Frank Vandenbroucke, pour qui il est "évident de se faire vacciner quand on travaille au contact de personnes vulnérables", a fait le point sur la question de l'obligation vaccinale pour le personnel soignant, sur les ondes de DH radio.

"On demande d'abord les avis aux partenaires sociaux, puis il faudra légiférer. Cela peut prendre beaucoup de temps, quelques mois. Ce n'est pas pour autant qu'on arrête la campagne de vaccination, basée sur l'information et la sensibilisation. On invite également les établissements à publier le taux de vaccination de leur personnel. Cela reste volontaire", a déclaré le ministre socialiste.

La mise en place légale de la vaccination obligatoire chez le personnel soignant prendra du temps. Son application concrète est dès lors impossible dès le mois de septembre, alors qu'on redoute déjà une flambée des hospitalisations en automne. "Pour début septembre, c'est impossible. Il faut de nouvelles législations et cela peut prendre des mois", confirme le Ministre de la Santé, qui insiste sur le prolongement en parallèle de la campagne de vaccination volontaire chez le personnel soignant.

Reste encore à définir clairement les professions concernées pour l'obligation. Le personnel administratif et technique des établissements sera-t-il aussi visé, par exemple ? "C'est une des questions sur lesquelles on veut que le Conseil Supérieur de la Santé se penche. L'argument principal, c'est le contact rapproché avec les patients en situation vulnérable. Un infirmier est donc plus concerné qu'une personne qui travaille dans la comptabilité. On pourrait peut-être faire cette différence. C'est aussi une question qui doit être évoquée avec les partenaires sociaux", précise Frank Vandenbroucke.

Quelles sanctions pourrait-on imaginer en cas de non-respect de l'obligation vaccinale ? "Une obligation est une obligation", lâche le ministre. De là à infliger de lourdes sanctions, voire un licenciement? "Je n'écarte pas la possibilité. Mais il faut aussi connaître l'avis des représentants du personnel. Je n'imagine pas qu'on ait encore des soignants non-vaccinés qui continuent à avoir des contacts rapprochés avec des patients vulnérables dans quelques mois. Les conséquences en cas de non-respect sont à débattre."

D'autres professions de contact, -comme les policiers, les pompiers ou les enseignants- pourraient-elles, à terme, être concernées par cette obligation vaccinale ? "Ce n'est vraiment pas à l'ordre du jour. Pour le moment, on parle bien des professionnels qui ont des contacts rapprochés avec des patients vulnérables. Je pense que tout le monde doit se faire vacciner. Mais il n'y a pas encore une raison valable pour ces autres professions."

Par ailleurs, concernant le pass sanitaire, le ministre de la Santé ne manque pas de tacler la politique française, "très abrupte", et se félicite de l'utilisation du Covid Safe Ticket en Belgique. "C'est un moyen d'organiser la liberté. On a une série d'expériences très positives, pour les grands événements et les festivals." Pour Bruxelles, où la situation est vaccinale est en-deçà des attentes, "le fédéral a promis de faciliter un élargissement du Covid Safe Ticket."

Frank Vandenbroucke, pour qui il est "évident de se faire vacciner quand on travaille au contact de personnes vulnérables", a fait le point sur la question de l'obligation vaccinale pour le personnel soignant, sur les ondes de DH radio."On demande d'abord les avis aux partenaires sociaux, puis il faudra légiférer. Cela peut prendre beaucoup de temps, quelques mois. Ce n'est pas pour autant qu'on arrête la campagne de vaccination, basée sur l'information et la sensibilisation. On invite également les établissements à publier le taux de vaccination de leur personnel. Cela reste volontaire", a déclaré le ministre socialiste. La mise en place légale de la vaccination obligatoire chez le personnel soignant prendra du temps. Son application concrète est dès lors impossible dès le mois de septembre, alors qu'on redoute déjà une flambée des hospitalisations en automne. "Pour début septembre, c'est impossible. Il faut de nouvelles législations et cela peut prendre des mois", confirme le Ministre de la Santé, qui insiste sur le prolongement en parallèle de la campagne de vaccination volontaire chez le personnel soignant. Reste encore à définir clairement les professions concernées pour l'obligation. Le personnel administratif et technique des établissements sera-t-il aussi visé, par exemple ? "C'est une des questions sur lesquelles on veut que le Conseil Supérieur de la Santé se penche. L'argument principal, c'est le contact rapproché avec les patients en situation vulnérable. Un infirmier est donc plus concerné qu'une personne qui travaille dans la comptabilité. On pourrait peut-être faire cette différence. C'est aussi une question qui doit être évoquée avec les partenaires sociaux", précise Frank Vandenbroucke. Quelles sanctions pourrait-on imaginer en cas de non-respect de l'obligation vaccinale ? "Une obligation est une obligation", lâche le ministre. De là à infliger de lourdes sanctions, voire un licenciement? "Je n'écarte pas la possibilité. Mais il faut aussi connaître l'avis des représentants du personnel. Je n'imagine pas qu'on ait encore des soignants non-vaccinés qui continuent à avoir des contacts rapprochés avec des patients vulnérables dans quelques mois. Les conséquences en cas de non-respect sont à débattre."D'autres professions de contact, -comme les policiers, les pompiers ou les enseignants- pourraient-elles, à terme, être concernées par cette obligation vaccinale ? "Ce n'est vraiment pas à l'ordre du jour. Pour le moment, on parle bien des professionnels qui ont des contacts rapprochés avec des patients vulnérables. Je pense que tout le monde doit se faire vacciner. Mais il n'y a pas encore une raison valable pour ces autres professions."Par ailleurs, concernant le pass sanitaire, le ministre de la Santé ne manque pas de tacler la politique française, "très abrupte", et se félicite de l'utilisation du Covid Safe Ticket en Belgique. "C'est un moyen d'organiser la liberté. On a une série d'expériences très positives, pour les grands événements et les festivals." Pour Bruxelles, où la situation est vaccinale est en-deçà des attentes, "le fédéral a promis de faciliter un élargissement du Covid Safe Ticket."