Des groupes Facebook sont apparus dernièrement, en soutien au militaire fugitif. Le groupe "Als 1 achter Jurgen" ("comme un seul homme derrière Jürgen") compte déjà plus de 43.000 membres. Sur cette page, des messages de défense et d'admiration pour l'homme recherché déferlent ainsi que pour l'extrême-droite.
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Des groupes Facebook sont apparus dernièrement, en soutien au militaire fugitif. Le groupe "Als 1 achter Jurgen" ("comme un seul homme derrière Jürgen") compte déjà plus de 43.000 membres. Sur cette page, des messages de défense et d'admiration pour l'homme recherché déferlent ainsi que pour l'extrême-droite. Des militaires y soutiennent aussi publiquement Jürgen Conings. On trouve parmi eux le premier caporal chef à l'Ecole royale militaire, un autre du même grade en poste au champ de tir à Beverlo, ou encore, un chauffeur gradé à Evere, selon les informations du Soir. Dans ce contexte, Ludivine Dedonder, la Ministre de la Défense a répété que "l'extrémisme est contradictoire à toutes les valeurs véhiculées par la Défense. Les quelques extrémistes qui comptent encore parmi les rangs des militaires n'ont visiblement pas encore compris qu'ils n'ont pas leur place à la Défense." La ministre socialiste a annoncé dimanche que 11 militaires fichés pour leurs opinions d'extrême droite n'ont désormais plus accès aux dépôts d'armes et à des informations sensibles. Ces sanctions pourraient-elles aussi être infligées aux militaires apportant leur soutien en ligne à Jürgen Conings ? "Cette page Facebook est la plus surveillée du pays actuellement", commente une source officielle au quotidien francophone.Les profils des militaires en question sont suivis de près. Une source qui préfère garder l'anonymat déclare au Soir: "On va étudier de près le profil de ces militaires mais les choses ne sont pas faciles car on touche vraiment à la vie privée et aux opinions qui sont libres. Pour l'instant, nous sommes en plein dans l'affaire, on ne va donc stigmatiser personne. Par la suite, ces personnes vont probablement être appelées par leur hiérarchie pour expliquer jusqu'où elles sont prêtes à soutenir Jürgen Conings. "Des manifestations Les marques de soutien se manifestent aussi dans les rues aux abords de l'endroit où le militaire se serait caché, sans que les fouilles ne se révèlent fructueuses à ce jour. Une centaine de personnes ont ainsi participé ce lundi à la troisième marche de soutien au militaire extrémiste en fuite, à Maasmechelen. Le groupe est parti dans le calme vers 14h15 de Mechelse Heide, l'une des portes d'accès au Parc national de Haute Campine, où les recherches pour retrouver le fugitif sont désormais terminées.Peu avant le départ, l'initiateur de la marche, Achille Chernouh, s'est exprimé au nom de la famille du soldat en cavale et a remercié les participants issus, selon lui, "de tous horizons". Le rassemblement s'est déroulé dans le calme, comme les deux précédents. Plus tôt dans l'après-midi, le parquet fédéral avait indiqué que toutes les pistes restaient envisagées dans l'enquête pour retrouver Jürgen Conings, fiché comme "extrémiste potentiellement violent" par l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace (Ocam). Le parquet fédéral répète qu'"en Belgique, il n'y a pas de permis de tuer. La police interviendra de manière adéquate et réagira en cas de légitime défense."