Les intouchables de l'enseignement
Les intouchables de l'enseignement
Les intouchables de l'enseignement
Les intouchables de l'enseignement
Les intouchables de l'enseignement
Les intouchables de l'enseignement
Les intouchables de l'enseignement
Les intouchables de l'enseignement
12397959Remi Legoff : donc on est tous pourris. Tout les gouvernements sont mafieux. En vérité, la seule façon de contourner les gouvernants s'est faire nos convictions. Un exemple que je vais bientôt faire : à la télévision, il y a rien de bons. Elle représente la société telle qu'elle est. Une société qui rend abrutis. Les émissions sont digne de rendre l'humain débile comme des moutons. Je vais me séparé de la télévision. Conclusion : un manque à gagner pour le fournisseurs et l'état. Et aussi ne pas savoir ma vie privée sur mes choix d'émissions. Internet me suffit. Des exemples comme ça, j'en est des tonnes. Notre consommation est déterminante pour les multinationales qui dirigent les gouvernements. Les gouvernements sont manipulés par les intouchables multinationales. Les peuples vont perde leur liberté et leur démocratie à ce rythme là.2016-07-19 09:51:16Joséphine Pécoraro397941Remi Legoff : donc on est tous pourris. Tout les gouvernements sont mafieux. En vérité, la seule façon de contourner les gouvernants s'est faire nos convictions. Un exemple que je vais bientôt faire : à la télévision, il y a rien de bons. Elle représente la société telle qu'elle est. Une société qui rend abrutis. Les émissions sont digne de rendre l'humain débile comme des moutons. Je vais me séparé de la télévision. Conclusion : un manque à gagner pour le fournisseurs et l'état. Et aussi ne pas savoir ma vie privée sur mes choix d'émissions. Internet me suffit. Des exemples comme ça, j'en est des tonnes. Notre consommation est déterminante pour les multinationales qui dirigent les gouvernements. Les gouvernements sont manipulés par les intouchables multinationales. Les peuples vont perde leur liberté et leur démocratie à ce rythme là.2016-07-19 08:53:00Joséphine Pécoraro397935Remi Legoff : donc on est tous pourris. Tout les gouvernements sont mafieux. En vérité, la seule façon de contourner les gouvernants s'est faire nos convictions. Un exemple que je vais bientôt faire : à la télévision, il y a rien de bons. Elle représente la société telle qu'elle est. Une société qui rend abrutis. Les émissions sont digne de rendre l'humain débile comme des moutons. Je vais me séparé de la télévision. Conclusion : un manque à gagner pour le fournisseurs et l'état. Et aussi ne pas savoir ma vie privée sur mes choix d'émissions. Internet me suffit. Des exemples comme ça, j'en est des tonnes. Notre consommation est déterminante pour les multinationales qui dirigent les gouvernements. Les gouvernements sont manipulés par les intouchables multinationales. Les peuples vont perde leur liberté et leur démocratie à ce rythme là.2016-07-19 08:48:03Joséphine Pécoraro393859Si les hommes politiques sont pourris, c'est que les électeurs le sont. Les hommes et femmes politiques ne sont jamais que le miroir des électeurs.2016-07-14 11:33:52Remi Legoff393763@ françois piette : il y a tellement de domaines dans lesquels on peut lui dire merci !!!! Le pire du pire, c'est que ce n'est jamais elle qui en paie les pots cassés .2016-07-14 08:52:38jim poncin393563Superbe réflexion sur ce que devrait être la dynamique des changements ! Mais en Walonnie, tant que nous aurons un PS majoritaire, c'est impossible, car ce parti fonctionne en interne de manière dictatoriale, avec la science infuse qui vient des monarques inamovibles, dont la seule préoccupation est de gonfler le pouvoir à sa disposition ! Le meilleur exemple est notre Lolo nationale, qui procède comme suit : dès qu'elle a un nouveau mandat, elle fait des grandes déclarations en disant que ça ne va pas, qu'elle a bien cerné le problème et que si on applique sans discuter le réformes qu'elle a décidé, tout ira mieux ensuite... Belle blague : dans le domaine social, elle a supprimé le délit de vagabondage (qui était appliqué avec discernement) et n'a rien mis d'efficace à la place ! Résultat, le nombre de SDF s'est multiplié et empoisonne nos villes !!! Merci Lolo....2016-07-13 19:30:34Francois Piette393391Combien de réseaux en Finlande?2016-07-13 16:59:39Charles Lemonier393347Voici ce que nous apprend une haute responsable de l'enseignement finlandais. http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2008/91_metierens_ExcellenceFinlandaise.aspx C'est bien différent de ce que nous en dit l'auteur de cette carte blanche. Je ne sais pas trop ce que souhaitent concrètement les enseignants dont il dit exprimer les sentiments de frustration quant aux réformes qui leur sont imposées.2016-07-13 16:44:30Bernard Bachelart393301Magnifique article qui montre aussi que notre classe politique est totalement pourrie !! "L'autorité politique, en Finlande, a voulu rendre l'enseignement efficace en limitant à l'extrême la bureaucratie et en faisant confiance à l'initiative locale".2016-07-13 16:07:35Michel Brasseur393257"L'autorité politique, en Finlande, a voulu rendre l'enseignement efficace en limitant à l'extrême la bureaucratie et en faisant confiance à l'initiative locale". Le miracle finlandais, ce n'est que ça. Mais faire lâcher le fromage de l'enseignement francophone aux centaines de parasites qui en vivent, cela relève effectivement de la quadrature du cercle.2016-07-13 15:30:04Jean-Luc Léonard393149Qui pourrait dire quelle est la proportion entre les actifs réels (prof et instit) les personnels encadrant, les inspecteurs, les ......, et les personnes dépendant directement du ministère, et faire la comparaison avec la Finlande ? et le rapport par élève ? Ce serait peut-être intéressant d'étudier cela au niveau de cette institution boulimique et poussive. D'autre part, pour le cours de "rien" qui peuvent être très intéressants car on pourrait y inviter des personnes d'autres compétences comme sur l'UE ou les énergies renouvelables ou... ces personnes pourront-elles être rémunérés ou cela n'est réservé qu'au prof ?2016-07-13 13:35:05Régis Colombier393039Le malheur est qu'ici, les hommes et femmes qui se lancent dans la politique n'ont aucune idée de ce qu'est fondamentalement la politique. Ils supposent que faire des belles phrases, ( enfin... plus ou moins ) et montrer un visage photogénique ( enfin... plus ou moins ) est le summum de l'art de la politique. Et basta pour le reste...2016-07-13 11:55:06jim poncin5236272016-07-13 10:39:102016-07-13 10:39:10Le VifPas de parutionOpinionArticleFrançois-Xavier DruetPar François-Xavier DruetBelgiqueLeVif

