Ce n'est pas une bonne nouvelle, les contaminations au coronavirus sont reparties à la hausse ces derniers jours dans le pays. Si l'on observe une recrudescence du virus dans chaque province, elle reste plutôt modérée dans les deux Brabants, à Liège, Namur, Bruxelles et en Flandre orientale. Dans le Hainaut, le nombre d'infections semble s'accélérer petit à petit. Dans la Province d'Anvers ou dans de plus petites communes, comme celle de Braives en province de Liège ou d'Aubange, dans la province de Luxembourg, la hausse inquiète. Les commune d'Houthalen-Helchteren et de Beringen présentent aussi des chiffres inquiétants, selon les données épidémiologiques quotidiennes données par l'Institut de santé publique Sciensano.
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Ce n'est pas une bonne nouvelle, les contaminations au coronavirus sont reparties à la hausse ces derniers jours dans le pays. Si l'on observe une recrudescence du virus dans chaque province, elle reste plutôt modérée dans les deux Brabants, à Liège, Namur, Bruxelles et en Flandre orientale. Dans le Hainaut, le nombre d'infections semble s'accélérer petit à petit. Dans la Province d'Anvers ou dans de plus petites communes, comme celle de Braives en province de Liège ou d'Aubange, dans la province de Luxembourg, la hausse inquiète. Les commune d'Houthalen-Helchteren et de Beringen présentent aussi des chiffres inquiétants, selon les données épidémiologiques quotidiennes données par l'Institut de santé publique Sciensano.Ce mardi, la ministre de la Santé Maggie Block a annoncé que la phase 5 du processus de déconfinement ne peut être lancée dans l'état actuel de la pandémie. On envisagerait même un renforcement des mesures. Un confinement généralisé comme vient de le vivre le pays n'est pas, pour l'heure, à l'ordre du jour. L'idée est à ce stade de décider de confiner de façon locale, voire hyperlocale les endroits qui posent problème, si les chiffres continuent d'augmenter dans les prochains jours. Sur le modèle de quartiers reconfinés à Lisbonne ou en Catalogne, entre autres. L'idée mise sur la table du CNS est d'établir une feuille de route. Elle devrait dicter aux bourgmestres les mesures qu'ils peuvent mettre en place si leur commune connaît une remontée de l'épidémie.Les autorités flamandes - le Nord du pays connaît une flamblée plus importante de l'épidémie - n'ont pas attendu le verdict du CNS, elles ont déjà mis au point une feuille de route intitulée "Epidémie locale COVID-19." Le document propose plusieurs cas de figure et donne aux bourgmestres la possibilité de prendre toutes sortes d'initiatives pour contrôler l'épidémie dans leur commune. Les mesures évoquées dans cette feuille de route vont de l'interdiction de rassemblements à l'"application explicite" des mesures d'hygiène. Dans les endroits où l'épidémie est en recrudescence - dans une grande entreprise, une école ou un centre de soins résidentiels - un plan d'intervention propre à l'établissement est établi. Si nécessaire, le bourgmestre pourrait "isoler" la zone touchée et fournir un soutien logistique. Si une épidémie se déclare dans un camp de jeunesse, il devra être arrêté, cela a déjà été le cas la semaine dernière près de Couvin. Ce mercredi, on a appris qu'une partie d'un camp du mouvement de jeunesse flamand Chiro, originaire de Zandhoven, a aussi dû être arrêtée prématurément en raison de l'infection d'un enfant au coronavirus.Si l'épidémie ne se situe pas dans un endroit clairement défini de la commune, comme une rue ou un bloc résidentiel, le plan prévoit un nombre de mesures de quarantaine que le bourgmestre peut prendre "en proportion de la nature et de l'ampleur de l'épidémie", explique la RTBF. Dans le cas le plus extrême, il peut donc s'agir de la fermeture complète d'un quartier, d'un village ou d'une ville par la police, soutenue par la protection civile et même par l'armée. Un couvre-feu peut également être instauré, les rassemblements peuvent être interdits, les magasins et les infrastructures sportives peuvent être fermés et les marchés hebdomadaires peuvent être temporairement supprimés. Si cela s'avère vraiment nécessaire, la feuille de route prévoit également la fermeture de parcs et de forêts, ce qui n'était pas le cas même au plus fort de l'épidémie, vers avril et mai. Des tests de dépistage seront également effectués en masse au sein de la population concernée, afin d'avoir une bonne idée de la propagation du virus.La Ville d'Anvers, via son bourgmestre Bart De Wever qui s'est exprimé sur Twitter, est la première dans ce contexte à avoir pris la décision de limiter les rassemblements, hors cercles familiaux, à 10 personnes, dans le but de limiter la propagation du nouveau coronavirus. Parmi ces mesures, l'obligation pour l'horeca de tenir un registre des clients. Le port du masque devient obligatoire sur les marchés et les endroits publiques où la distanciation sociale n'est pas possible. La bourgmestre de Tirlemont, Katrien Partyka (CD&V), a pris, de son côté, un arrêté permettant à la police locale d'imposer, outre une amende, un test de dépistage au coronavirus aux participants d'un événement interdit, qui ne respecte pas les mesures sanitaires. La décision est liée à l'augmentation des nouveaux cas de Covid-19 dans le pays. Depuis ce mardi, le port du masque est également obligatoire à partir de 12 ans dans les lieux publics où la distanciation sociale ne peut être respectée, comme les marchés. Cette mesure s'impose aussi pour pénétrer dans des bâtiments publics.Pour le bourgmestre de Knokke, commune qui était pourtant la première à s'être auto-déclarée en quarantaine, c'est irréaliste : "Qu'est-ce que je dois faire ? Je dois fermer ma commune ? Avec quoi ? 200 policiers ? Plus personne ne peut rentrer ni sortir ? C'est impossible de fermer une commune complètement. Ça veut dire que plus un camion ne peut rentrer pour nourrir, plus ceci, plus ça. Ce n'est techniquement pas possible. Ou bien on ferme un pays, ou bien on ne ferme pas un pays", a déclaré Leopold Lippens.