"I can't breathe." Les derniers mots de George Floyd, tué par un policier aux Etats-Unis, ont résonné fortement chez nous en séance plénière de la Chambre, ce jeudi après-midi. La grande majorité des partis politiques ont demandé à la Première ministre, Sophie Wilmès (MR), où en était le plan d'action fédéral contre le racisme promis en début d'année. La crise du coronavirus est passée par là, a-t-elle rappelé en partageant l'émotion générale, mais des outils existent déjà et la conférence interministérielle mise en place planchera bien sur le sujet. En attendant, attention à la manifestation annoncée à Bruxelles qui pourrait rassembler 5000 personnes dimanche à Bruxelles et mettre en péril la santé de nombreuses personnes.

Rappellant les derniers ots de George Floyd, Simon Moutquin (Ecolo) a insisté le premier: "En Europe et en Belgique aussi, le racisem progresse. Ici aussi, des personnes suffoquent." Il a rappelé que des personnes sont systmétiquement victimes de disciminations à l'embaûche ou que les violences policières existent, chez nous aussi." "C'est un peu facile de s'indigner au sujet de ce qui se passe aux Etats-Unis et de dénoncer un pays bizarre, un président bizarre, mais il y a un parallèle à faire avec ce qui se passe en Belgique", ajoute Goedele Liekens (Open VLD). "Le racisme tue aux Etats-Unis, mais aussi en France comme en témoigne le cas d'Adama Traore", dit Hervé Rigot (PS). "Black Lives Matters et le symbole George Floyd sont devenus au racisme ce que MeToo est devenu au sexisme", clame Sophie Rohonyi (DéFi).

Sur toutes les lèvres, il y a cette interrogation au sujet d'un plan d'action fédéral contre le racisme que la Belgique attend depuis dix-neuf ans, promis suite à la Conférence mondiale contre le racisme de Durban, en 2001. Au début de cette année, suite à l'incendie d'un centre pour demandeurs d'asile à Bizen, la Première ministre avait eu des mots forts: "Le racisme n'est pas une opinion, mais un délit". Une conférence interministérielle avait été mise en place pour élaborer un plan d'action contre le racisme. Depuis, plus rien... D'où les questions émanant des députés, tenant évidemment compte de la crise qui a depuis bouleversé notre pays comme le monde dans son ensemble.

"Les derniers mots de George Floyd résonnent en nous tous, a entamé Sophie Wilmès. Ils suscitent de l'indignation, de la colère, voire de la révolte. George Floud est devenu malgré lui le symbole de la lutte contre le racisme et de la haine de l'autre. Je partage cette volonté faroucher de lutter. Vous avez raison, ce racisme est présent en Belgique aussi."

La Première ministre souligne toutefois que des instruments juridiques existent déjà chez nous pour lutter contre le racisme chez nous, qu'un organisme comme Unia a pour mission de rassembler les plaintes et qu'il est, le cas échéant, possible de déposer plainte en cas de violences policières. La conférence interministérielle, ajoute--t-elle, a été créée, mais ses travaux ont été suspendus par la crise du coronavirus. Elle a confirmé le souhait de travailler à un plan d'action fédéral.

Sophie Wilmès met toutefois en garde contre une émotion excessive exprimée dans la rue en cette ère où le virus est toujours présent. "Il semble que plus de 5000 personnes ont l'intention de se mobiliser dimanche à Bruxelles. Le bougmestre Philippe Close (PS) dialogue avec les organisateurs et j'espère qu'il trouvera une alternative." Comme elle l'avait fait à l'issue du Conseil national de sécurité, mercredi, elle met en garde contre l'impact que de tels rassemblements, interdits, pourraient avoir sur la propagation du virus.

Seuls la N-VA et le Vlaams Belang ne se sont pas exprimés. "Choisissez votre camp. Sur ce débat, on ne vous entend pas", a d'ailleurs lancé la députée Groen Jessika Soors, à l'adresse de la N-VA.

