bottes nazies résonnaient sur le sol européen. Et la France insoumise n'a rien trouvé à y redire. Pire, dans les différentes allocutions ou interviews, les dirigeants de ce parti n'éprouvent aucune honte à étaler leur paternalisme vis-à-vis de certaines populations de banlieues qui constituent leur électorat et à prendre parti pour une France transformée en communautés disparates. Wokisme, compromission avec les mouvances indigénistes, propension à encourager les saillies communautaristes, collaboration avec l'aile la plus radicale de l'islam politique, soumission aux signes les plus rétrogrades du racialisme qui soumet les citoyens à leur seule couleur de peau, soutien aux initiatives séparatistes, voilà le constat fait de la place de la gauche dans le paysage politique actuel en France. Et dire que c'est la gauche dreyfusarde, celle de Jean Jaurès, d'Emile Combes, de Ferdinand Buisson et d'Aristide Briand qui s'est battue contre la primauté de l'église catholique et qui a mené la séparation jusqu'à son terme. Me réclamant de gauche, je sais tout le poids que je porte pour critiquer mon camp mais je sais, pour l'avoir vécu de l'intérieur, l'inaptitude de beaucoup à regarder la poutre fichée dans leur oeil au lieu de se focaliser sur la paille qui rase l'oeil du voisin. Et comme chacun le sait, la gauche n'a jamais tort depuis le tournant de la rigueur pris en 1983 par François Mitterrand et l'attitude de Lionel Jospin qui restera droit dans ses bottes sur les véritables raisons de la défaite historique du PS en 2002. Des chroniques comme la mienne font s'égosiller mes amis qui se trouvent à gauche. Si la gauche a eu des moments où son honneur a été non seulement préservé et même raffermi, il est des circonstances, nombreuses, où la gauche s'est totalement fourvoyée au nom d'un tiers-mondisme de pacotille. J'en veux pour preuve la solidarité avec le régime de Khomeiny lorsque le clergé chiite a pris le pouvoir en Iran. Il est vrai que la gauche républicaine incarnée par Jean-Pierre Chevènement n'a jamais accepté que le mouvement progressiste puisse s'effacer derrière des projets politiques qui ne répondent pas aux aspirations de nos concitoyens. Et parce que cette gauche a chevillé au corps les intérêts, non seulement de la nation, mais aussi et surtout des valeurs intrinsèques de la République. Toute autre manière de se comporter vis-à-vis des fondamentaux que la France incarne depuis la Révolution de 1789 accentuée par les lois du 29 juillet 1881 et du 9 décembre 1905 comme le fait la France dite insoumise de Jean-Luc Mélenchon constitue une arnaque et un détournement.Le titre est de la rédaction. Titre original: "Le droit d'inventaire"