Le message du graphique ci-dessous est clair au premier coup d'oeil : le nombre de personnes hospitalisées et de lits en soins intensifs évolue doucement dans la bonne direction, mais la situation reste précaire. Une situation qui explique les décisions prises par le dernier Comité de concertation de conserver des mesures strictes surtout à l'approche de l'hiver. "Même si la situation est moins dramatique aujourd'hui, elle reste particulièrement grave. Nous sommes toujours dans la phase d'alerte maximale. Le virus est toujours très présent, il y a encore trop de contaminations, la pression est toujours grande sur les hôpitaux", expliquait vendredi dernier le Premier ministre Alexander De Croo.
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Le message du graphique ci-dessous est clair au premier coup d'oeil : le nombre de personnes hospitalisées et de lits en soins intensifs évolue doucement dans la bonne direction, mais la situation reste précaire. Une situation qui explique les décisions prises par le dernier Comité de concertation de conserver des mesures strictes surtout à l'approche de l'hiver. "Même si la situation est moins dramatique aujourd'hui, elle reste particulièrement grave. Nous sommes toujours dans la phase d'alerte maximale. Le virus est toujours très présent, il y a encore trop de contaminations, la pression est toujours grande sur les hôpitaux", expliquait vendredi dernier le Premier ministre Alexander De Croo. Comme le soulignait également Emmanuel André au Vif, "la situation épidémiologique reste grave". "Les choses évoluent dans le bon sens, mais objectivement les chiffres sont encore très hauts. La situation aujourd'hui est bien plus grave que celle durant laquelle on avait rouvert les magasins, lors du premier déconfinement" expliquait-t-il.Un constat très visible dans les chiffres, lors de la première vague, les magasins ont pu rouvrir le 11 mai. Ce jour-là, 65 décès ont été déplorés, 2230 personnes étaient hospitalisées et 465 aux soins intensifs. Ce 30 novembre, 4027 personnes était hospitalisées dont 900 aux soins intensifs et 10 personnes sont décédées.Lors de la conférence de presse de ce vendredi, Frank Vandenbroucke a évoqué un seuil à partir du moment de nouvelles discussions pour évoquer un nouveau déconfinement seront possibles. Il faudra un maximum de 75 hospitalisations par jour et un maximum de 800 contaminations par jour. Le 30 novembre, 120 patients ont été admis à l'hôpital. En moyenne, sur les 7 derniers jours, 2 322,7 cas ont été enregistrés. On est donc encore loin des objectifs fixés."L'impact de la réouverture des écoles il y a maintenant pratiquement deux semaines n'a pas encore été visible dans les chiffres" a également expliqué le porte-parole interfédéral de la lutte contre le Covid, Yves Van Laethem. L'ONE note tout de même un impact des congés d'automne qui ont été prolongés d'une semaine: "Les congés d'automne de deux semaines et l'enseignement à distance les 28, 29 et 30 octobre pour les secondaires ont donc eu un effet important sur le nombre de cas à l'école."Depuis ce samedi, les hôpitaux peuvent revenir en phase 2A et reprendre les soins non-essentiels. Ils peuvent commencer à réduire leur nombre de lits réservés aux patients Covid et reprendre graduellement les soins qualifiés de non-essentiels, comme les hospitalisations de jour ou les hospitalisations ne nécessitant pas de passage par les soins intensifs. "Nous essayons progressivement de rendre à nouveau possible une activité normale" en laissant les hôpitaux décider de ce qui est possible ou pas, a confirmé Geert Meyfroidt, le président de l'association de médecine intensive et membre du comité interfédéral. "C'est un redémarrage avec la main sur le frein", a-t-il ajouté. Interrogé par De Standaard, le CEO de l'UZ Brussel Marc Noppen, PDG de l'UZ Brussel prévenait ce lundi que la situation dans les hôpitaux restera certainement difficile jusqu'à la fin de l'année. "Nous avons envoyé beaucoup de personnel dans les services Covid, ce qui signifie que nous ne pouvons pas simplement reprendre notre ancien travail. Pour les semaines à venir, nous devrons encore nous limiter aux interventions les plus urgentes et les plus nécessaires", a-t-il expliqué.