Les intouchables de l'enseignement

François-Xavier Druet - Kuthambakkam. Peut-être ce mot vous dit-il quelque chose si vous avez vu le film Demain de Cyril Dion et Mélanie Laurent ou lu le livre de Bénédicte Manier (1), auquel le film fait référence.

yesVincent Genot2016-07-13 10:39:42http://www.levif.be/actualite/belgique/les-intouchables-de-l-enseignement/article-opinion-523627.htmlhttp://m.levif.be/actualite/belgique/les-intouchables-de-l-enseignement/article-opinion-523627.htmlhttp://www.levif.be/actualite/belgique/http://m.levif.be/actualite/belgique/
Les intouchables de l'enseignement

François-Xavier Druet - Kuthambakkam est un village de l'Inde du Sud qui a connu une expérience démocratique tout à fait significative. Son maître d'oeuvre, Elango Rangaswamy, est né au nombre des intouchables, ces individus exclus des castes et donc marginalisés. Devenu ingénieur chimiste, il est élu maire de son village en 1996. Les assemblées participatives qu'il met en place lui permettent de bâtir un projet avec la population tout entière. Dès lors, celle-ci s'investit sans aucune réticence ni réserve dans la réalisation de ce plan qui est devenu le sien : sécurité face à la violence, assainissement, relocalisation de l'économie. Seront même créées des maisons jumelées où intouchables et hautes castes cohabitent et apprennent à vivre ensemble.

François-Xavier Druet - Pareil aboutissement - quasi impensable étant donné la hiérarchie des castes en Inde - montre à quel point le modèle démocratique est puissant quand il reste fidèle à sa logique. Si un élu, au lieu de songer d'abord à sa réélection, décide que la meilleure manière de représenter ses électeurs est de créer les conditions où ils pourront "se représenter eux-mêmes", le mécanisme démocratique joue à plein. Les mesures se discutent, se complètent, s'affinent. Chacun y met son grain de sel. Des décisions sont ainsi prises dans un mouvement permanent d'adhésion. Faut-il passer à leur exécution ? Chacun met la main à la pâte résolument, voire avec enthousiasme. Le bien commun est pris en charge par une action commune concertée.

François-Xavier Druet - Cet exemple fulgurant m'a rappelé a contrario pourquoi et comment des réformes successives dans l'enseignement non seulement n'ont pas produit les effets escomptés, mais ont plutôt déréglé et enroué la machine. Il y a eu erreur sur la personne des réformateurs. Se sont présentés comme tels des politiciens se disant éclairés par des experts, alors que les vrais réformateurs auraient dû être les acteurs de terrain, dont les enseignants.

