L'enquête tourne en boucle sur les réseaux sociaux depuis ce week-end. Pauline Deglume, journaliste à L'Echo, a posé la question qui fâche : "La Belgique, moins violente, mais aussi raciste que les Etats-Unis ?".

Elle recense notamment des témoignages évoquant les violences sournoises dont sont victimes les jeunes des quartiers défavorisés. "Le problème des contrôles d'identité ne se pose pas pour les Belgo-Belges, souligne au quotidien Joke Callewaert, avocate du Progress Lawyers Network. C'est un constat de notre pratique quotidienne. Les jeunes sortant des cachots avec des blessures se sont soi-disant frappé la tête contre le mur et les caméras sont toujours en panne. C'est dingue que cela passe encore! Les policiers dressent un P-V. pour rébellion et l'emportent en justice parce qu'ils sont assermentés."

L'enquête épingle également l'explosion du nombre de signalements pour propos ou actes xénophobes : +26% en 2019 selon le Mouvement contre le racisme ou la xénophobie (Mrax). Nous pouvons rappeler aussi qu'en mars 2019, déjà, le Centre fédéral Unia tirait une nouvelle fois la sonnette d'alarme : 866 incidents racistes ont été recensés en 2018, contre 782 en 2017. Une hausse de 11%. "La Belgique n'est pas un pays raciste, soulignai alors son directeur, Patrick Charlier. Mais ici comme ailleurs, les discriminations raciales existent. Notre pays n'a toujours pas adopté de plan interfédéral de lutte contre le racisme." Le sujet a d'ailleurs fait l'objet d'un vif échange de vues la semaine dernière à la Chambre.

Citant les chiffres d'Eurostat, L'Echo constate par ailleurs que "la Belgique affiche le taux d'emploi des immigrés d'origine non européenne le plus faible des 28 États membres: 58% contre une moyenne de 73,4% au niveau de l'Union européenne".

Dans Le Soir de ce mardi, qui pose la même question de savoir si la Belgique est un Etat raciste, Marco Martiniello, professeur à l'ULiège et directeur du Centre d'études de l'ethnicité et des migrations (Cedem), temporise : la Belgique ne dispose pas d'un système légal fondé sur la race comme ce fut le cas de l'apartheid en Afrique du Sud ou de la ségrégation aux Etats-Unis. "Mais nos lois actuelles ne criminalisent pas correctement ces délits et nous n'avons toujours pas de plan interfédéral contre le racisme", dit-il. La Première ministre, Sophie Wilmès, a remis sur pied une conférence interministérielle pour l'élaborer. C'était en début d'année, avant le confinement...

L'enquête tourne en boucle sur les réseaux sociaux depuis ce week-end. Pauline Deglume, journaliste à L'Echo, a posé la question qui fâche : "La Belgique, moins violente, mais aussi raciste que les Etats-Unis ?".Elle recense notamment des témoignages évoquant les violences sournoises dont sont victimes les jeunes des quartiers défavorisés. "Le problème des contrôles d'identité ne se pose pas pour les Belgo-Belges, souligne au quotidien Joke Callewaert, avocate du Progress Lawyers Network. C'est un constat de notre pratique quotidienne. Les jeunes sortant des cachots avec des blessures se sont soi-disant frappé la tête contre le mur et les caméras sont toujours en panne. C'est dingue que cela passe encore! Les policiers dressent un P-V. pour rébellion et l'emportent en justice parce qu'ils sont assermentés."L'enquête épingle également l'explosion du nombre de signalements pour propos ou actes xénophobes : +26% en 2019 selon le Mouvement contre le racisme ou la xénophobie (Mrax). Nous pouvons rappeler aussi qu'en mars 2019, déjà, le Centre fédéral Unia tirait une nouvelle fois la sonnette d'alarme : 866 incidents racistes ont été recensés en 2018, contre 782 en 2017. Une hausse de 11%. "La Belgique n'est pas un pays raciste, soulignai alors son directeur, Patrick Charlier. Mais ici comme ailleurs, les discriminations raciales existent. Notre pays n'a toujours pas adopté de plan interfédéral de lutte contre le racisme." Le sujet a d'ailleurs fait l'objet d'un vif échange de vues la semaine dernière à la Chambre.Citant les chiffres d'Eurostat, L'Echo constate par ailleurs que "la Belgique affiche le taux d'emploi des immigrés d'origine non européenne le plus faible des 28 États membres: 58% contre une moyenne de 73,4% au niveau de l'Union européenne".Dans Le Soir de ce mardi, qui pose la même question de savoir si la Belgique est un Etat raciste, Marco Martiniello, professeur à l'ULiège et directeur du Centre d'études de l'ethnicité et des migrations (Cedem), temporise : la Belgique ne dispose pas d'un système légal fondé sur la race comme ce fut le cas de l'apartheid en Afrique du Sud ou de la ségrégation aux Etats-Unis. "Mais nos lois actuelles ne criminalisent pas correctement ces délits et nous n'avons toujours pas de plan interfédéral contre le racisme", dit-il. La Première ministre, Sophie Wilmès, a remis sur pied une conférence interministérielle pour l'élaborer. C'était en début d'année, avant le confinement...