La deuxième vague de coronavirus touche la Belgique de plein fouet. Alors que le nombre de contaminations quotidiennes atteint de nouveaux records régulièrement, la situation dans les hôpitaux se dégrade de jour en jour.

Records

Un nombre record d'admissions à l'hôpital a d'ailleurs été atteint ce mardi 27 octobre : 689 malades ont été admis en 24h. Un triste record, qui bat celui du 28 mars, où 629 admissions avaient été recensées.

Le nombre de personnes qui ont pu sortir de l'hôpital le même jour était également élevé (469). Mais cela ne compense malheureusement pas le fait que la courbe d'occupation des hôpitaux augmente de jour en jour.

Sorties de l'hôpital., Sciensano
Sorties de l'hôpital. © Sciensano

Capacité maximale

La courbe des hospitalisations ne cesse de grimper depuis mi-septembre. Actuellement, 5.554 patients Covid sont soignés à l'hôpital. Un chiffre qui devrait, dès aujourd'hui ou demain, dépasser le pic du 7 avril dernier, lorsque 5.715 personnes étaient hospitalisées pour le coronavirus. "La situation est fort inquiétante. Nous devrions adapter notre comportement et le faire immédiatement. Les prochains jours et semaines vont être très lourds pour les hôpitaux", commente le virologue et porte-parole interfédéral Steven Van Gucht.

En moyenne, les patients restent 7 à 8 jours à l'hôpital. Entre 10 et 15% doivent passer par les soins intensifs. Aujourd'hui, 911 patients se trouvent en soins intensifs. Le record de la première vague, 1.285 patients le 8 avril dernier, est proche. Selon le virologue Steven Van Gucht, le cap du millier de malades devrait être franchi cette semaine : "Si les chiffres ne baissent pas et qu'on conserve la tendance actuelle, nous allons dépasser la capacité maximale en unités de soins intensifs d'ici la mi-novembre."

D'autant que ces unités ne peuvent pas être simplement étendues, car elles requièrent du personnel spécialisé, compétent pour les soins intensifs. Si le plafond est atteint, la Belgique pourrait se tourner vers l'Allemagne, comme le font déjà les Pays-Bas. "Les hôpitaux allemands ont de meilleurs résultats en ce moment et disposent d'une importante capacité d'accueil en soins intensifs", confirme Van Gucht.

Hier, 483 patients étaient placés sous respirateur. Par rapport à la première vague, moins de patients doivent passer par les soins intensifs. Les hôpitaux, tout comme les scientifiques, en savent désormais davantage sur le coronavirus et sur la prise en charge des patients. Celle-ci s'est donc améliorée depuis avril, notamment grâce à l'utilisation de la dexaméthasone et le fait d'intuber les patients le plus tard possible.

Répartition inégale

La répartition des hospitalisations est très différente selon les provinces. Actuellement, ce sont toujours les provinces de Liège, de Hainaut, et la région bruxelloise qui connaissent les taux les plus préoccupants. Une réalité qui peut amener certains hôpitaux rapidement à saturation, d'autant que les transferts entre hôpitaux sont compliqués à organiser.

Environ 5% des résidents des maisons de repos wallonnes sont contaminés

Sur les quelque 50.000 résidents des maisons de repos et des maisons de repos et de soins wallonnes, 2.579 étaient positifs au nouveau coronavirus en date du 26 octobre, soit environ 5%, rapporte l'Agence wallonne pour une vie de qualité (Aviq).

Sur les 40.000 personnes qui travaillent dans ces MR/MRS, 1.930 étaient écartées à la même date, c'est-à-dire également environ 5%.

Sur les 602 établissements de ce type que compte la Région, une sur six rapportait un "clusters 10", soit au moins 10 cas avérés. Dans les autres structures d'hébergements wallonnes, 39 "clusters 10" étaient connus dans le secteur du handicap, et trois dans celui de la santé mentale. Sur ces plus de 1.200 établissements, 1.168 résidents ont été testés positifs au nouveau coronavirus, et 1.298 membres du personnel sont écartés. (avec Belga)

La deuxième vague de coronavirus touche la Belgique de plein fouet. Alors que le nombre de contaminations quotidiennes atteint de nouveaux records régulièrement, la situation dans les hôpitaux se dégrade de jour en jour. Un nombre record d'admissions à l'hôpital a d'ailleurs été atteint ce mardi 27 octobre : 689 malades ont été admis en 24h. Un triste record, qui bat celui du 28 mars, où 629 admissions avaient été recensées. Le nombre de personnes qui ont pu sortir de l'hôpital le même jour était également élevé (469). Mais cela ne compense malheureusement pas le fait que la courbe d'occupation des hôpitaux augmente de jour en jour. La courbe des hospitalisations ne cesse de grimper depuis mi-septembre. Actuellement, 5.554 patients Covid sont soignés à l'hôpital. Un chiffre qui devrait, dès aujourd'hui ou demain, dépasser le pic du 7 avril dernier, lorsque 5.715 personnes étaient hospitalisées pour le coronavirus. "La situation est fort inquiétante. Nous devrions adapter notre comportement et le faire immédiatement. Les prochains jours et semaines vont être très lourds pour les hôpitaux", commente le virologue et porte-parole interfédéral Steven Van Gucht. En moyenne, les patients restent 7 à 8 jours à l'hôpital. Entre 10 et 15% doivent passer par les soins intensifs. Aujourd'hui, 911 patients se trouvent en soins intensifs. Le record de la première vague, 1.285 patients le 8 avril dernier, est proche. Selon le virologue Steven Van Gucht, le cap du millier de malades devrait être franchi cette semaine : "Si les chiffres ne baissent pas et qu'on conserve la tendance actuelle, nous allons dépasser la capacité maximale en unités de soins intensifs d'ici la mi-novembre." D'autant que ces unités ne peuvent pas être simplement étendues, car elles requièrent du personnel spécialisé, compétent pour les soins intensifs. Si le plafond est atteint, la Belgique pourrait se tourner vers l'Allemagne, comme le font déjà les Pays-Bas. "Les hôpitaux allemands ont de meilleurs résultats en ce moment et disposent d'une importante capacité d'accueil en soins intensifs", confirme Van Gucht. Hier, 483 patients étaient placés sous respirateur. Par rapport à la première vague, moins de patients doivent passer par les soins intensifs. Les hôpitaux, tout comme les scientifiques, en savent désormais davantage sur le coronavirus et sur la prise en charge des patients. Celle-ci s'est donc améliorée depuis avril, notamment grâce à l'utilisation de la dexaméthasone et le fait d'intuber les patients le plus tard possible. La répartition des hospitalisations est très différente selon les provinces. Actuellement, ce sont toujours les provinces de Liège, de Hainaut, et la région bruxelloise qui connaissent les taux les plus préoccupants. Une réalité qui peut amener certains hôpitaux rapidement à saturation, d'autant que les transferts entre hôpitaux sont compliqués à organiser.