Plusieurs députés ont mis en avant le fait que les experts du GEMS, qui conseillent les autorités, ne préconisaient pas de telles décisions, du moins pas tout de suite mais en cas de hausse des contaminations. Or, selon les rapports reçus, vu l'évolution du variant omicron, celle-ci paraît inéluctable. Par souci de précaution, ces mesures ont été prises, même si elles sont "difficiles".

"Fermer les yeux et se dire: on verra bien, est-ce une bonne politique? Non", a souligné M. De Croo qui se refuse à procéder comme les semaines passées où trois comités de concertation se sont succédé en moins de 20 jours. En cas d'aggravation de la situation, c'est un confinement total qui menace, c'est-à-dire la fermeture de tous les secteurs, a fait remarquer M. Vandenbroucke qui a appelé, face à l'incertitude générée par le variant omicron, à faire le choix de la solidarité en faveur du système de soins de santé au bord de la saturation.

Début janvier, la situation sera réévaluée et, mardi, le ministre rencontrera les acteurs du secteur culturel.

Dans la majorité, Ecolo a appelé le gouvernement à revoir sa décision. "Il faut de la proportionnalité et de la cohérence dans les décisions. Or, aujourd'hui, ce n'est pas le cas", a souligné Marie-Colline Leroy. "Il faut avoir le courage parfois de reconnaître que l'on n'a pas fait les bons choix. M. le Premier ministre, revoyez ces décisions".

"Ecolo, PS, MR: comment avez-vous pu décider de tuer à nouveau la culture?"

Raoul Hedebouw

Au PS et au MR mais aussi au CD&V, l'incompréhension domine également alors que ces partis, comme les écologistes, sont représentés au comité de concertation.

La situation n'a pas échappé au cdH et au PTB. La cheffe de groupe centriste, Catherine Fonck, a déposé une motion d'ordre demandant de revoir la décision. Elle attend le soutien des partis de la majorité qui se sont exprimés et a dénoncé un "marchandage" qui s'est fait sur le dos de la culture. Le PTB est sur la même ligne. "Ecolo, PS, MR: comment avez-vous pu décider de tuer à nouveau la culture?", a lancé Raoul Hedebouw.

La motion a été jugée irrecevable, car elle ne concernait pas l'organisation des travaux dans la Chambre. Le cdH a déposé une demande d'interpellation en urgence à laquelle le Premier ministre a répondu favorablement.

M. De Croo est donc revenu s'expliquer en début de soirée devant l'assemblée. "Combien comptez-vous éviter de contaminations à risque dans ce secteur ?", s'est interrogée Catherine Fonck (cdH). Selon elle, "il est pire de fermer le secteur de la culture que de le laisser ouvert".

Pour Sophie Rohonyi (DéFI), "cette fermeture n'est pas une mesure d'anticipation, mais d'acharnement contre un secteur spécifique pourtant reconnu comme le plus sûr d'un point de vue sanitaire". "Vous avez tout fait pour inviter les gens à ne pas vous croire", a ajouté Nabil Boukili (PTB).

Dans sa réponse, le Premier ministre a rappelé le caractère collégial des décisions prises. "Je suis le président du Codeco, un Codeco où les 14 membres prennent les décisions en collectivité. Et je n'y ai jamais vu de vote. (...) Dire qu'il y a eu une lecture sélective des rapports, je trouve ça insultant pour ceux qui y siègent au Codeco. Ils ne sont pas là pour faire des deals politiques. Ils sont là pour prendre des mesures mesurées."

Alexander De Croo a aussi détaillé le processus qui a mené aux décisions prise mercredi. "On reçoit un avis du Gems le 21 décembre, basé sur l'opinion d'un groupe d'experts", a-t-il dit en citant les noms des membres du groupe d'experts, dont Yves Van Laethem et Marc Van Ranst. Ces derniers ont contesté jeudi les décisions prises. "Et je suppose que c'est un rapport qui les lie et qu'il est possible de donner une "dissenting opinion" (opinion dissidente) le cas échéant. Etait-ce une décision contre la culture? Non", a-t-il ajouté. "Elle est basée sur l'avis du Gems par rapport aux 'Indoor seating gathering' (événements assis à l'intérieur)".

Une nouvelle motion de l'opposition réclamant la tenue d'un nouveau Codeco en urgence et demandant la retrait de la fermeture de la culture a alors été déposée. Celle-ci a été rejetée par la majorité. "Au début de l'année prochaine. Nous ferons une évaluation. Et s'il est clair que les contaminations n'augmentent pas, on ne va pas maintenir ces mesures", a assuré Alexander De Croo.

