Vaccinera, vaccinera pas ? Bon nombre de parents doivent désormais se poser la question, alors que les autorités viennent d'autoriser les enfants de 5 à 11 ans à passer sous l'aiguille.

Suivant l'avis du Conseil supérieur de la santé (CSS), le vaccin sera d'abord recommandé pour les moins de 12 ans présentant des comorbidités. Pour les autres, il s'agira d'une décision volontaire, à prendre avec l'accord des parents ou du tuteur légal. Le Comité consultatif de bioéthique, qui avait rendu la semaine dernière un avis préliminaire positif, estime que cet acte sanitaire est "éthiquement acceptable, à la condition que les familles soient informées de façon transparente de l'état des connaissances à ce sujet et qu'elles puissent se décider en toute autonomie".

Selon les données scientifiques actuelles, le bénéfice direct individuel pour les enfants est assez limité, sauf pour ceux présentant des comorbidités (cardiopathie congénitale, cancers hématologiques et solides, patients immunodéprimés, receveurs d'une transplantation et patients sur les listes d'attente, syndrome de Down, déficience intellectuelle grave et profonde).

Les enfants meurent très rarement des suites du Covid, comme le démontrent les statistiques de Sciensano, reprises dans l'infographie ci-dessous.

Depuis le début de la pandémie, en mars 2020, seuls 15 jeunes de moins de 24 ans sont décédés, soit 0,05% des décès liés au coronavirus (selon Sciensano, il y en aurai eu 27 895 en Belgique depuis mars 2020).

Au niveau des hospitalisations, les tranches d'âge 0-5 ans et 6-19 ans sont les moins représentées. Au cours de la semaine du 6 au 12 décembre, les 6-19 ans constituaient 1,6% de toutes les hospitalisations.

Enfin, depuis début octobre, les enfants et jeunes de moins de 19 ans ont représenté 27% des contaminations. La tranche d'âge la plus concernée est celle des 30-39 ans.

En réalité, c'est avant tout le bénéfice collectif qui a motivé une recommandation générale de vacciner les enfants en Belgique. Ouvrir la vaccination aux moins de 12 ans se justifie et s'inscrit dans la continuité de la stratégie vaccinale: surtout soulager la pression hospitalière et freiner autant que possible la transmission du virus ; autrement dit, une piste pour étendre la couverture vaccinale et supprimer l'un des derniers réservoirs de circulation du virus.

Dimitri Van der Linden, porte-parole de la task force pédiatrie, estime que "tous, nous devons pouvoir faire des efforts, y compris les enfants" mais leur vaccination n'est pas nécessairement le meilleur levier: "Il faut d'abord attraper le plus d'un million d'adultes non vaccinés et réussir le rappel de la troisième dose. On aurait un meilleur rapport bénéfices-risques." Charlotte Martin, infectiologue et cheffe de clinique au CHU Saint-Pierre n'y voit pas d'incompatibilité. "On a changé de paradigme. Comme pour la troisième dose chez les 18-40 ans, on vise le bénéfice collectif. Car, dans l'état actuel de nos établissements, on ne peut pas se permettre une nouvelle vague hospitalière, qui serait catastrophique."

Tous s'accordent sur un point: vacciner les plus jeunes devait se faire sur une base volontaire. Encore faut-il s'assurer de l'adhésion des parents, nombreux à s'interroger sur les gains individuels et collectifs à en tirer.

Vaccinera, vaccinera pas ? Bon nombre de parents doivent désormais se poser la question, alors que les autorités viennent d'autoriser les enfants de 5 à 11 ans à passer sous l'aiguille. Suivant l'avis du Conseil supérieur de la santé (CSS), le vaccin sera d'abord recommandé pour les moins de 12 ans présentant des comorbidités. Pour les autres, il s'agira d'une décision volontaire, à prendre avec l'accord des parents ou du tuteur légal. Le Comité consultatif de bioéthique, qui avait rendu la semaine dernière un avis préliminaire positif, estime que cet acte sanitaire est "éthiquement acceptable, à la condition que les familles soient informées de façon transparente de l'état des connaissances à ce sujet et qu'elles puissent se décider en toute autonomie". Selon les données scientifiques actuelles, le bénéfice direct individuel pour les enfants est assez limité, sauf pour ceux présentant des comorbidités (cardiopathie congénitale, cancers hématologiques et solides, patients immunodéprimés, receveurs d'une transplantation et patients sur les listes d'attente, syndrome de Down, déficience intellectuelle grave et profonde). Les enfants meurent très rarement des suites du Covid, comme le démontrent les statistiques de Sciensano, reprises dans l'infographie ci-dessous. Depuis le début de la pandémie, en mars 2020, seuls 15 jeunes de moins de 24 ans sont décédés, soit 0,05% des décès liés au coronavirus (selon Sciensano, il y en aurai eu 27 895 en Belgique depuis mars 2020).Au niveau des hospitalisations, les tranches d'âge 0-5 ans et 6-19 ans sont les moins représentées. Au cours de la semaine du 6 au 12 décembre, les 6-19 ans constituaient 1,6% de toutes les hospitalisations. Enfin, depuis début octobre, les enfants et jeunes de moins de 19 ans ont représenté 27% des contaminations. La tranche d'âge la plus concernée est celle des 30-39 ans. En réalité, c'est avant tout le bénéfice collectif qui a motivé une recommandation générale de vacciner les enfants en Belgique. Ouvrir la vaccination aux moins de 12 ans se justifie et s'inscrit dans la continuité de la stratégie vaccinale: surtout soulager la pression hospitalière et freiner autant que possible la transmission du virus ; autrement dit, une piste pour étendre la couverture vaccinale et supprimer l'un des derniers réservoirs de circulation du virus. Dimitri Van der Linden, porte-parole de la task force pédiatrie, estime que "tous, nous devons pouvoir faire des efforts, y compris les enfants" mais leur vaccination n'est pas nécessairement le meilleur levier: "Il faut d'abord attraper le plus d'un million d'adultes non vaccinés et réussir le rappel de la troisième dose. On aurait un meilleur rapport bénéfices-risques." Charlotte Martin, infectiologue et cheffe de clinique au CHU Saint-Pierre n'y voit pas d'incompatibilité. "On a changé de paradigme. Comme pour la troisième dose chez les 18-40 ans, on vise le bénéfice collectif. Car, dans l'état actuel de nos établissements, on ne peut pas se permettre une nouvelle vague hospitalière, qui serait catastrophique." Tous s'accordent sur un point: vacciner les plus jeunes devait se faire sur une base volontaire. Encore faut-il s'assurer de l'adhésion des parents, nombreux à s'interroger sur les gains individuels et collectifs à en tirer.