Pas de légitimité démocratique
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Pas de légitimité démocratique Sans surprise, Theo Francken (N-VA) tire à boulets rouge sur le futur gouvernement Vivaldi. Il répète qu'il combattra ce projet "sur terre, en mer et dans les airs". "Pas de majorité flamande, pas de bouleversement confédéral, pas de légitimité démocratique en Flandre", poste-t-il sur Twitter. Il demande d'afficher le drapeau flamand en guise de protestation.Pour Peter De Roover, chef de groupe N-VA à la Chambre, "la Flandre peut payer, mais pas décider".Une coalition monstrueuseSans surprise, le Vlaams Belang fustige la nouvelle coalition, et n'hésite pas à s'en prendre au futur Premier ministre Alexander De Croo (Open VLD) en ressortant une déclaration de ce dernier de l'été dernier. "L'Open VLD n'a pas produit de bons résultats aux dernières élections. Nous sommes le septième parti du gouvernement. Il faut respecter la démocratie. Si vous êtes Premier ministre sans poids politique, vous êtes la loque de votre gouvernement", peut-on lire sur un montage qui circule à la fois les comptes Twitter du Vlaams Belang, mais aussi de la N-VA.Barbara Pas (Vlaams Belang) qualifie quant à elle la coalition de "monstrueuse".Un gouvernement de gauche Peu après l'annonce de l'accord de la coalition Vivaldi, Ward Vergrote, bourgmestre de Moorslede en Flandre-Occidentale, a déclaré qu'il renonçait à son adhésion à l'Open VLD. "Je ne me reconnais pas dans cette coalition", déplore-t-il sur Twitter. Il se dit très déçu par Egbert lachaert, président de l'Open VLD. "Il a promis une politique de droite. À présent, il a fait un virage de 180 degrés. C'est un gouvernement de gauche. Je ne le comprends pas, et je suis très déçu", confie-t-il au quotidien Het Nieuwsblad.EnfinCôté Groen, qui fait partie de la Vivaldi, on est nettement plus enthousiaste. "Enfin", s'exclame Wouter De Vriendt (Groen). Nous sommes dans la plus grande crise depuis le Seconde guerre mondiale. On avait besoin de partis qui prennent leurs responsabilités." La présidente de Groen Meyrem Almaci salue un accord "ambitieux et fort"en ajoutant que les membres du parti auront le dernier mot.Une équipe très inexpérimentée Le quotidien De Standaard craint que l'équipe au pouvoir n'ait pas beaucoup d'expérience. "Le gouvernement Michel était déjà très inexpérimenté. Mais que dire alors de la Vivaldi, une coalition de sept partis qui a très peu de marge pour apprendre à ses dépens?", écrit-le journal.Il rappelle que le ministre de la Justice sortant Koen Geens (CD&V) se retire pour laisser la place aux jeunes, que le ministre de l'Intérieur Pieter De Crem (CD&V) s'est probablement trop opposé à la Vivaldi pour y jouer un rôle. Côté Open VLD, l'actuelle ministre de la Santé Maggie De Block ne sera sans doute pas reconduite, et le ministre de l'Agenda numérique Philippe De Backer avait déjà annoncé son départ.