Depuis vendredi, l'Italie a multiplié les mesures de précaution, dont la mise en quarantaine des 52.000 habitants d'une dizaine de villes du Nord. Des évènements importants comme le carnaval de Venise et des matchs de football de division 1 ont été annulés.

Vu les liens étroits entre la Belgique et l'Italie, doit-on craindre l'arrivée de nouveaux cas de coronavirus chez nous ? Dans tous les cas, les autorités se tiennent prêtes, sans pour autant céder à la panique. "Les mesures actuelles sont pour l'instant suffisantes, mais le comité scientifique suit la situation en permanence", indique la porte-parole de la ministre de la Santé Maggie De Block. La Belgique est "en contact étroit avec l'Organisation mondiale de la Santé".

En Belgique, les spécialistes sont en train de se concerter pour savoir si de nouvelles mesures vont être mises en place afin de lutter contre la propagation du coronavirus, nous informe Steven Van Gucht, virologue chez Sciensano et président du Comité scientifique pour le coronavirus en Belgique. Pour l'instant, les mesures de précaution restent les mêmes pour les personnes qui arrivent ou qui partent en Italie.

"Il faut rester calme, souligne Steven Van Gucht, même si aujourd'hui on peut réellement parler de pandémie, puisque le virus est présent sur plusieurs continents. Les symptômes du coronavirus sont assez légers, même s'ils sont mortels dans certains cas lorsque les personnes sont déjà dans un état de santé fragile. Les gens affectés par le coronavirus sont typiquement les mêmes que pour la grippe saisonnière qui tue, ne l'oublions pas, 40.000 personnes en Europe chaque année", rappelle le spécialiste.

Même si les risques sont faibles, cela n'empêche pas de s'y préparer. Et c'est ce que font les autorités. Des scénarios s'élaborent en coulisses. Si cela s'avère nécessaire, des mesures de confinements pourraient être mises en place, ainsi que l'annulation de certains évènements. En attendant, rien ne sert de céder à la panique.

Les mesures restent identiques dans les aéroports

La découverte d'un nouveau foyer de coronavirus en Italie ne change pas les mesures déjà prises dans nos aéroports. Les passagers venant de Chine doivent toujours remplir un "document de traçabilité" permettant de déterminer s'ils viennent d'une zone à risque. Les personnes suspectes sont ensuite prises en charge et isolées. Si des symptômes apparaissent durant un vol, les personnes concernées sont alors mises à l'écart. Les aéroports belges se disent néanmoins prêts à s'adapter si les recommandations officielles viennent à changer, rapporte Le Soir.

Par ailleurs, les voyages en Italie ne sont pour l'instant pas déconseillés par le SPF Affaires étrangères. Il est simplement recommandé par le ministère de suivre les consignes des autorités locales et de s'informer au numéro vert 1500.

Encore moins de vols entre Bruxelles et la Chine

Il n'y aura plus que quatre vols hebdomadaires entre l'aéroport de Bruxelles et la Chine à partir du mois de mars. Les compagnies aériennes chinoises Hainan Airlines et Cathay Pacific diminuent leur offre vers Pékin et Hong Kong, a confirmé un porte-parole de Brussels Airport. L'épidémie du nouveau coronavirus a réduit la demande.

À partir de mars, il n'y aura plus que deux vols par semaine à destination et en provenance de la capitale chinoise, selon Ihsane Chioua Lekhli, porte-parole de Brussels Airport. La compagnie aérienne chinoise Hainan Airlines avait déjà interrompu sa ligne avec la ville de Shenzhen au moins jusqu'à la fin du mois prochain. Elle avait aussi restreint ses vols vers Pékin à trois par semaine.

Cathay Pacific limitera également ses vols vers Hong Kong à deux par semaine dès début mars, au lieu de quatre en temps normal.

L'aéroport de Bruxelles ne prend pour l'instant pas de mesure supplémentaire pour contrôler les passagers. Il suit l'avis du Service public fédéral Santé, qui souligne que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) n'a jusqu'à présent pas recommandé de précaution supplémentaire pour les aéroports.

Depuis vendredi, l'Italie a multiplié les mesures de précaution, dont la mise en quarantaine des 52.000 habitants d'une dizaine de villes du Nord. Des évènements importants comme le carnaval de Venise et des matchs de football de division 1 ont été annulés. Vu les liens étroits entre la Belgique et l'Italie, doit-on craindre l'arrivée de nouveaux cas de coronavirus chez nous ? Dans tous les cas, les autorités se tiennent prêtes, sans pour autant céder à la panique. "Les mesures actuelles sont pour l'instant suffisantes, mais le comité scientifique suit la situation en permanence", indique la porte-parole de la ministre de la Santé Maggie De Block. La Belgique est "en contact étroit avec l'Organisation mondiale de la Santé". En Belgique, les spécialistes sont en train de se concerter pour savoir si de nouvelles mesures vont être mises en place afin de lutter contre la propagation du coronavirus, nous informe Steven Van Gucht, virologue chez Sciensano et président du Comité scientifique pour le coronavirus en Belgique. Pour l'instant, les mesures de précaution restent les mêmes pour les personnes qui arrivent ou qui partent en Italie. "Il faut rester calme, souligne Steven Van Gucht, même si aujourd'hui on peut réellement parler de pandémie, puisque le virus est présent sur plusieurs continents. Les symptômes du coronavirus sont assez légers, même s'ils sont mortels dans certains cas lorsque les personnes sont déjà dans un état de santé fragile. Les gens affectés par le coronavirus sont typiquement les mêmes que pour la grippe saisonnière qui tue, ne l'oublions pas, 40.000 personnes en Europe chaque année", rappelle le spécialiste. Même si les risques sont faibles, cela n'empêche pas de s'y préparer. Et c'est ce que font les autorités. Des scénarios s'élaborent en coulisses. Si cela s'avère nécessaire, des mesures de confinements pourraient être mises en place, ainsi que l'annulation de certains évènements. En attendant, rien ne sert de céder à la panique. La découverte d'un nouveau foyer de coronavirus en Italie ne change pas les mesures déjà prises dans nos aéroports. Les passagers venant de Chine doivent toujours remplir un "document de traçabilité" permettant de déterminer s'ils viennent d'une zone à risque. Les personnes suspectes sont ensuite prises en charge et isolées. Si des symptômes apparaissent durant un vol, les personnes concernées sont alors mises à l'écart. Les aéroports belges se disent néanmoins prêts à s'adapter si les recommandations officielles viennent à changer, rapporte Le Soir. Par ailleurs, les voyages en Italie ne sont pour l'instant pas déconseillés par le SPF Affaires étrangères. Il est simplement recommandé par le ministère de suivre les consignes des autorités locales et de s'informer au numéro vert 1500.