A Bruxelles, Anvers ou Gand : les syndicats de police se sont fait entendre toute la semaine via des manifestations, des actions de blocage des routes ou des grèves du zèle aux aéroports. A Bruxelles, le trafic a particulièrement été impacté.

Les syndicats de police ne comptent pas s'arrêter tant que leurs réclamations ne sont pas entendues. Ils disent vouloir mener des manifestations quotidiennes pendant encore deux mois, jusqu'à la fin de l'année. Selon eux, c'est le seul moyen d'exprimer leur mécontentement face à l'état des lieux au sein du système policier. Si la situation n'évolue pas, les grèves pourraient donc encore durer un moment.

Quelles revendications?

Concrètement, les syndicats s'opposent à un nouveau dispositif de fin de carrière pour les policiers. Ils demandent une augmentation de salaire (pour la première fois depuis vingt ans). S'ajoute à cela un mécontentement face au manque de moyens pour les services de police.

"Nous préférerions de loin ne pas avoir à intimider les citoyens", explique au Morgen Vincent Houssin, vice-président de l'organisation syndicale SLFP Police. "Mais si nous voulons réveiller les politiques et leur rappeler les promesses qu'ils nous ont faites depuis longtemps, il faut envoyer un signal fort. La police n'a pas le même droit de grève par rapport à d'autres secteurs, nous utilisons donc les moyens de protestation dont elle dispose."

Le défi pour Annelies Verlinden

Pour la ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden (CD&V), relativement nouvelle venue au 16 rue de la Loi, il s'agit d'un test important.

Au printemps, Verlinden avait déjà proposé d'augmenter les salaires des policiers pour la première fois depuis la grande réforme de la police de 2001. Avec une augmentation d'environ 35 à 40 euros nets par mois. Un montant jugé insuffisant pour les syndicats. Au lendemain du conclave budgétaire d'octobre, il s'est avéré qu'il n'y avait pas assez d'argent prévu pour mettre en oeuvre ce plan.

Annelies Verlinden, devant le Capitole à Washington, alors que la situation en Belgique est brûlante., belga
Annelies Verlinden, devant le Capitole à Washington, alors que la situation en Belgique est brûlante. © belga

Cerise sur le gâteau, Verlinden est actuellement à Washington. Cette distance physique avec le Royaume est fortement critiquée par les syndicats, alors que la crise fait rage. En début de semaine, elle a déclaré qu'elle comprenait le mécontentement des syndicats, mais que "résorber un arriéré de 20 ans en quelques mois n'est pas facile".

Sur Twitter, elle s'est montrée ouverte au dialogue. "Les négociations avec les syndicats peuvent se poursuivre, mais je pense que le mieux est de le faire à la table des négociations, sans fumigènes en arrière-plan. (...) Je reste disponible pour une consultation."

Quelles solutions?

Jusqu'à ce qu'un accord soit trouvé, les syndicats de police veulent donc poursuivre leurs actions. Au moins jusqu'en janvier. "Je vois toutes sortes de tweets en colère de la part de politiciens. Mais ils devraient surtout se regarder dans le miroir. Ce sont souvent des hommes politiques issus de partis qui gouvernent depuis vingt ans", fustige Houssin.

Que faut-il pour arrêter les manifestations dans un avenir proche? Les syndicats de police exigent que le Conseil des ministres approuve un effort financier, pas seulement Verlinden. Dans le cas contraire, ils continueront. Il y a donc de fortes chances pour que les actions prennent encore plus d'ampleur dans les jours ou les semaines qui suivent.

A Bruxelles, Anvers ou Gand : les syndicats de police se sont fait entendre toute la semaine via des manifestations, des actions de blocage des routes ou des grèves du zèle aux aéroports. A Bruxelles, le trafic a particulièrement été impacté. Les syndicats de police ne comptent pas s'arrêter tant que leurs réclamations ne sont pas entendues. Ils disent vouloir mener des manifestations quotidiennes pendant encore deux mois, jusqu'à la fin de l'année. Selon eux, c'est le seul moyen d'exprimer leur mécontentement face à l'état des lieux au sein du système policier. Si la situation n'évolue pas, les grèves pourraient donc encore durer un moment.Concrètement, les syndicats s'opposent à un nouveau dispositif de fin de carrière pour les policiers. Ils demandent une augmentation de salaire (pour la première fois depuis vingt ans). S'ajoute à cela un mécontentement face au manque de moyens pour les services de police. "Nous préférerions de loin ne pas avoir à intimider les citoyens", explique au Morgen Vincent Houssin, vice-président de l'organisation syndicale SLFP Police. "Mais si nous voulons réveiller les politiques et leur rappeler les promesses qu'ils nous ont faites depuis longtemps, il faut envoyer un signal fort. La police n'a pas le même droit de grève par rapport à d'autres secteurs, nous utilisons donc les moyens de protestation dont elle dispose."Pour la ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden (CD&V), relativement nouvelle venue au 16 rue de la Loi, il s'agit d'un test important.Au printemps, Verlinden avait déjà proposé d'augmenter les salaires des policiers pour la première fois depuis la grande réforme de la police de 2001. Avec une augmentation d'environ 35 à 40 euros nets par mois. Un montant jugé insuffisant pour les syndicats. Au lendemain du conclave budgétaire d'octobre, il s'est avéré qu'il n'y avait pas assez d'argent prévu pour mettre en oeuvre ce plan.Cerise sur le gâteau, Verlinden est actuellement à Washington. Cette distance physique avec le Royaume est fortement critiquée par les syndicats, alors que la crise fait rage. En début de semaine, elle a déclaré qu'elle comprenait le mécontentement des syndicats, mais que "résorber un arriéré de 20 ans en quelques mois n'est pas facile".Sur Twitter, elle s'est montrée ouverte au dialogue. "Les négociations avec les syndicats peuvent se poursuivre, mais je pense que le mieux est de le faire à la table des négociations, sans fumigènes en arrière-plan. (...) Je reste disponible pour une consultation."Jusqu'à ce qu'un accord soit trouvé, les syndicats de police veulent donc poursuivre leurs actions. Au moins jusqu'en janvier. "Je vois toutes sortes de tweets en colère de la part de politiciens. Mais ils devraient surtout se regarder dans le miroir. Ce sont souvent des hommes politiques issus de partis qui gouvernent depuis vingt ans", fustige Houssin.Que faut-il pour arrêter les manifestations dans un avenir proche? Les syndicats de police exigent que le Conseil des ministres approuve un effort financier, pas seulement Verlinden. Dans le cas contraire, ils continueront. Il y a donc de fortes chances pour que les actions prennent encore plus d'ampleur dans les jours ou les semaines qui suivent.