Les Cliniques de l'Europe accueillaient 22 malades du Covid-19 quand le confinement a été annoncé en mars. Ce nombre a atteint un pic de 85 patients dans les semaines suivantes.

"Aujourd'hui, nous comptons déjà plus de 110 patients Covid dans nos hôpitaux", explique Peter Fontaine. "Aucune décision n'a été prise pour stopper les contacts sociaux, qui sont encore très élevés. Nous ne voyons par exemple pas d'impact de la décision prise le 7 octobre de fermer les cafés à Bruxelles. Cela aurait déjà dû être le cas."

Sans réaction, les hôpitaux flamands seront saturés d'ici une semaine et l'option de transférer des patients n'existera plus, estime-t-il. "Nous serons alors contraints de faire des choix, et pas seulement dans les services Covid."

En raison d'une pénurie de main-d'oeuvre, sur les 20 lits dont dispose l'unité de soins intensifs, seuls 13 sont réservés aux patients atteints du Covid-19 au lieu de 16. Une situation qui pourrait coûter des vies, alerte l'hôpital.

"Un patient est décédé ce matin. Il aurait dû être transféré dans un autre établissement qui disposait d'une machine 'coeur-poumon', mais elle n'était pas disponible", explique M. Fontaine.

Il souligne que les mesures viennent trop tard. Les prendre plus tôt aurait permis d'observer leurs effets et de limiter les risques.

Les Cliniques de l'Europe accueillaient 22 malades du Covid-19 quand le confinement a été annoncé en mars. Ce nombre a atteint un pic de 85 patients dans les semaines suivantes. "Aujourd'hui, nous comptons déjà plus de 110 patients Covid dans nos hôpitaux", explique Peter Fontaine. "Aucune décision n'a été prise pour stopper les contacts sociaux, qui sont encore très élevés. Nous ne voyons par exemple pas d'impact de la décision prise le 7 octobre de fermer les cafés à Bruxelles. Cela aurait déjà dû être le cas." Sans réaction, les hôpitaux flamands seront saturés d'ici une semaine et l'option de transférer des patients n'existera plus, estime-t-il. "Nous serons alors contraints de faire des choix, et pas seulement dans les services Covid." En raison d'une pénurie de main-d'oeuvre, sur les 20 lits dont dispose l'unité de soins intensifs, seuls 13 sont réservés aux patients atteints du Covid-19 au lieu de 16. Une situation qui pourrait coûter des vies, alerte l'hôpital. "Un patient est décédé ce matin. Il aurait dû être transféré dans un autre établissement qui disposait d'une machine 'coeur-poumon', mais elle n'était pas disponible", explique M. Fontaine. Il souligne que les mesures viennent trop tard. Les prendre plus tôt aurait permis d'observer leurs effets et de limiter les risques.