C'est ce qu'écrivent le président de la Société belge de médecine intensive Geert Meyfroidt, le président des médecins urgentistes belges (BeCeP) Jan Stroobants et le président de Domus Medica Roel Van Giel jeudi soir dans une lettre ouverte relayée par le quotidien De Morgen. "Si l'on n'adapte pas les mesures, nous allons vers une mauvaise suite de la première vague", écrivent-ils.

Les trois médecins expriment leur stupéfaction et leur incrédulité après la conférence de presse de Sophie Wilmès à l'issue du Conseil national de Sécurité, car le nombre de contaminations augmente rapidement dans toutes les tranches d'âge, et la pression monte sur les médecins généralistes et les hôpitaux.

"Le Conseil national de sécurité détenait une opportunité unique de basculer vers un nouveau système pour l'avenir, car oui, certaines mesures n'avaient plus rien de rationnel, et oui, il nous faut un système clair, précis et simple pour les prochains mois", estiment les médecins.

Les trois médecins approuvent la décision du CNS de rationaliser des mesures (par exemple plus de masques en plein air) et de faire le ménage dans les directives locales. "Cependant, il a également créé l'impression que toutes les mesures pouvaient être assouplies (plus de contacts, plus de fêtes, une quarantaine plus courte) et c'est catastrophique", s'indignent-ils. "Combiné à l'absence d'un quelconque cadre pour les mois prochains, c'est un mélange mortel."

Les médecins indiquent que les soignants qui travaillent tous les jours sur le terrain connaissent le résultat : "les prochaines semaines, la courbe va continuer à augmenter de manière exponentielle, le nombre d'hospitalisations va repartir à la hausse, la pression sur les unités de soins intensifs va monter, avec tout ce qui s'ensuit", écrivent-ils. Il faudra à nouveau reporter une partie des soins réguliers, et dans quelques semaines, il faudra prendre des mesures beaucoup plus dures, qui n'auraient pas été nécessaires si on avait eu le courage de prendre les bonnes décisions maintenant.

Aussi Meyfroidt, Stroobants et Van Giel espèrent-ils que le Conseil national de sécurité n'attendra pas 14 jours pour adapter ces avis. "L'état actuel de l'épidémie ne laisse pas le choix : il faut intervenir drastiquement dans les régions où la situation se détériore (par exemple à Bruxelles), diminuer le nombre de contacts, et durcir les mesures. C'est la seule façon de garder les écoles ouvertes, de sauver une partie de l'économie, et de protéger les membres vulnérables de notre société", soulignent-ils. "Sinon, nous allons droit vers une mauvaise suite évitable de la première vague et, c'est pire que de la négligence coupable."

C'est ce qu'écrivent le président de la Société belge de médecine intensive Geert Meyfroidt, le président des médecins urgentistes belges (BeCeP) Jan Stroobants et le président de Domus Medica Roel Van Giel jeudi soir dans une lettre ouverte relayée par le quotidien De Morgen. "Si l'on n'adapte pas les mesures, nous allons vers une mauvaise suite de la première vague", écrivent-ils. Les trois médecins expriment leur stupéfaction et leur incrédulité après la conférence de presse de Sophie Wilmès à l'issue du Conseil national de Sécurité, car le nombre de contaminations augmente rapidement dans toutes les tranches d'âge, et la pression monte sur les médecins généralistes et les hôpitaux."Le Conseil national de sécurité détenait une opportunité unique de basculer vers un nouveau système pour l'avenir, car oui, certaines mesures n'avaient plus rien de rationnel, et oui, il nous faut un système clair, précis et simple pour les prochains mois", estiment les médecins. Les trois médecins approuvent la décision du CNS de rationaliser des mesures (par exemple plus de masques en plein air) et de faire le ménage dans les directives locales. "Cependant, il a également créé l'impression que toutes les mesures pouvaient être assouplies (plus de contacts, plus de fêtes, une quarantaine plus courte) et c'est catastrophique", s'indignent-ils. "Combiné à l'absence d'un quelconque cadre pour les mois prochains, c'est un mélange mortel."Les médecins indiquent que les soignants qui travaillent tous les jours sur le terrain connaissent le résultat : "les prochaines semaines, la courbe va continuer à augmenter de manière exponentielle, le nombre d'hospitalisations va repartir à la hausse, la pression sur les unités de soins intensifs va monter, avec tout ce qui s'ensuit", écrivent-ils. Il faudra à nouveau reporter une partie des soins réguliers, et dans quelques semaines, il faudra prendre des mesures beaucoup plus dures, qui n'auraient pas été nécessaires si on avait eu le courage de prendre les bonnes décisions maintenant. Aussi Meyfroidt, Stroobants et Van Giel espèrent-ils que le Conseil national de sécurité n'attendra pas 14 jours pour adapter ces avis. "L'état actuel de l'épidémie ne laisse pas le choix : il faut intervenir drastiquement dans les régions où la situation se détériore (par exemple à Bruxelles), diminuer le nombre de contacts, et durcir les mesures. C'est la seule façon de garder les écoles ouvertes, de sauver une partie de l'économie, et de protéger les membres vulnérables de notre société", soulignent-ils. "Sinon, nous allons droit vers une mauvaise suite évitable de la première vague et, c'est pire que de la négligence coupable."