Plusieurs députés ont mis en avant le fait que les experts du GEMS, qui conseillent les autorités, ne préconisaient pas de telles décisions, du moins pas tout de suite mais en cas de hausse des contaminations. Or, selon les rapports reçus, vu l'évolution du variant omicron, celle-ci paraît inéluctable. Par souci de précaution, ces mesures ont été prises, même si elles sont "difficiles". "Fermer les yeux et se dire: on verra bien, est-ce une bonne politique? Non", a souligné M. De Croo qui se refuse à procéder comme les semaines passées où trois comités de concertation se sont succédé en moins de 20 jours. En cas d'aggravation de la situation, c'est un confinement total qui menace, c'est-à-dire la fermeture de tous les secteurs, a fait remarquer M. Vandenbroucke qui a appelé, face à l'incertitude générée par le variant omicron, à faire le choix de la solidarité en faveur du système de soins de santé au bord de la saturation. Début janvier, la situation sera réévaluée et, mardi, le ministre rencontrera les acteurs du secteur culturel. Dans la majorité, Ecolo a appelé le gouvernement à revoir sa décision. "Il faut de la proportionnalité et de la cohérence dans les décisions. Or, aujourd'hui, ce n'est pas le cas", a souligné Marie-Colline Leroy. "Il faut avoir le courage parfois de reconnaître que l'on n'a pas fait les bons choix. M. le Premier ministre, revoyez ces décisions". Au PS et au MR mais aussi au CD&V, l'incompréhension domine également alors que ces partis, comme les écologistes, sont représentés au comité de concertation.La situation n'a pas échappé au cdH et au PTB. La cheffe de groupe centriste, Catherine Fonck, a déposé une motion d'ordre demandant de revoir la décision. Elle attend le soutien des partis de la majorité qui se sont exprimés et a dénoncé un "marchandage" qui s'est fait sur le dos de la culture. Le PTB est sur la même ligne. "Ecolo, PS, MR: comment avez-vous pu décider de tuer à nouveau la culture?", a lancé Raoul Hedebouw.La motion a été jugée irrecevable, car elle ne concernait pas l'organisation des travaux dans la Chambre. Le cdH a déposé une demande d'interpellation en urgence à laquelle le Premier ministre a répondu favorablement. M. De Croo est donc revenu s'expliquer en début de soirée devant l'assemblée. "Combien comptez-vous éviter de contaminations à risque dans ce secteur ?", s'est interrogée Catherine Fonck (cdH). Selon elle, "il est pire de fermer le secteur de la culture que de le laisser ouvert".Pour Sophie Rohonyi (DéFI), "cette fermeture n'est pas une mesure d'anticipation, mais d'acharnement contre un secteur spécifique pourtant reconnu comme le plus sûr d'un point de vue sanitaire". "Vous avez tout fait pour inviter les gens à ne pas vous croire", a ajouté Nabil Boukili (PTB). Dans sa réponse, le Premier ministre a rappelé le caractère collégial des décisions prises. "Je suis le président du Codeco, un Codeco où les 14 membres prennent les décisions en collectivité. Et je n'y ai jamais vu de vote. (...) Dire qu'il y a eu une lecture sélective des rapports, je trouve ça insultant pour ceux qui y siègent au Codeco. Ils ne sont pas là pour faire des deals politiques. Ils sont là pour prendre des mesures mesurées."Alexander De Croo a aussi détaillé le processus qui a mené aux décisions prise mercredi. "On reçoit un avis du Gems le 21 décembre, basé sur l'opinion d'un groupe d'experts", a-t-il dit en citant les noms des membres du groupe d'experts, dont Yves Van Laethem et Marc Van Ranst. Ces derniers ont contesté jeudi les décisions prises. "Et je suppose que c'est un rapport qui les lie et qu'il est possible de donner une "dissenting opinion" (opinion dissidente) le cas échéant. Etait-ce une décision contre la culture? Non", a-t-il ajouté. "Elle est basée sur l'avis du Gems par rapport aux 'Indoor seating gathering' (événements assis à l'intérieur)".Une nouvelle motion de l'opposition réclamant la tenue d'un nouveau Codeco en urgence et demandant la retrait de la fermeture de la culture a alors été déposée. Celle-ci a été rejetée par la majorité. "Au début de l'année prochaine. Nous ferons une évaluation. Et s'il est clair que les contaminations n'augmentent pas, on ne va pas maintenir ces mesures", a assuré Alexander De Croo.