Les indicateurs du Covid en Belgique sont toujours au rouge : pic des hospitalisations, dépassement des 100 morts quotidiens... "Pas d'illusion, ces chiffres vont continuer à augmenter pendant plusieurs jours." C'est la raison pour laquelle les mesures, précisées par les régions, doivent être scrupuleusement respectées. "Les mesures n'ont pas d'application immédiate, mais seulement après une dizaine de jours sur les hospitalisations", indique le porte-parole interfédéral Yves Van Laethem. "Ce que nous faisons aujourd'hui aura un impact important début novembre, quand le problème risque d'être le plus important. (...) C'est le moment ou jamais de retrouver l'élan de solidarité envers le personnel soignant, et la meilleure manière, c'est d'appliquer les mesures."

Il appelle à une action solidaire, pour contrôler au plus vite la deuxième vague. Il appelle à tenir bon, même si ce n'est pas facile mentalement et moralement : "l'automne et l'hiver sont des moments propices aux virus respiratoires, et ce ne sont pas non plus de bons moments pour notre moral. Il faudra faire avec, même si c'est une épreuve difficile."

Au niveau des nouvelles contaminations, il faut tenir compte des changements de stratégie du testing. Le fait de ne tester que les symptomatiques a un impact sur les chiffres. "Le doublement tous les 14 jours est faussé par rapport aux semaines précédentes." La répartition des cas par âge montre toujours de nombreux cas chez les jeunes, mais cela évolue de plus en plus dans la population active de plus de 30-40 ans. La moitié des infections se retrouve chez les plus de 40 ans. Les chiffres doublent par ailleurs toutes les semaines chez les plus de 90 ans. "On peut considérer que dans les dernières semaines environ 2% des plus de 90 ans ont eu un diagnostic positif, ce qui est inquiétant quant à une potentielle évolution défavorable vers les hospitalisations de cette tranche d'âge." Cela est dû à l'évolution du virus dans la société, mais aussi au fait qu'il prend plus de place dans les maisons de repos et de soins.

Les contaminations augmentent toujours dans toutes les provinces, mais avec un timing différent entre le nord et le sud du pays. En Flandre orientale, par exemple, il y a actuellement un doublement des chiffres chaque semaine. Il est de 9 à 10 jours en Flandre occidentale et au Limbourg. Les chiffres absolus les plus élevés sont toujours en provinces de Liège et de Hainaut, et à Bruxelles. "L'augmentation dans ces régions est plus lente récemment, mais il ne faut pas se réjouir trop vite, d'autant que la politique de testing n'est plus la même."

Les hospitalisations doublent toujours tous les huit jours, et augmentent de manière plus importante en Flandre. En soins intensifs, le doublement reste encore tous les huit jours. "C'est la donnée la plus inquiétante car créer des nouveaux lits, avec un staff compétent, est complexe. Si cela se poursuit, nous devrions atteindre les 1000 patients dans les deux jours. On pourrait dépasser les 2000 patients pour début novembre. La date actuelle des projections est aux alentours du 6 novembre. (...) Ce scénario n'est pas encore certain mais il ne peut plus être exclu."

Au niveau des décès, la courbe suit celle des hospitalisations. Depuis le 23 octobre, on a en moyenne 85 décès par jour. "Du 20 au 27 octobre, il y a eu 540 décès liés au Covid, la plupart dans les provinces atteintes le plus tôt par cette deuxième vague. Parmi eux, 427 sont décédées à l'hôpital et 113 en maisons de repos. Parmi les personnes décédées en hôpital, 68 personnes provenant d'une maison de repos et de soins." Un tiers des décès sont donc issus de personnes provenant de maisons de repos, c'est l'inverse de la première vague. Un ratio qui pour l'instant est stable. L'âge moyen des décès est de 84 ans, 5% des décès concernent des personnes de moins de 65 ans.

Les indicateurs du Covid en Belgique sont toujours au rouge : pic des hospitalisations, dépassement des 100 morts quotidiens... "Pas d'illusion, ces chiffres vont continuer à augmenter pendant plusieurs jours." C'est la raison pour laquelle les mesures, précisées par les régions, doivent être scrupuleusement respectées. "Les mesures n'ont pas d'application immédiate, mais seulement après une dizaine de jours sur les hospitalisations", indique le porte-parole interfédéral Yves Van Laethem. "Ce que nous faisons aujourd'hui aura un impact important début novembre, quand le problème risque d'être le plus important. (...) C'est le moment ou jamais de retrouver l'élan de solidarité envers le personnel soignant, et la meilleure manière, c'est d'appliquer les mesures."Il appelle à une action solidaire, pour contrôler au plus vite la deuxième vague. Il appelle à tenir bon, même si ce n'est pas facile mentalement et moralement : "l'automne et l'hiver sont des moments propices aux virus respiratoires, et ce ne sont pas non plus de bons moments pour notre moral. Il faudra faire avec, même si c'est une épreuve difficile."Au niveau des nouvelles contaminations, il faut tenir compte des changements de stratégie du testing. Le fait de ne tester que les symptomatiques a un impact sur les chiffres. "Le doublement tous les 14 jours est faussé par rapport aux semaines précédentes." La répartition des cas par âge montre toujours de nombreux cas chez les jeunes, mais cela évolue de plus en plus dans la population active de plus de 30-40 ans. La moitié des infections se retrouve chez les plus de 40 ans. Les chiffres doublent par ailleurs toutes les semaines chez les plus de 90 ans. "On peut considérer que dans les dernières semaines environ 2% des plus de 90 ans ont eu un diagnostic positif, ce qui est inquiétant quant à une potentielle évolution défavorable vers les hospitalisations de cette tranche d'âge." Cela est dû à l'évolution du virus dans la société, mais aussi au fait qu'il prend plus de place dans les maisons de repos et de soins.Les contaminations augmentent toujours dans toutes les provinces, mais avec un timing différent entre le nord et le sud du pays. En Flandre orientale, par exemple, il y a actuellement un doublement des chiffres chaque semaine. Il est de 9 à 10 jours en Flandre occidentale et au Limbourg. Les chiffres absolus les plus élevés sont toujours en provinces de Liège et de Hainaut, et à Bruxelles. "L'augmentation dans ces régions est plus lente récemment, mais il ne faut pas se réjouir trop vite, d'autant que la politique de testing n'est plus la même."Les hospitalisations doublent toujours tous les huit jours, et augmentent de manière plus importante en Flandre. En soins intensifs, le doublement reste encore tous les huit jours. "C'est la donnée la plus inquiétante car créer des nouveaux lits, avec un staff compétent, est complexe. Si cela se poursuit, nous devrions atteindre les 1000 patients dans les deux jours. On pourrait dépasser les 2000 patients pour début novembre. La date actuelle des projections est aux alentours du 6 novembre. (...) Ce scénario n'est pas encore certain mais il ne peut plus être exclu."Au niveau des décès, la courbe suit celle des hospitalisations. Depuis le 23 octobre, on a en moyenne 85 décès par jour. "Du 20 au 27 octobre, il y a eu 540 décès liés au Covid, la plupart dans les provinces atteintes le plus tôt par cette deuxième vague. Parmi eux, 427 sont décédées à l'hôpital et 113 en maisons de repos. Parmi les personnes décédées en hôpital, 68 personnes provenant d'une maison de repos et de soins." Un tiers des décès sont donc issus de personnes provenant de maisons de repos, c'est l'inverse de la première vague. Un ratio qui pour l'instant est stable. L'âge moyen des décès est de 84 ans, 5% des décès concernent des personnes de moins de 65 ans.