François-Xavier Druet - Il aurait fallu créer les conditions dans lesquelles construire patiemment un projet de réforme discuté, complété, affiné par "la base". Plus ou moins confusément, les enseignants se sont ressentis "intouchables", marginalisés par rapport aux castes privilégiées des décideurs politico-pédagogiques. Lorsqu'un projet de réforme débarquait, combien d'auteurs-concepteurs se trouvaient en action pour le concrétiser ? Une infime proportion de l'ensemble des gens de terrain. Et très peu représentative.

François-Xavier Druet - Sans doute conscients de ce handicap majeur, les initiateurs du Pacte pour un enseignement d'excellence ont affirmé d'emblée leur volonté de ne pas lancer "une réforme ponctuelle, mais un processus de qualité pour l'avenir". Comme le proclame son document de lancement, "il propose une approche personnalisée et souhaite investir et miser sur les personnes, les acteurs de l'enseignement et les élèves et non avant tout dans les structures", en déployant "l'autonomie et l'innovation pédagogique des acteurs".

François-Xavier Druet - À entendre cette déclaration d'intentions, on pourrait croire que le "pilotage" de l'enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles a trouvé son Elango Rangaswamy. Et de fait, la collecte des données qui ont permis la rédaction du Pacte s'est ouverte de façon large et inédite à un maximum d'intervenants. Le texte repose sur une assise bien plus collective que les "réformes ponctuelles" précédentes. Comment, au-delà de l'imposante synthèse - le projet d'avis du groupe central ne compte pas moins de 111 pages -, garder à la mise en oeuvre une dimension intégralement collective ? Comment le Pacte restera-t-il conséquent par rapport à ses intentions ? Comment 130.000 "acteurs de l'éducation" pourront-ils adopter ce pacte comme leur projet personnel au point de le concrétiser avec élan ? Cela relève de la quadrature du cercle.

François-Xavier Druet - Car la démocratie vivante ne se conçoit qu'à une certaine échelle. Quand le nombre s'accroît, la difficulté croît. Les à-coups de la construction européenne révèlent à l'évidence à quel point il est utopique d'espérer qu'un vaste projet politique soit coopté par tous les citoyens. Au royaume de l'enseignement, la circonscription démocratique de base n'est autre que l'école. À l'échelle d'une école, la participation et la concertation s'avèrent plausibles et possibles.

François-Xavier Druet - Toute école qui l'a compris s'est dotée d'un conseil permanent délibératif où les représentants des enseignants et la direction entretiennent leur complicité commune avec le projet commun qui est le leur. La plupart des décisions importantes pour la vie quotidienne peuvent se prendre là d'un commun accord. Là aussi - là seulement ? - pourrait s'opérer une réelle appropriation du Pacte. À condition que le pouvoir politique qui chapeaute l'école ne rende pas impraticable la voie de l'autonomie responsable.

François-Xavier Druet - Une autre séquence du film Demain constate que l'autorité politique, en Finlande, a voulu rendre l'enseignement efficace en limitant à l'extrême la bureaucratie et en faisant confiance à l'initiative locale. Chaque école détermine les meilleurs moyens d'atteindre les objectifs fixés par l'État après concertation. Pourquoi les amateurs d'"efficacité PISA" ne deviendraient-ils pas les supporters de l'école qui respire en toute liberté ?

François-Xavier Druet - Pour réussir, l'action pédagogique requiert absolument cet espace ouvert où bouillonne l'énergie démocratique. C'est par son absence que les tentatives de réformes précédentes ont souligné sa nécessité. Mais que la contagion s'étende à toute action politique. La désaffection est aiguë vis-à-vis du politique, ressenti comme loin de tout et loin de tous. Faudra-t-il aller chercher en dehors de la classe politique celles ou ceux qui (ré)inventeront l'habitat groupé où se côtoieront, en bonne intelligence, les castes politiques et les citoyens intouchables ?

François-Xavier Druet - [1] Bénédicte Manier, Un million de révolutions tranquilles. Travail / argent / habitat / santé / environnement... Comment les citoyens changent le monde, Paris, Éditions Les Liens qui Libèrent, 2012.

LOW1351druet-francois-xavierDocteur en Philosophie et LettresDruetFrançois-Xaviercolumnist/assets/476/avatar_244101.jpghttp://www.levif.be/actualite/auteurs/francois-xavier-druet-1351.htmlhttp://m.levif.be/actualite/auteurs/francois-xavier-druet-1351.htmlEducationPolitiqueEnseignantsCyril DionMélanie LaurentBénédicte ManierIndeFinlande