"I can't breathe." Les derniers mots de George Floyd, tué par un policier aux Etats-Unis, ont résonné fortement chez nous en séance plénière de la Chambre, ce jeudi après-midi. La grande majorité des partis politiques ont demandé à la Première ministre, Sophie Wilmès (MR), où en était le plan d'action fédéral contre le racisme promis en début d'année. La crise du coronavirus est passée par là, a-t-elle rappelé en partageant l'émotion générale, mais des outils existent déjà et la conférence interministérielle mise en place planchera bien sur le sujet. En attendant, attention à la manifestation annoncée à Bruxelles qui pourrait rassembler 5000 personnes dimanche à Bruxelles et mettre en péril la santé de nombreuses personnes.Rappellant les derniers ots de George Floyd, Simon Moutquin (Ecolo) a insisté le premier: "En Europe et en Belgique aussi, le racisem progresse. Ici aussi, des personnes suffoquent." Il a rappelé que des personnes sont systmétiquement victimes de disciminations à l'embaûche ou que les violences policières existent, chez nous aussi." "C'est un peu facile de s'indigner au sujet de ce qui se passe aux Etats-Unis et de dénoncer un pays bizarre, un président bizarre, mais il y a un parallèle à faire avec ce qui se passe en Belgique", ajoute Goedele Liekens (Open VLD). "Le racisme tue aux Etats-Unis, mais aussi en France comme en témoigne le cas d'Adama Traore", dit Hervé Rigot (PS). "Black Lives Matters et le symbole George Floyd sont devenus au racisme ce que MeToo est devenu au sexisme", clame Sophie Rohonyi (DéFi).Sur toutes les lèvres, il y a cette interrogation au sujet d'un plan d'action fédéral contre le racisme que la Belgique attend depuis dix-neuf ans, promis suite à la Conférence mondiale contre le racisme de Durban, en 2001. Au début de cette année, suite à l'incendie d'un centre pour demandeurs d'asile à Bizen, la Première ministre avait eu des mots forts: "Le racisme n'est pas une opinion, mais un délit". Une conférence interministérielle avait été mise en place pour élaborer un plan d'action contre le racisme. Depuis, plus rien... D'où les questions émanant des députés, tenant évidemment compte de la crise qui a depuis bouleversé notre pays comme le monde dans son ensemble."Les derniers mots de George Floyd résonnent en nous tous, a entamé Sophie Wilmès. Ils suscitent de l'indignation, de la colère, voire de la révolte. George Floud est devenu malgré lui le symbole de la lutte contre le racisme et de la haine de l'autre. Je partage cette volonté faroucher de lutter. Vous avez raison, ce racisme est présent en Belgique aussi."La Première ministre souligne toutefois que des instruments juridiques existent déjà chez nous pour lutter contre le racisme chez nous, qu'un organisme comme Unia a pour mission de rassembler les plaintes et qu'il est, le cas échéant, possible de déposer plainte en cas de violences policières. La conférence interministérielle, ajoute--t-elle, a été créée, mais ses travaux ont été suspendus par la crise du coronavirus. Elle a confirmé le souhait de travailler à un plan d'action fédéral.Sophie Wilmès met toutefois en garde contre une émotion excessive exprimée dans la rue en cette ère où le virus est toujours présent. "Il semble que plus de 5000 personnes ont l'intention de se mobiliser dimanche à Bruxelles. Le bougmestre Philippe Close (PS) dialogue avec les organisateurs et j'espère qu'il trouvera une alternative." Comme elle l'avait fait à l'issue du Conseil national de sécurité, mercredi, elle met en garde contre l'impact que de tels rassemblements, interdits, pourraient avoir sur la propagation du virus.Seuls la N-VA et le Vlaams Belang ne se sont pas exprimés. "Choisissez votre camp. Sur ce débat, on ne vous entend pas", a d'ailleurs lancé la députée Groen Jessika Soors, à l'adresse de la N-VA.