Fukushima: l'un des plus gros dangers enfin écarté

21/12/14 à 15:09 - Mise à jour à 15:09

Source: Belga

L'un des plus gros dangers à la centrale accidentée de Fukushima est désormais écarté avec le retrait achevé du combustible nucléaire de la piscine du réacteur numéro 4, un bon point pour Tepco dont le calvaire est cependant loin d'être terminé.

Fukushima: l'un des plus gros dangers enfin écarté

© Image Globe

"C'est une avancée importante", s'est félicité samedi devant la presse le directeur de la centrale, Akira Ono, en s'empressant d'ajouter "le travail de démantèlement continue", sachant l'ampleur des tâches titanesques restantes. Il n'empêche. Le succès de cette opération importante, qui a pris plus d'un an, est une excellente nouvelle et une surprise pour beaucoup qui n'imaginaient pas possible que Tokyo Electric Power (Tepco) mène cette tâche à bien sans au moins un pépin, compte tenu de précédents peu glorieux. "Il y a eu cette fois un très gros travail de préparation", souligne anonymement un expert du secteur selon qui "Tepco avait pleinement conscience de l'importance du défi et du danger". "Les dirigeants de la compagnie ont compris que la sûreté était la priorité", déclarait il y a quelques mois à l'AFP l'ex-présidente de l'autorité nucléaire britannique, l'Américaine Barbara Judge, qui conseille Tepco. "Le plan de retrait du combustible usé de la piscine du réacteur 4, la première grande étape dans le démantèlement de la centrale Fukushima Daiichi, en est le premier exemple. Il a été préparé simultanément sur le volet technique opérationnel, et sur celui de la sûreté", précisait-elle. Quand a commencé cette extraction en novembre 2013, il y avait dans la piscine 1.533 assemblages (deux avaient auparavant été enlevés pour des tests et examens), dont 1.331 usés et 202 neufs. Il y a quelques semaines, Tepco avait déjà déclaré que les exemplaires usés avaient été extraits, laissant alors seulement des neufs. Tous ont donc désormais été transférés en lieu plus sûr, un autre bassin de désactivation sur le site, à l'écart des réacteurs mis en péril par le tsunami du 11 mars 2011.En réalisant sans incident l'extraction de ce combustible, Tepco a levé une menace importante: si la piscine avait subi une nouvelle catastrophe (à cause d'un séisme ou d'un tsunami), de nouveaux dégagements massifs de substances radioactives auraient pu se produire à cause de la difficulté (voire l'impossibilité) de refroidir ce combustible.

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