"Mon impression générale est qu'il y a trop de laisser-aller. L'assouplissement est trop important. Je sais que c'est un exercice difficile mais le virus est toujours présent et est imprévisible", déclare-t-il.

Selon Marc Moens, les médecins généralistes resteront sollicités. "Ils sont déjà surchargés et, lors de l'annonce de nouvelles mesures, le généraliste est souvent le premier interlocuteur", ajoute-t-il. Ce dernier plaide pour une "instance" vers laquelle les personnes qui ne montrent pas de signes de maladie pourraient se tourner en cas de questions. "Les médecins généralistes sont confrontés à des milliers de questions par jour. Il faut un organe vers lequel les personnes qui ne sont pas malades puissent se tourner pour ne pas aller chez le médecin si ce n'est pas nécessaire."

Marc Van Ranst déçu : "Ce n'est pas le moment"

Le virologue Marc Van Ranst était lui surpris à l'issue de la conférence de presse du Conseil national de sécurité par les mesures d'assouplissement, a-t-il dit sur VRT NWS. "Quand on voit les chiffres, ce n'est certainement pas le moment d'assouplir. Il ne faut pas être un grand virologue pour prédire que les chiffres vont encore augmenter ces prochaines semaines", a déclaré M. Van Ranst.

Malgré l'augmentation du nombre de cas de contamination au coronavirus, le Conseil national de sécurité a annoncé mercredi un certain nombre d'assouplissements. Par exemple, chacun pourra avoir des contacts proches avec cinq personnes maximum hors de la famille, les masques ne seront plus obligatoires partout au 1er octobre et la quarantaine obligatoire sera ramenée à 7 jours.

"Ces mesures sont en contraste frappant avec la réalité", estime le virologue. "Le but de ce conseil était en effet s'assouplir les choses mais nous sommes dépassés par la réalité. Quand on regarde les chiffres, ce n'est pas moment. Il faut s'attendre à de gros problèmes ces prochaines semaines si on ne fait rien". M. Van Ranst comprend toutefois certaines mesures. "Il est en effet ridicule que les gens doivent porter des masques partout, même dans des endroits où presque personne ne passe. C'est aussi difficile de maintenir une bulle de cinq personnes dans les familles. Mais j'espère que chacun ne verra pas cinq personnes maintenant car cela deviendra difficile", ajoute-t-il.

"Ecoutez, écoutez les bonnes nouvelles de Belgique : le gouvernement assouplit les règles alors que l'épidémie suit une progression explosive. Une nouvelle grande expérience au pays du surréalisme", réagit l'économiste Paul De Grauwe sur Twitter.

"Mon impression générale est qu'il y a trop de laisser-aller. L'assouplissement est trop important. Je sais que c'est un exercice difficile mais le virus est toujours présent et est imprévisible", déclare-t-il. Selon Marc Moens, les médecins généralistes resteront sollicités. "Ils sont déjà surchargés et, lors de l'annonce de nouvelles mesures, le généraliste est souvent le premier interlocuteur", ajoute-t-il. Ce dernier plaide pour une "instance" vers laquelle les personnes qui ne montrent pas de signes de maladie pourraient se tourner en cas de questions. "Les médecins généralistes sont confrontés à des milliers de questions par jour. Il faut un organe vers lequel les personnes qui ne sont pas malades puissent se tourner pour ne pas aller chez le médecin si ce n'est pas nécessaire." Le virologue Marc Van Ranst était lui surpris à l'issue de la conférence de presse du Conseil national de sécurité par les mesures d'assouplissement, a-t-il dit sur VRT NWS. "Quand on voit les chiffres, ce n'est certainement pas le moment d'assouplir. Il ne faut pas être un grand virologue pour prédire que les chiffres vont encore augmenter ces prochaines semaines", a déclaré M. Van Ranst.Malgré l'augmentation du nombre de cas de contamination au coronavirus, le Conseil national de sécurité a annoncé mercredi un certain nombre d'assouplissements. Par exemple, chacun pourra avoir des contacts proches avec cinq personnes maximum hors de la famille, les masques ne seront plus obligatoires partout au 1er octobre et la quarantaine obligatoire sera ramenée à 7 jours. "Ces mesures sont en contraste frappant avec la réalité", estime le virologue. "Le but de ce conseil était en effet s'assouplir les choses mais nous sommes dépassés par la réalité. Quand on regarde les chiffres, ce n'est pas moment. Il faut s'attendre à de gros problèmes ces prochaines semaines si on ne fait rien". M. Van Ranst comprend toutefois certaines mesures. "Il est en effet ridicule que les gens doivent porter des masques partout, même dans des endroits où presque personne ne passe. C'est aussi difficile de maintenir une bulle de cinq personnes dans les familles. Mais j'espère que chacun ne verra pas cinq personnes maintenant car cela deviendra difficile", ajoute-t-il."Ecoutez, écoutez les bonnes nouvelles de Belgique : le gouvernement assouplit les règles alors que l'épidémie suit une progression explosive. Une nouvelle grande expérience au pays du surréalisme", réagit l'économiste Paul De Grauwe sur Twitter.