Après une semaine de recherches intenses, notamment dans le parc national de Haute Campine qui ont été stoppées ce week-end, les autorités n'ont pas encore retrouvé la trace du militaire Jürgen Conings. Ce dernier est poursuivi pour "tentative d'assassinat dans un contexte terroriste". Retour sur les derniers jours de cavale et sur les différentes hypothèses avancées.
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Après une semaine de recherches intenses, notamment dans le parc national de Haute Campine qui ont été stoppées ce week-end, les autorités n'ont pas encore retrouvé la trace du militaire Jürgen Conings. Ce dernier est poursuivi pour "tentative d'assassinat dans un contexte terroriste". Retour sur les derniers jours de cavale et sur les différentes hypothèses avancées. Le fugitif qui s'est évanoui dans la nature.Il n'a plus été vu depuis lundi matin, lorsqu'il a quitté son domicile situé à Dilsen-Stokkem et s'est rendu au travail, selon un avis de recherche diffusé par la police fédérale. Après que sa compagne a découvert lundi une lettre pouvant ressembler à un message d'adieu, l'armée s'est ensuite aperçue de la disparation d'armes, y compris de gros calibre. L'Ocam a fixé le niveau de menace concernant l'individu à 4, tout en le maintenant à 2 en général. L'homme est fiché comme "extrémiste potentiellement violent". Il est également recherché à l'international. Un important déploiement policier a eu lieu ce dimanche soir à la gare de Bruxelles-Nord aux alentours de 20h, rapportent RTL. Un témoin aurait cru avoir aperçu Jürgen Conings. La gare a également été brièvement évacuée. Finalement, après enquête, aucune trace du fugitif n'a été trouvée, a indiqué la police fédérale. Le trafic ferroviaire a finalement pu reprendre normalement un peu plus tard dans la soirée. Le procureur fédéral a appelé Jürgen Conings à contacter quelqu'un en qui il a confiance. Frédéric Van Leeuw a fait cet appel pendant les journaux télévisés de la VRT et de VTM. Frédéric Van Leeuw a aussi demandé à la population à rester sereine. Il souligne qu'il n'y a pas eu de victime dans les recherches ces derniers jours et que la sécurité de tous, "y compris de celle de Jurgen Connings" était assurée.Les enquêtes relatives à Jürgen Conings se poursuivent et sont élargies après les recherches infructueuses menées dans le parc naturel de Haute Campine (Hoge Kempen) dans le Limbourg, a indiqué dimanche la ministre de l'Intérieur, Annelies Verlinden, interrogée sur le plateau de VTM. "Il n'y a pas de raison de paniquer", a-t-elle ajouté. La ministre s'est montrée discrète en raison du secret de l'instruction à propos des perquisitions qui ont été menées en lien avec cette affaire. Elle a toutefois reconnu que les lettres d'adieu laissées par le militaire en fuite montraient qu'il s'était bien préparé, tout en se montrant prudente sur l'interprétation de telles lettres. Dans l'enquête pour retrouver le soldat radicalisé d'extrême droite Jürgen Conings, "toutes les pistes restent ouvertes et envisagées", a indiqué lundi la porte-parole du parquet fédéral Wenke Roggen.La police reçoit chaque jour des dizaines d'informations, qu'elle prend très au sérieux. L'appel sans précédent lancé dimanche soir par le procureur fédéral au fugitif n'a donné lieu à aucune réaction à ce stade. Le parquet tient par ailleurs à démentir certaines fausses informations apparues sur les réseaux sociaux. "Des rumeurs affirment que les armes découvertes dans le véhicule de Jürgen Conings étaient factices. Ces affirmations sont fausses", a précisé la porte-parole du parquet. "La voiture contenait bien des armes légères antichars. Et je répète qu'en Belgique, il n'y a pas de 'permis de tuer. La police interviendra de manière adéquate et réagira en cas de légitime défense", a-t-elle ajouté. La ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden s'est également dit "totalement surprise" par les marques de soutien exprimées au militaire aux sympathies d'extrême-droite affichées et qui avait pour projet de s'en prendre à des virologues ou, selon certaines informations, à une mosquée. Des pages Facebook ont en effet fleuri ces derniers jours rassemblant des milliers de personnes qui soutiennent le militaire. Aux yeux de la ministre de l'Intérieur, il faut s'interroger sur les motifs des frustrations qui s'expriment mais également suivre de près les personnes à l'origine de ces manifestations de soutien car la liberté d'expression a des limites, a-t-elle souligné.Une marche de soutien à Jürgen Conings a notamment été organisée ce dimanche à Maasmechelen. Quelque 200 personnes y ont participé. Tout comme la veille, la manifestation s'est déroulée dans le calme. Quelques participants arboraient le logo de la Légion flamande, une unité composée de volontaires qui s'étaient engagés aux côtés des Allemands durant la 2e guerre mondiale. Une centaine de personnes participent ce lundi à la troisième marche de soutien au militaire en fuite, Jürgen Conings, à Maasmechelen. Le groupe est parti vers 14h15 en direction du Parc national de Haute Campine, où les recherches pour retrouver le fugitif sont désormais terminées.Il n'y a pas de " permission de tuer " pour Jürgen Conings, a également souligné la ministre Verlinden, faisant référence à certaines déclarations dans les médias et sur les réseaux sociaux. "Une 'permission de tuer' en cas de confrontation n'existe pas dans notre système, c'est quelque chose qui existe seulement dans les films", a-t-elle déclaré. "Mais la police agira de manière appropriée dans ce cas et répondra en état de légitime défense".Onze militaires suivis par les services de renseignement en raison de leurs opinions radicales et de leurs accointances avec l'extrême-droite ont été écartés des dépôts d'armes et n'ont plus accès à des lieux et des informations sensibles, a indiqué dimanche la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder, sur le plateau de "C'est pas tous les jours dimanche" (RTL-TVi).A la suite de l'affaire Jürgen Conings, la ministre a demandé au Chef de la Défense (CHOD), Michel Hofman, de prendre des mesures immédiates à l'encontre des militaires qui sont suivis par le Service Général du Renseignement et de la Sécurité (SGRS - renseignement militaire). Samedi soir, l'amiral a confirmé à la ministre que ces mesures avaient été prises.Les fouilles infructueuses dans le parc de Haute Campine ont été abandonnées. La police et la protection civile ont commencé à quitter progressivement ce week-end les abords du parc national de Haute Campine où s'étaient focalisées les recherches du militaire ces derniers jours. Jos Lantmeeters, le gouverneur du Limbourg, a décidé de rouvrir le parc national. "Les recherches intensives dans le parc sont terminées", a-t-il annoncé. Dimanche matin, les forces de l'ordre étaient toutefois encore présentes en nombre dans les rues de Eisden et Maasmechelen. Des policiers lourdement armés étaient également présents aux abords de la mosquée, potentielle cible du militaire en cavale. "La surveillance policière se poursuit pour le moment de même que les recherches mais de manière moins visible. Je peux garantir que les enquêteurs travaillent dur", ajoute le gouverneur Lantmeeters.