Aux Pays-Bas, le Premier ministre Mark Rutte a annoncé un nouveau confinement. Tous les magasins non essentiels, restaurants, bars, cinémas, musées et théâtres ont fermé leurs portes dimanche jusqu'au 14 janvier. Les écoles doivent garder portes closes jusqu'au 9 janvier. Le nombre des invités que les gens sont autorisés à recevoir chez eux est réduit à deux, sauf pour Noël, ainsi que la veille et le lendemain de cette journée du 25 décembre, et pour la période du Nouvel An, où il sera de quatre.

Moins de lits en soins intensifs au Pays-Bas

Plusieurs facteurs entrent en cause. Même si 86% des adultes sont vaccinés, la campagne de rappel néerlandaise de vaccination a mis du temps à démarrer. Selon la ministre wallonne de la Santé Christie Morreale, les Pays-Bas ont administré trois fois moins de doses de rappel. En outre, ils disposent de moins de lits en soins intensifs que la Belgique.

S'y ajoutent les nombreuses inconnues entourant le variant Omicron, aujourd'hui minoritaire, mais très contagieux et qui selon le chef de l'équipe néerlandaise de gestion de l'épidémie Jaap van Dissel dépassera le variant Delta pour devenir dominant aux Pays-Bas d'ici à la fin de l'année.

"Le variant peut contourner les défenses acquises lors d'infections antérieures ou de vaccinations antérieures, surtout si cela a eu lieu il y a un certain temps", a-t-il souligné au cours de la conférence de presse samedi. Le scientifique a également averti que s'il s'avérait qu'Omicron rendait aussi malade que le variant Delta, le taux d'hospitalisation pourrait dépasser celui de la première vague de l'épidémie aux Pays-Bas.

Pas de bulle deux jours avant Noël

Interrogé par De Morgen, le virologue néerlandais Ab Osterhaus estime d'ailleurs que la Belgique ferait bien de prendre des mesures sanitaires plus strictes. Pour l'instant, il semble toutefois peu probable que le Comité de concertation décrète un confinement comme aux Pays-Bas. Il ne devrait pas non plus annoncer le retour de la bulle : deux jours avant Noël, une telle mesure serait particulièrement mal prise par la population d'autant que les indicateurs épidémiologiques continuent à aller dans le bon sens.

Ainsi, entre le 10 et le 16 décembre, il y a ainsi eu 9.402 nouvelles contaminations au Covid dépistées en moyenne par jour soit un recul de 33% par rapport à la période de sept jours précédente. Le nombre d'hospitalisations diminue également, ainsi que le nombre de décès.

Comme l'a déjà déclaré le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke (Vooruit), le Comité de concertation n'annoncera pas d'assouplissements pour autant. Les ministres demeurent en effet inquiets face à l'émergence d'Omicron, qui représente aujourd'hui environ 12% des contaminations en Belgique. Le Codeco ne devrait donc pas annoncer de gros changements, même s'il incitera évidemment à la prudence pour les fêtes de Noël. Il devrait insister sur l'utilisation d'autotests avant de se rendre à une fête, sur l'importance de l'aération et la nécessité de protéger les personnes fragiles.

Aux Pays-Bas, le Premier ministre Mark Rutte a annoncé un nouveau confinement. Tous les magasins non essentiels, restaurants, bars, cinémas, musées et théâtres ont fermé leurs portes dimanche jusqu'au 14 janvier. Les écoles doivent garder portes closes jusqu'au 9 janvier. Le nombre des invités que les gens sont autorisés à recevoir chez eux est réduit à deux, sauf pour Noël, ainsi que la veille et le lendemain de cette journée du 25 décembre, et pour la période du Nouvel An, où il sera de quatre.Moins de lits en soins intensifs au Pays-Bas Plusieurs facteurs entrent en cause. Même si 86% des adultes sont vaccinés, la campagne de rappel néerlandaise de vaccination a mis du temps à démarrer. Selon la ministre wallonne de la Santé Christie Morreale, les Pays-Bas ont administré trois fois moins de doses de rappel. En outre, ils disposent de moins de lits en soins intensifs que la Belgique.S'y ajoutent les nombreuses inconnues entourant le variant Omicron, aujourd'hui minoritaire, mais très contagieux et qui selon le chef de l'équipe néerlandaise de gestion de l'épidémie Jaap van Dissel dépassera le variant Delta pour devenir dominant aux Pays-Bas d'ici à la fin de l'année. "Le variant peut contourner les défenses acquises lors d'infections antérieures ou de vaccinations antérieures, surtout si cela a eu lieu il y a un certain temps", a-t-il souligné au cours de la conférence de presse samedi. Le scientifique a également averti que s'il s'avérait qu'Omicron rendait aussi malade que le variant Delta, le taux d'hospitalisation pourrait dépasser celui de la première vague de l'épidémie aux Pays-Bas. Pas de bulle deux jours avant NoëlInterrogé par De Morgen, le virologue néerlandais Ab Osterhaus estime d'ailleurs que la Belgique ferait bien de prendre des mesures sanitaires plus strictes. Pour l'instant, il semble toutefois peu probable que le Comité de concertation décrète un confinement comme aux Pays-Bas. Il ne devrait pas non plus annoncer le retour de la bulle : deux jours avant Noël, une telle mesure serait particulièrement mal prise par la population d'autant que les indicateurs épidémiologiques continuent à aller dans le bon sens.Ainsi, entre le 10 et le 16 décembre, il y a ainsi eu 9.402 nouvelles contaminations au Covid dépistées en moyenne par jour soit un recul de 33% par rapport à la période de sept jours précédente. Le nombre d'hospitalisations diminue également, ainsi que le nombre de décès. Comme l'a déjà déclaré le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke (Vooruit), le Comité de concertation n'annoncera pas d'assouplissements pour autant. Les ministres demeurent en effet inquiets face à l'émergence d'Omicron, qui représente aujourd'hui environ 12% des contaminations en Belgique. Le Codeco ne devrait donc pas annoncer de gros changements, même s'il incitera évidemment à la prudence pour les fêtes de Noël. Il devrait insister sur l'utilisation d'autotests avant de se rendre à une fête, sur l'importance de l'aération et la nécessité de protéger les personnes fragiles.