"J'avais l'impression qu'on nous riait au nez", a déclaré Carlo Medo du SNPS. Selon lui, les syndicats de police prévoient de manifester à nouveau lundi, notamment. Depuis lundi, les syndicats de police mènent chaque jour des actions contre le blocage des négociations salariales, contre la révision du dispositif de fin de carrière et le manque de moyens. Une nouvelle concertation était prévue ce jeudi avec notamment des représentants du SPF Intérieur. Formellement, cela concernait le préavis de grève que les syndicats ont remis pour la police locale. Un préavis de grève pour la police fédérale est déjà d'application.

Après une heure, la réunion était terminée. "Nous avions espéré recevoir un message pour redémarrer les négociations avec une proposition adaptée", a expliqué Joery Dehaes, de l'ACV Politie. "J'avais l'impression qu'on nous riait au nez. Je n'avais jamais vu ça auparavant", explique Carlo Medo. "Cela signifie que les négociations sont complètement dans l'impasse. La base n'en sera que plus déterminée".

Après avoir appris la nouvelle, des centaines de protestataires ont alors rejoint la rue de Loi pour réclamer un entretien avec le Premier ministre Alexander De Croo, la ministre de l'Intérieur étant en visite de travail aux USA. Selon M. Medo, le Premier ministre n'a pas voulu recevoir de délégation.

Les syndicats de police ont l'intention de poursuivre leurs actions ces prochaines semaines. Des grèves du zèle devraient déjà se produire vendredi dans les aéroports et certains services du SPF Justice comme le transport de détenus. Une nouvelle manifestation devrait avoir lieu à Bruxelles lundi, selon M. Medo.

"Provoquer des embouteillages n'aide personne"

La ministre de l'Intérieur, Annelies Verlinden (CD&V), reste disposée à rechercher de manière constructive des solutions au mécontentement des policiers, a déclaré en son nom le secrétaire d'État CD&V Sammy Mahdi, jeudi à la Chambre. Mais "tirer des fumigènes et provoquer des embouteillages n'aide personne", a-t-il ajouté.

Les syndicats ont manifesté toute cette semaine - et encore ce jeudi après-midi - pour réclamer une augmentation salariale substantielle. Des négociations à ce sujet durent depuis des mois avec Mme Verlinden, mais les pourparlers sont complètement rompus, selon les syndicats.

Retenue aux États-Unis pour une visite de travail, la ministre n'a pas elle-même répondu aux questions des députés Sigrid Goethals (N-VA), Tim Vandenput (Open Vld) et Nabil Boukili (PTB). Sammy Mahdi l'a représentée. "La ministre Verlinden opte pour une approche constructive par le dialogue, et je la soutiens", a-t-il déclaré. "Elle reste disposée à rechercher des solutions et à poursuivre les négociations de manière constructive." Le secrétaire d'État a appelé les policiers à trouver une solution autour de la table des négociations. Selon M. Mahdi, la ministre a eu mercredi une vaste concertation avec le front commun syndical et des concertations avec les représentants des autorités locales suivront la semaine prochaine. Celles-ci assurent en effet trois quarts des coûts salariaux de la police intégrée.

La réponse n'a pas convaincu l'opposition, Sigrid Goethals la qualifiant de "boîte vide, avec un beau noeud autour." "Votre réponse ne correspond pas à la situation. Ce n'est pas une base pour aller à la table des négociations", a renchéri le député Nabil Boukili (PTB).

"J'avais l'impression qu'on nous riait au nez", a déclaré Carlo Medo du SNPS. Selon lui, les syndicats de police prévoient de manifester à nouveau lundi, notamment. Depuis lundi, les syndicats de police mènent chaque jour des actions contre le blocage des négociations salariales, contre la révision du dispositif de fin de carrière et le manque de moyens. Une nouvelle concertation était prévue ce jeudi avec notamment des représentants du SPF Intérieur. Formellement, cela concernait le préavis de grève que les syndicats ont remis pour la police locale. Un préavis de grève pour la police fédérale est déjà d'application. Après une heure, la réunion était terminée. "Nous avions espéré recevoir un message pour redémarrer les négociations avec une proposition adaptée", a expliqué Joery Dehaes, de l'ACV Politie. "J'avais l'impression qu'on nous riait au nez. Je n'avais jamais vu ça auparavant", explique Carlo Medo. "Cela signifie que les négociations sont complètement dans l'impasse. La base n'en sera que plus déterminée". Après avoir appris la nouvelle, des centaines de protestataires ont alors rejoint la rue de Loi pour réclamer un entretien avec le Premier ministre Alexander De Croo, la ministre de l'Intérieur étant en visite de travail aux USA. Selon M. Medo, le Premier ministre n'a pas voulu recevoir de délégation. Les syndicats de police ont l'intention de poursuivre leurs actions ces prochaines semaines. Des grèves du zèle devraient déjà se produire vendredi dans les aéroports et certains services du SPF Justice comme le transport de détenus. Une nouvelle manifestation devrait avoir lieu à Bruxelles lundi, selon M. Medo.La ministre de l'Intérieur, Annelies Verlinden (CD&V), reste disposée à rechercher de manière constructive des solutions au mécontentement des policiers, a déclaré en son nom le secrétaire d'État CD&V Sammy Mahdi, jeudi à la Chambre. Mais "tirer des fumigènes et provoquer des embouteillages n'aide personne", a-t-il ajouté.Les syndicats ont manifesté toute cette semaine - et encore ce jeudi après-midi - pour réclamer une augmentation salariale substantielle. Des négociations à ce sujet durent depuis des mois avec Mme Verlinden, mais les pourparlers sont complètement rompus, selon les syndicats. Retenue aux États-Unis pour une visite de travail, la ministre n'a pas elle-même répondu aux questions des députés Sigrid Goethals (N-VA), Tim Vandenput (Open Vld) et Nabil Boukili (PTB). Sammy Mahdi l'a représentée. "La ministre Verlinden opte pour une approche constructive par le dialogue, et je la soutiens", a-t-il déclaré. "Elle reste disposée à rechercher des solutions et à poursuivre les négociations de manière constructive." Le secrétaire d'État a appelé les policiers à trouver une solution autour de la table des négociations. Selon M. Mahdi, la ministre a eu mercredi une vaste concertation avec le front commun syndical et des concertations avec les représentants des autorités locales suivront la semaine prochaine. Celles-ci assurent en effet trois quarts des coûts salariaux de la police intégrée. La réponse n'a pas convaincu l'opposition, Sigrid Goethals la qualifiant de "boîte vide, avec un beau noeud autour." "Votre réponse ne correspond pas à la situation. Ce n'est pas une base pour aller à la table des négociations", a renchéri le député Nabil Boukili (PTB).